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LA WHITE ROOM DES LUT
Pour que les astronautes puissent
pénétrer dans leur cabine Apollo installé au sommet du lanceur
Saturn, ils utilisent comme pour Gemini une salle blanche à
environnement contrôlé, communément appelé la "white
room" ou Environmental Chamber. Elle est fixée au bout d'un bras
de service et vient se coller contre l'écoutille de la
cabine. Le
complexe 34 des Saturn 1B est le premier à être équipé d'une salle
blanche. Le bras d'accès n°5 permet d'entrer ou de sortir du module de
commande à travers la salle blanche en compensant les mouvements entre le
lanceur et la tour. Comme pour les autres bars de service qui alimentent le
lanceur en carburant, fluides et gaz, il est réalisé en alliage d'aluminium.
De section rectangulaire, il mesure 7 m de long (6 sections) pour 2 m de
hauteur et 1200 kg. Il est attaché à l'un des coin de la tour ombilicale au
niveau 180 (54 m au dessus de la mer). Une structure intermédiaire à deux
sections (2 m de long environ) permet de raccorder la salle blanche.

La
structure principale de la salle blanche est en aluminium comme les murs
faisant office de parois. A l'intérieur, la pression est légèrement plus
élevé que la normale afin de garantir un environnement propre dans le module
de commande (0,075 psi). Les premières études sur la white room pour Apollo
débutent en mai 1962 et se terminent à l'automne 1963. La
salle blanche est réalisée en aluminium avec de minimiser les charges, elle
ne pèse que 1400 kg, et mesure hors tout 2,4 m de coté, 2,7 m de long sur
3,10 m de hauteur. L'intérieur de la salle est peint en blanc et peut
accueillir l'équivalent de 5 personnes (2 m sur 2,3 et 2 m sous plafond). Une
porte accordéon à deux battants en permet l'accès en venant de la tour
ombilicale. Une autre à l'opposé permet l'accès à la tour de service
lorsqu'elle est en position contre le lanceur.

La
partie avant de la salle blanche sur laquelle se colle la cabine est
extensible. Elle est montée sur une plateforme roulante qui coulisse dans la
structure principale. Un joint soufflet en caoutchouc relie les deux parties.
Un système pneumatique permet de précisément coller la salle blanche contre
le module de commande. Le même système permet de régler la position de
l'avancé contre l'écoutille d'Apollo. Un joint permet un contact très
précis avec le module de commande. A l'extérieur, des crochets attachent
mécaniquement la partie avant à la structure du LES. 
Pour
les opérations d'assemblage du lanceur sur le pad, le bras est en position
"étendue" afin de laisser le passage à la tour de service. La grue
au sommet de cette dernière permet de monter les étages ensemble jusqu'au
vaisseau. A ce moment, le bras et la salle blanche est collé contre le module
de commande. Le jour du lancement, la tour de service est reculée, les
astronautes prenant place dans le module à T-60 minutes. Ils ferment
l'écoutille interne tandis que le personnel du pad l'écoutille extérieure.
Le pad est évacué à T-30 minutes et le bras détaché de la tour LES, mis
en position d'attente. Il pourra se recoller en 30 secondes au cas où. Le
fait de détacher la salle blanche du LES permet d'armer le système
d'éjection, puisque le LES ne peut pas être mis à feu lorsque la salle est
attachée au CM.

Le
bras de service 4 et la salle blanche est installé sur le pad 34 pour le vol
AS 202 en août 1966 et Apollo 1 en janvier 1967. Le pad 37B ne fut jamais
équipé pour les vols habités. 
 La
salle blanche du pad 34 lors de l'accident d'Apollo 1 et lors des opérations
de démontage du CM La
salle blanche qui est monté sur les LUT Saturn 5 est sensiblement la même
que celle du pad 34 pour AS 202 et Apollo1. La seule différence est la forme
de la partie avant qui vient se coller contre la cabine. Elle équipe le LUT 1
pour l'opération 500F en 1966, Apollo 4 en novembre 1967, le LUT 2 pour
Apollo 6 en avril 1968.
Après l'accident d'Apollo 1, la
salle blanche et les procédures d'évacuation de la tour ombilicale
sont changées. Un système de panier glissant est mis au point. Il
permet grâce à un câble tendu de la tour jusqu'au sol d'évacuer
les astronautes et le personnel du pad à 350 m de distance. Dans la
tour sont ajoutés des équipements de lutte contre le feu, masques à
gaz, tenues anti-feu, détection de gaz, un système d'arrosage par
aspersion et de nouvelles lumière de secours. La partie avant de la
salle blanche qui se colle sur le module de commande est redessinée,
plus large, son plancher est mis au même niveau que le reste. De
même, la marche au bout du bras de service est supprimée. La porte d'accès à la salle s'ouvre
maintenant en deux parties. A l'intérieur est rajouté une ventilation
pour extraire les fumées et des caméras. La séquence de
rétraction est aussi modifiée afin de permettre son retour rapide
contre le module de commande à T-30 minutes. Le bras ne sera
complètement rétracté contre la tour qu'à T-5 minutes.
Vue générale de la
"white room", le système d'accroche du LES, la plateforme
avant mobile

