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ARIANE 44L V49
La campagne de lancement
démarre le 13 janvier pour un lancement le 25 février. Seulement un des deux
satellites est arrivé à Kourou Arabsat 1C, l' autre Superbird E n' étant
toujours pas là.
Le lancement à lieu finalement le 26 février à 20 h 58 mn locale emportant
Arabsat 1C, le troisième de la série construit par Aerospatiale pour la ligue
Arabe et Superbird B1, le frère jumeau du A perdu lord du tir d' une Atlas en
avril 1991 qui sera calé par 162° E.

12 février, le 50 eme
étage L33 est expédié en Guyane par l' Ariana pour être assemblé au reste
du lanceur. La 50 eme Ariane sera lancé en avril.
ARIANE 44L V50
Lancement de la 50eme Ariane
le 15 avril à 20 h 25 locale qui place sans problème les satellites Télécom
2B (2275 kg) et Immarsat 2 F4 (1310 kg) en orbite GTO 299,6-35987 km, inclinée
à 4°. C' est le centre spatial de Toulouse qui réalise la mise à poste
depuis ses nouvelles installations, la seconde depuis décembre 1991. Les deux
satellites seront mis à poste par 3° E et 32° O. Cette 50 eme Ariane était
la 22 eme AR4 et la 45 eme succès depuis 1979.C' est le premier vol avec l'
étage H10+ emportant plus d' ergols permettant de gagner 200 kg de charges
utiles soit 4460 kg en GTO (il équipera aussi les versions 42P et 44LP). Ariane
V50 est aussi la première fusée du lot P9.
Le 18 mai,
Arianespace fête sa réussite commerciale après le succès du vol V50. depuis
1979, Ariane a :
_ lancé 116 tonnes de charges utiles
_ en charge 110 satellites depuis 1979
_ signé 101 contrats
_ en fabrication 99 fusées
_ un taux de réussite de 90% en 13 ans
_ un taux d' opérateur satisfaits de 90%
_ lancé 70 satellites depuis 1979
_ lancé 50 fusées AR 1 à 4
_ acheté 50 fusées pour 25 milliards F
_ 48% de hausse en 1991
_ lancé 44 satellites en 44 mois
_ en commande 37 milliards F de chiffres
_ 33 satellites à lancer pour 15 milliards F
Il reste pour
1992 six lancements V51 à 56 pour lancer 9 satellites.
ARIANE 44LP V51
Lancement le
9 juillet à 19 h 42 mn avec à bord les satellites Eutelsat 2 F4 et Insat 2A
(1906 kg).

ARIANE 42P V52
Lancement le 10 août à 20
h 08 locale depuis
l' ELA 2 avec à bord le satellite TOPEX-POSEIDON
(2400 kg) chargé de mesurer la hauteur des océans ainsi que deux charges
auxiliaires
de 50 kg chacune Kitsat A pour l' observation de la terre et S 80T un satellite
expérimental de communication avec les mobiles.

ARIANE 44LP V53
Lancement le 10 septembre à 20 h 04 locale avec à bord les satellites espagnol Hispasat 1 A
(2194 kg) et Satcom C3 (1375 kg). Hispasat est le premier satellite de
télécommunication construit par Matra pour Hispasat.
ARIANE 42P V54

