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1974 Le 1er janvier 1974, l' équipage
SL 4 fête la nouvelle année dans la station. Le 3 février, Carr et Gibson sortent pour une EVA, la dernière de la mission afin de récupérer les échantillons et les films de l' ATM. La fermeture de l' écoutille après 5 h 19 de marche marque le fin d' une période puisque aucune autre EVA n' est prévue pour la mission commune Apollo Soyouz et jusqu' en 1980 avec le Space Shuttle.
Au sol, le lanceur SL Rescue est ramené dans le VAB et démonté du LUT 1. Les étages restent dans le bâtiment d' assemblage VAB tandis que le CSM 119 rejoint l' O&C Building pour être configuré pour le vol ASTP. Avec les trois équipages
sélectionnés pour les missions d' occupation se trouvaient deux autres
équipages. Celui réservé pour la mission de secours SLR commandé par Brand
et Lind et celui réservé à une éventuelle 4 eme visite de la station.
Juin, le stockage du matériel associé au Skylab 2 se termine dans les centres de la NASA. Skylab B est mort pendant les discutions budgétaires de 1972, mais il est en sursis jusqu' au lancement de Skylab 1 en mai 1973 et de son premier équipage. Les problèmes associés à ce premier lancement n' animeront pas le désir de voir une seconde station du même type. Maintenant que la première station a été sauvé par ses astronautes et les contrôleurs au sol, il est décidé de tout annuler. La peur de ne pas avoir suffisamment de crédits pour le Space Shuttle en répétant le cas Skylab A, l' opportunité de lancer la seconde station Skylab est finalement perdu. A la place d' être lancé en 1976, la station Skylab B est sortie de son sommeil, découpée et exposée au National Air & Space Museum de Washington en tant que Skylab 1. Skylab B restera pour toujours à terre, comme les lanceurs Saturn 5 que pourront voir les visiteurs du KSC, JSC et MSFC. Quel aurait été les équipage
pour cette seconde station si elle avait volé ? Les assignations à ces équipages d' astronautes du groupe 6 et 7 sont la logique des premières nominations de 1969 alors que Skylab s' appelait AAP. La désignation de Roosa et Worden comme commandant suivait la logique de Houston qu' un ancien pilote de CM se voyait offrir le commandement d' une mission pour son prochain vol. Gordon d' Apollo 12 fut en ligne comme réserve sur Apollo 15 et commandant sur Apollo 18. Mais Slayton suggéra aussi qu' un astronaute déjà expérimenté sur le LM vole sur les deux derniers vols Apollo. Haise d' Apollo 13 s' est vu offrir Apollo 19, Swigert sur ASTP et Mitchell (Apollo 14) sur Apollo 20 en tant que commandant. Les derniers en ligne étaient Roosa (Apollo 14), Worden (Apollo 15) et Evans (Apollo 17). Dans cette hypothèse, aucune nomination n' a été faite, mais ce groupe pour Skylab fut à l' entraînement entre 1972 et 1973, Brand, Lind et Lenoir étant en première ligne si Skylab B était lancé. Si Skylab B avait volé en dépit
des annulations des dernières missions Apollo et le succès des missions Skylab
A, il y aurait eu sur :
LA FIN DU SKYLAB Skylab reste sur orbite pour le moment. Une mission habité destiné à le faire plomger dans l' atmosphère après le départ de SL 4 est abandonnée. Il ne reste pas sufisament de réserve en carburant sur la station pour quelle se désatellise seule. Un CSM devait être lancé pour réaliser la manoeuvre. Le fait d' avoir la manoeuvre de désatellisation de la station puis celle du CSM à la suite n' a pas rejouie les techniciens. De plus la proximité de la retombée des éléments de la station et l' amerrissage du module de commande ont définitivement rendu le projet sans suite. Entre 1974 et 1977, la station continue ses
révolutions tandis que du coté soviétique les sattions Saliout sillonnent le
ciel. Trois Saliout sont lancé et occupé pendant 14, 30, 63, 49 et 18 jours
sans toutefois battre la durée de l' équipage de SL 4. Optimiste, la NASA propose tout simplement de rebooster la station avec la navette spatiale. La décision d' une mission de reboost date de septembre 1977. A Houston, l' administrateur adjoint de la NASA John Yardley propose qu' au début des années 1980 la navette spatiale rende une visite à la station Skylab. Des discutions sont lancées afin de voir les réelles possibilités de réanimer la station après tant d' années en orbite (état des réserves d' eau, de l' oxygène, de la pression dans les circuits, l' électricité, les batteries,…). Un programme est présenté. Il se définit en 4 phases : Une première mission aura pour objet d' élever l' orbite du Skylab, à l' aide d' un " booster " le TRS, le " Téléopérateur Reboost System" ( des études ont été mené au début sur un remorqueur et un système de câble tirant la station). Un premier contrat de 1,75 millions de $est passé en octobre avec la firme Martin Marietta pour développer le TRS. Deux astronautes sont désignés pour la mission de sauvetage, la cinquième du programme navette, Fred Haise et Jack Lousma. Arrivé en orbite, un astronaute guidera le TRS depuis l' Orbiter afin qu' il s' arrime à la station. Le TRS (4540 kg) est équipé de réservoir de carburant et de 32 petits moteurs qui élèveront l' orbite du Skylab.