La
paroi intérieure de droite, le fond de la salle et vue latérale de la
plateforme mobile
La salle
blanche installée sur le pad 34 pour la mission Apollo 7 en octobre
1968 est numéroté "2".
.
La même salle blanche est montée
sur le LUT 1 pour la mission Apollo 8 et 11 (salle n°3), sur le LUT 2
pour Apollo 9 et 12 et 14 (salle n°4) et le LUT 3 pour Apollo 10, 13,
15,
16 et 17 (salle n°5).




Pour
Apollo 12, un cache est mis pour protéger la partie avant de la salle blanche
n°4 lorsqu'elle est rétractée. Il en sera de même pour la salle n°5.

 
La salle n°3 du LUT 1 est enlevée
et remplacé par la salle n°4 du LUT 2. Ce dernier lançant la
station Skylab inhabitée n'en a pas besoin. Seul une petite salle est
installé sur le bras de service 9 pour desservir l'atelier orbital
pendant les opérations sur le pad. La salle n° 3 est probablement
celle exposé au KSC depuis 1977 au bout de son bras de service.
Le LUT 1 avec la salle blanche n° 4
lance les 3 missions Skylab habitées et le vol commun ASTP.

| En 1971, le LUT 2 est retiré des vols
après
Apollo 14 et est assigné à Skylab. C'est lui qui lancera la station en
1973. C'est un Saturn 5 a deux étage actif qui se charge de l'opération,
le troisième étage étant la station elle même, le
"workshop" l'atelier de travail des astronautes. A l'avant de
l'étage se trouve le module d'arrimage et l'observatoire ATM, le tout
recouvert d'une coiffe. Conséquences, la bras n°9 est repositionné au
niveau 240 contre le "workshop" et la salle blanche n°4
enlevée. Un sas la remplace permettant l'accès dans le Skylab par l'intermédiaire
d'une entrée dans le réservoir mesurant 90 cm sur 32 et fixée par 224
boulons. |