Prévu initialement le 15
octobre, la lancement V54 est repoussé de 15 jours suite à la panne d' un
équipement de télémesure du satellite Galaxy 7.
Le 27 octobre Ariane 42P
prend le chemin de l' espace à 21 h 15 locale et place son satellite correctement sur orbite
GTO.
Ce lancement inaugure une méthode originale de mise en orbite GTO dite PVA. Traditionnellement, il était demandé au troisième étage
de créer, à une altitude voisine de 200 km, une vitesse propre à lui
conférer, avec l'appoint de la rotation terrestre, 10242 m/s par rapport à
l'espace inerte. Cela le plaçait sur une orbite appelée à rester très
voisine de celle des satellites transportés après qu'il s'en soit séparé
avec un apogée nominal à 36000km. Or, la formule dite PVA - pour Perigee
Velocity Augmentation - doit permettre au
troisième étage de viser seulement une orbite 200/27000 km. Il appartiendra au
satellite de faire le chemin restant: par ses propres moyens, il portera son
apogée à 36 000 km.
En vertu du principe selon lequel une impulsion est plus
efficace si elle est créée près de la Terre, c'est lors d'un de ses passages
par le périgée de cette orbite de transfert tronquée qu'il fera fonctionner
un moteur que l'on disait hier d'apogée; la création d'une impulsion de 180
m/s en fera une orbite 200/36 000 km. On se trouvera alors ramené au cas
habituel : le propulseur du satellite fonctionnera en moteur d'apogée pour
circulariser l'orbite avant qu'il aille se caler à l'aplomb du point qui lui
aura été assigné.
Le fait d'imposer au satellite une partie du travail,
naguère demandé au lanceur, surprendra. On ne manquera pas de s'interroger sur
l'avantage d'une telle formule puisqu'il faut créer la même impulsion totale
avec une complication en plus et une attitude irrationnelle: on est conduit à
surcharger le satellite en combustible et en tâches. Or le bénéfice est
réel. La méthode conventionnelle conférait la vitesse de transfert
géostationnaire au bloc constitué par la charge utile et le troisième étage.
Or la masse de celui-ci restait appréciable; à la fin du vol propulsé, elle
représentait d'une certaine manière une épave que l'on accélérait
inutilement. L'économie sera évidente si l'on évite d'envoyer à 36 000 km
des objets qui n'ont rien à y faire. Le calcul au demeurant est éloquent.
Entre le troisième étage d'Ariane et sa seule charge utile, le rapport est
voisin de 1,7. Tel serait le rapport des masses de combustible respectivement
nécessaires quand l'impulsion est demandée au troisième étage de la fusée
et quand elle est attendue du satellite. Les ergols ne sont certes pas les
mêmes. L'étage supérieur d'Ariane est alimenté par un hydrogène très
performant, créateur d'une vitesse d'éjection sensiblement supérieure à
celle de l'hydrazine embarquée sur un satellite. Mais même compte tenu de ce
facteur correctif, le rapport reste supérieur à l'unité. Il atteint
sensiblement 1,3. Si vous raisonnez sur des ordres de grandeur, considérez que
250 kg d'hydrogène seront remplacés par 190 kg d'hydrazine. Soit un gain net
de 60 kg et une économie en millions de francs.
C'est
si intéressant que l'on se demandera pourquoi on n'y a pas pensé
plus tôt. L'explication devra d'abord en être recherchée dans le
cloisonnement ayant longtemps existé entre le transporteur spatial et le
constructeur de satellites. La formule PVA exige une nouvelle mentalité, à
savoir une prise en compte globale de l'opération impliquant une entente entre
le lanceur et son client. Dans l'avenir, ce dernier pourra en tenir compte : il
donnera au réservoir du satellite une taille qui permettra une optimisation de
la PVA. A l'heure actuelle, on est tributaire des moyens existants lorsqu'on
applique la méthode à des satellites déjà construits : la seule possibilité
est de remplir au maximum leur réservoir. Toutes considérations égales, la
formule est évidemment plus facile à mettre en oeuvre si la fusée transporte
un satellite unique comme sur ce vol avec Galaxy et, dès l'instant où le client était d'accord, il s'imposait de
choisir ce vol pour le faire bénéficier de ce progrès.
ARIANE 42P V55

Lancement le 1er décembre
à 19 h 48 locale de la dernière Ariane 4 de l' année porteuse du satellite Superbird A (2780
kg). C' était le 19 eme vol consécutif depuis trois ans. Pour 1993,
Arianespace prévoit 7 lancements V56 à 62.
Fin décembre, Arianespace
signe son 9eme contrat de l' année avec le japon (c' est aussi le 9eme contrat
avec ce pays) pour lancer BS3N (JSB et NHK) un satellite de télécommunication
de 1200 kg en janvier 1994. Le total pour Arianespace est de désormais 31
contrats de satellites à lancer pour un montant de 14 milliards
F.
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Date
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Vol
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Lanceur
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Satellites
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Commentaires |
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26/02/92
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V 49
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AR 44 L
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SUPERBIRD
B1 & ARABSAT 1C
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15/04/92
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V 50
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AR 44 L
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TELECOM
2 B & INMARSAT 2 F4
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Premier
lancement d' une Ariane 4 du lot P9 (50 lanceurs commandés par
Arianespace) Premier vol de l' étage H10+ |
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09/07/92
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V 51
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AR 44 L
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INSAT
II A & EUTELSAT 2 F4
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10/08/92
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V 52
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AR 42 P
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TOPEX-POSEIDON
+ 2 Charges auxiliares
(KITSAT A + S80/T)
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10/09/92
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V 53
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AR 44
LP
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HISPASAT
1A & SATCOM C3
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27/10/92
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V 54
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AR 42 P
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GALAXY
VII
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Première
utilisation de l' augmentation de vitesse au périgée (PVA) |
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01/12/92
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V 55
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AR 42 P
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SUPERBIRD
A1
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