La seconde phase en janvier 1982 verra la première visite du Skylab sur sa nouvelle orbite et la mise en place d' un dispositif d' arrimage international du type Apollo soyouz. La troisième visite en août 1983 permettra d' effectuer les réparations dans la station. La troisième phase en mars 1984 verra la mise en place sur la station du PEP, Power Extension Packtage, un générateur destiné à produire de l' électricité. 25 kW peuvent être produit par le PEP, qui doit également servir dans le programme navette pour augmenter la puissance de l' Orbiter quand il transporte le laboratoire Spacelab. La mission permettra aussi de mettre en route les expériences de la station. Dans ce programme, Skylab devient le nœud d' un grand mécano spatial avec l' ajout d' un module d' arri-mage et d' interface pour le PEP, la navette spatiale et divers modules logistiques, dont le Spacelab européen. Skylab grandira en l' espace de 5 ans, il sera capable d' accepter à son bord 6 à 8 astronautes. Le coût des trois première phase étant estimé à 60 millions de $, hors lancement. Mars 1978, le service météo américain, la NOAA signale que l' activité solaire sera à son maximum en 1979 et 1980, se qui conduira probablement a une descente plus rapide que prévue de la station dans l' atmo-sphère. Avertie, la NASA pense à télécommander la descente du Skylab en évitant sa retombée sur des zones peuplées. Au sein de l' agence, tout le monde n' est pas d' accord sur le sort de la station Skylab. Certains estiment que c' est de l' argent gaspillé et qu' il faut tout miser sur le programme " Space Shuttle ". Skylab fait de l' ombre au Shuttle. Le programme navette prend du retard, la NASA a des problèmes avec la protection thermique des Orbiters et le congrès a du mal à suivre l' agence. Martin Marrietta qui doit livrer le TRS en septembre 1979 pour un vol en octobre (troisième du programme) propose de lancer le TRS avec un Titan 3, mais la NASA refuse. On parle même d' un Atlas Agena. Les techniciens du NORAD commencent à tester les ressources du laboratoire orbital, afin de gérer le mieux possible sa retombée sur terre. Pendant l' été, les équipes reprennent le contrôle de la station et la stabilise sur son orbite. Aux station de poursuite des Bermudes, s' ajoutent Madrid, Goldstone en Californie et Santiago du Chili. Dans l' éventualité d' une retombée avant l' heure, les Américains commencent à étudier les problèmes quand la station traversera l' atmosphère si elle ne se désintègre pas complètement. L' effort pour sauver Skylab commence à devenir cher. Sans compter les dépenses pour le matériel de secours, la NASA a déjà dépensé 750 000 $ depuis le 1er janvier 1978. 3 millions seront cumulés à la fin de l'année. Selon certains, il est évident que cet argent est gaspillé, Skylab ne pourra pas être sauvée. C' est ce confirme à petit mot C Kraft du centre de houston. A partir de septembre, l' orbite de la station et sa trajectoire sont suivis à la loupe par 5 équipes travaillant 24h / 24. Dans le mois, ces équipes testent des modèles de rentrée avec la chute du satellite " Pegassus ", lancé dans les années 1960 par des Saturn 1. Contrôlant sa trajectoire, ils font tomber l' engin le 17 septembre au sud ouest des côtes africaines. Malheureusement, l' effort et l' espoir de sauver la station se termine en décembre 1978. La NASA est empêtrée dans son programme navette et accumule les retards. Au problème de tuiles thermiques vient s' ajouter celui des moteurs principaux de l' Orbiter, le vol du téléopérateur ne sera pas réalisable avant mars 1980. Le 15 décembre 1978, l' administrateur de la NASA Robert Frosch informe le Président Jimmy Carter que Skylab ne pourra pas être sauvé, et que les ingénieurs s' efforceraient à guider la station dans sa chute loin des zones peuplées. Début 1979, tout est mis en œuvre pour contrôler la descente de la station. La NASA et le NORAD parlent d' une seule voix afin de rassurer le monde. Cet événement est grossit par la presse et tout le monde y va de sa science, les charlatans comme les parieurs (l' institut Psychoenergétique a tenté d' élever l' altitude de la station par télékinésie). Le 30 janvier, un plan de la rentrée est envoyé à la Maison blanche. En mars, avec la rentrée du satellite HEAO, les plans sont affinés. La retombée d' un étage de fusée soviétique le 29 avril permet les dernières vérifications. Début mai, le NORAD publie une première prévision sur la date de la retombée, 50 % de chance pour le 19 juin et 90% de chance entre le 13 juin et le 1er juillet. En fait ce n' est qu' en contrôlant l' attitude de la station au moment de la rentrée que l' on connaîtrait plus précisément le lieu d' impact. Le 20 juin, Skylab est à 261 km d' altitude, ayant perdu 60 km en 30 jours. Les prédictions du NORAD estiment une retombée vers les 7-25 juillet, probablement entre le 10 et le 18. Début juillet, le
contrôle de la station devient très difficile à garder, la fin est toute
proche.
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