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| Guenther
F Wendt est le "Pad
Leader" lors des vols Mercury, Gemini et Apollo. Cet ingénieur allemand immigré aux USA en 1949 travaille chez Mc
Donnel Aircraft comme ingénieur mécanique responsable des tests du
vaisseau spatial, de son contrôle et des opérations de lancement pour
les missions Mercury et Gemini. Il est le dernier à voir les
astronautes avant leur départ pour l'espace. Il commence sa
carrière en lançant les singes Ham et Enos à bord d'une cabine Mercury.
Quelques temps avant le tout premier vol Mercury, Jack King, (Public Affairs
Officer) avait autorisé la presse à venir filmer une reconstitution des
derniers instants avant le vol, c'est-à-dire le moment ou l’astronaute prend
l’ascenseur pour accéder à la capsule. Le film devait passer à la télé le
jour du premier vol. (Le jour J, les journalistes ne seraient pas autorisés à
accéder au pas de tir). Étaient présents, Bill Douglas, médecin, Joe Schmitt,
« Suit Technician », Gordon Cooper, en combinaison et Guenter Wendt ! Tous les
quatre quittent le Hangar S et montent dans un van de la NASA direction le pad…
« Voilà ce que nous allons faire » dit Cooper. Douglas et Schmitt
regardent Guenter Wendt éberlués lorsque Gordon Cooper leur annonce ce qu’il
veut faire ! Guenter Wendt : « Tu vas tous nous faire virer ! » Cooper : « Qu’est
ce qu’il y a Guenter ? Tu as les chocottes ? » Guenter Wendt : »Allons-y !»
Ils descendent du van, accueillis par de nombreux photographes et cameramen.
Jack King, fièrement, ouvre la marche et Gordon Cooper dans sa combinaison
immaculée, portant sa « valise d’oxygène », joue son rôle d'intrépide
astronaute. Tous sont déjà entrés dans l’ascenseur lorsque Cooper s’arrête,
regarde la fusée Redstone de haut en bas, comme s’il la voyait pour la
première fois, s’accroche à la porte et hurle : « Non… Non, je ne veux
pas y aller ! ». Guenter Wendt et les autres l’attrapent comme ils peuvent,
le forcent à monter dans l’ascenseur et claquent le rideau métallique !
Alors qu’ils sont tous morts de rire, ils entendent la voix hystérique de
Jack King : « Éteignez toutes les caméras, plus de photos ! »
Dans le numéro d’ « Aviation Week » paru quelques jours plus tard, les
journalistes du magazine ont demandé le renvoi de Joe Schmitt et Guenter Wendt
et ont proposé que Gordon Cooper et Bill Douglas soient dégradés, tous les
deux étaient encore militaires. A compter de ce jour, chaque fois que Guenter
Wendt et Gordon Cooper se sont vus, ils se sont appelés : « soldat de
cinquième classe ».
Pour son dernier vol dans l’espace (Gemini 5), lorsqu’il est entré dans
la « White Room », Gordon Cooper s’est mis au garde à vous devant Guenter
Wendt et en le saluant a dit « Soldat de cinquième classe au rapport ».
C'est John Glenn, lors d'un entraînement qui le premier lui a dit : "You're
just like the führer !" Tout le monde a éclaté de rire, et surtout le
principal intéressé, depuis ce jour il est devenu le "Führer of the
Launch Pad".
En 1965, Guenter Wendt avait décidé de faire installer un deuxième téléphone dans
la White Room, une sorte de « téléphone rouge », dont le numéro ne serait
connu que de lui et de quelques responsables du programme et ne devait servir qu’en
cas d’urgence… A peine installé, le téléphone sonne… Au bout du fil :
« Euh… Est-ce que je pourrais parler à Mr Jones ? » « Il n’y a pas de Mr
Jones ici ! » et il raccroche. Quelques heures plus tard le téléphone sonne
à nouveau : « Je voudrais parler à Mr Jones, s’il vous plait » … Après
quelques jours, excédé, il finit par faire changer le numéro par la compagnie
de téléphone... Le lendemain le téléphone sonne : « Mr Jones… je souhaite
parler à Mr Jones » Le manège continu quelques jours et Guenter Wendt hors de
lui, fait à nouveau changer le numéro. Rien n’y fait, les appels ne s’arrêtent
pas. Et comme c’est la « hot line » il se précipite toujours sur le
téléphone car il s’attend à un appel important !
Un jour, il arrive dans la White Room et y trouve plus de monde qu’à l’accoutumée…
Le téléphone sonne, il prend le combiné, au bout du fil une voix demande : «
Euh… bonjour, ici Mr Jones, est-ce que j’ai des messages ? » En voyant la tête de Guenter Wendt, tous les techniciens éclatent de rire.
Il s’avéra qu’un des collaborateurs de Guenter Wendt avait travaillé
dans une compagnie de téléphone et connaissait un numéro spécial qui permet
de savoir le numéro du poste à partir duquel on appelle ! Chaque fois que
Guenter Wendt faisait changer le numéro, il n'avait aucun mal à le trouver !
Le vol GT-9 de Stafford et Cernan ayant été reporté deux fois, au moment
de prendre l'ascenseur ils purent voir un écriteau qui disait : "Le bouton
qui permet de redescendre a été désactivé" En sortant de l'ascenseur,
Deke Slayton qui les accompagnait, leur tendit une grosse allumette d'environ 1
mètre en leur disant :" Au cas ou vous auriez du mal à allumer la
bougie".
A maintes reprises, pendant l'entraînement de son vol Gemini 10, John Young
s'est plaint d'avoir du mal à commuter les boutons de commande avec ses gants,
pour éviter d'actionner un bouton par inadvertance, il a demandé s'il pouvait
se servir d'une pince. Pas question lui a t-on répondu !
Le jour du vol, Guenter Wendt lui a présenté une pince géante, d'environ
1m50, fabriqué en Styrofoam et papier alu. Young ne s'est pas démonté
:"Tu m'aides à la ranger " Quelques temps plus tard, John Young lui a
confié qu'il avait planqué une pince dans sa combinaison.
"John Young n'était pas du genre à se laisser "embarrasser"
par les procédures quand il voulait que le travail soit bien fait" Guenter
Wendt
Le 11 novembre 1966, avec Gemini 12, Jim Lovell et Buzz Aldrin clôturaient
le fabuleux programme Gemini. Lorsqu’ils sont descendus du van pour prendre l’ascenseur,
chacun avait un écriteau dans le dos, et les deux, côte à côte, formaient
les mots THE END. Pour la plupart des employés de chez Mc Donnell, c’était
la fin également… C’est North American Aviation qui avait remporté le
contrat du CSM. Ce jour là, dans la white room, Jim Lovell remit à Guenter
Wendt un chèque géant de 1 million de Deutsch Mark, en lui disant : «
persévérance paie ».
Au cours du repas organisé après le vol (post flight dinner party – il s’agit
d’une coutume datant du premier vol de Sheppard, où seuls les astronautes,
les employés, les familles, se réunissent autour d’une bonne table… c’est
l’occasion pour les astronautes de donner des détails sur leur vol…
détails que nous ne connaitrons jamais !).
Alors que Lovell et Aldrin sont debout, racontant leur vol, deux policiers
font irruption dans la salle, s’avancent et demandent : « Messieurs, êtes
vous James Lovell et Edwin Aldrin ? » Immédiatement le silence se fait dans la
salle. Lovell et Aldrin se regardent, ne comprennent pas ce qui se passe « euh…oui
monsieur…c’est nous » Les deux policiers sortent alors leurs menottes, et l’un
d’eux annonce, d’une voix suffisamment forte pour que chacun entende bien :
« Nous avons un mandat d’arrêt contre vous ! » Lovell et Aldrin sont
abasourdis. « Qu’est ce qu’on nous reproche ? » Il y a un homme au fond de
la salle qui a porté plainte, car vous lui avez remis un chèque sans provision
! Les deux astronautes scrutent les personnes au fond de la salle… lorsque
Guenter Wendt se lève et leur crie : « Je vous ai eu ! (Gotcha !) Guenter Wendt avait contacté deux amis à lui, de la police de Cocoa Beach
pour faire une petite blague !
C'est Mc Donnel Aircraft qui
construisait les cabines Mercury et Gemini. North American
ayant été choisi pour développer le CSM d'Apollo, ce sont leurs employés qui
ont repris le contrôle des pas de tir. Guenter Wendt a donc du quitter le cap...
Après le drame d'Apollo 1, les astronautes dont Schirra et des responsables
de la NASA ont demandé à North American de l'engager afin qu'il puisse
reprendre ses fonctions de Pad Leader, job dont il s'était magistralement
acquitté tout au long des années Mercury et Gemini. North American a donc
embauché le "pad führer", qui a pu reprendre son poste. Avec son équipes de 5
techniciens, il s'occupera de l'installation des astronautes Apollo
jusqu'en 1975. Lorsqu'il referme l'écoutille d'Apollo 7 sur
l'équipage, Don Eisele en profitera pour demander “I wonder were
Guenter vent?”, qui deviendra avec l'accent allemand "I vonder
vere Guenter vent" !


La veille de son départ pour la lune sur Apollo10, Gene Cernan roulait un
peu trop vite en retournant au Cape, et se fait rattraper par une voiture de
police. Là un policier lui demande ses papiers et demande de lui donner son
identité. Gene, qui avait reçu de la part de Deke Slayton l'ordre de ne donner
son identité à personne (surtout la presse) avant son départ ne se contentait
de répondre que "peut-être, mais je ne peux pas confirmer" lorsque
le policier (qui ne l'avait pas reconnu) lui demandait de confirmer les
informations des papiers. Le policier décide alors de l'emmener au poste
(imaginez un peu un astronaute au poste de police moins de 24h avant son départ
pour la lune ...), quand, miracle, Guenter passait par là en voiture et s'est
occupé de parler au policier en lui montrant la Saturn V illuminée quelques km
plus loin. Ce dernier est revenu vers Cernan en disant "après ce qu'on
vient de me dire, je pense que vous êtes cinglé pour raconter cela, mais comme
l'excuse est bonne je vous laisse partir" (croyant toujours avoir à faire
à un mythomane). Slayton ne voulait pas qu'il donne son identité car l'après-midi de la
même journée, Gene avait pu (par miracle vu les emplois du temps) aller à la
plage avec sa famille, et Deke ne voulait pas que des histoires fumeuses de la
presse entachent le lancement. En fait Cernan était supposé être en "quarantaine", on était
effectivement à 24 heures du vol et Cernan aurait du rester dans le O&C
Building. Heureusement pour lui, Guenter Wendt passait par là et s'est
arrêté. Cernan ne voulait pas que l'on sache qu'il avait fait le mur, il n'a
pas dit qu'il était un astronaute. Guenter Wendt à sorti son badge de la NASA
et a expliqué au policier que Cernan était l'un des astronautes qui devaient
partir pour la lune le lendemain et que s'il fallait appeler ses supérieurs
pour le récupérer au poste, Cernan aurait certainement de gros problèmes.
Dubitatif, le flic l'a laisser partir en lui disant :"Dégagez d'ici et
allez sur votre lune !" ("Get out of here, and go to your moon
!")

Apollo 11,
Guenter a offert un clef en mousse pour la
lune à Armstrong, longue de plus d'un mètre. L'astronaute lui offrit un
ticket pour un voyage en taxi valable entre deux planètes au choix !
Michael
Collins donnera en cadeau à Guenther une truite sur un grand cadre en
bois. Les deux hommes étaient de fin pêcheur.
Il s'agissait d'une vrai truitelle congelée ! Wendt
raconte qu'il a longtemps gardé ce cadeau dans son congélateur, avant de la
confier à un taxidermiste d'Orlando, afin de pouvoir l'accrocher dans son bureau !


Apollo 14, Alan Shepard
offre à Guenther de guerre un casque allemand sur lequel il est écrit
“Col Guenter Klink” en hommage à la célèbre série US Hogan’s
Heroes (Papa Shultz
en france).! Le problème
c'est que le tout est passé en direct à la télévision et que Kurt Debus, le
patron du KSC
furax l'a convoqué pour lui passer un savon.

Guenter Wendt a été un des grands artisans dans la gestion et la
sécurité autour du pas de tir. Lorsqu'on lui demandait "ressentiez-vous
une certaine émotion lorsque vous seriez la main des astronautes qui partait
pour écrire l'histoire et qui pouvaient ne jamais revenir ?"
"Non non, aucune émotion, j'avais déjà en tête les 172 instructions à
faire avant de quitter le pad, les astronautes aussi étaient pressés, nous
n'avions pas de temps à laisser à l'émotion". Lors de la mission 51L, il est responsable pour "Flight and Ground Crew
Safety". L'équipe de Guenter Wendt avait émit de sérieuses réserves, compte tenu
de la température et des morceaux de glace qui s'étaient formés un peu
partout, le compte à rebours fut suspendu, le temps de laisser à la glace le
temps de fondre... Vers 11:15 le "ice team" a effetué une nouvelle
inspection et a donné le Go...
Guenter Wendt a pris sa retraite en janvier 1989 après 34 ans au KSC.
L'homme ne reste pas très loin des pads puisqu'il vit à Titusville tout près du
KSC. En 1993-94, il est immortilisé par Tom Hank dans le film Apollo 13 de Ron
Howard avec la célèbre réplique "I wonder where Guenter Wendt?". Par la suite,
il devient consultant pour la série "From Earth tio the moon".
Le 20 juillet 1999, après 38 ans, presque jour pour jour, Liberty Bell 7 est
récupérée du fond de l’océan où elle avait sombrée, le 21 juillet 1961 !
Un homme, présent sur le navire s’approche et murmure : « Laissez-moi la
toucher après 38 ans ! » Les revoilà face à face, lui et la capsule numéro
11 des usines Mc Donnell Aircraft de St Louis, Missouri. C’était comme revoir
une vieille ami, sauf qu’il aurait aimé entendre la voix de Gus par-dessus
son épaule disant : « Elle est superbe, n’est ce pas ? » Cet homme, c’est
Guenter Wendt, le dernier à avoir touché Liberty Bell 7 avant son départ dans
l’espace ! Guenter semble toujours "lié" aux vaisseaux qu'il a entretenu sur
les pad de tir.
De temps à autre, on peu l'apercevoir
au KSC parler avec les astronautes et les techniciens qui travaillent
sur le Shuttle (ici dans la salle blanche pour STS 119).

Guenther Wendt est décédé le 3 mai
2010 à l'age de 85 ans. Il laisse 3 filles.

Guenther et moi lors de
la rencontre avec les astronautes en novembre 2008
Grand merci à Olivier
Couderc pour les traductions des anecdotes de Mr Wendt |
Seulement deux salles
blanche ont été récupéré du programme Apollo. La première a été
mise en exposition en 1977 au Visitor Center attachée à son bras
d'accès du LUT.


La
seconde est au Cosmosphère dans le Kansas exposée depuis le début des
années 2000. Elle a été récupéré au KSC au milieu des restes du
LUT 1 Milkstool.


Une
des salles ayant équipé le pad 34 serait abandonnée dans un bois au
US Space and Rocket Center à Huntsville, Alabama.
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