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8 janvier, V105, arrivée du satellite
BRASILSAT-B3 à Kourou et début de sa préparation au bâtiment S3B.
BRASILSAT-B3 est le cinquième satellite de
l'opérateur brésilien EMBRATEL confié à Arianespace, après les lancements
des satellites BRASILSAT-A1 en février 1985, BRASILSAT-A2 en mars 1986,
BRASILSAT-B1 en août 1994 et BRASILSAT-B2 en mars 1995. BRASILSAT-B3,
de type HS-376W, est fabriqué par Hughes Space and Commnications à El Segundo
en Californie (USA). Il complétera le
système de télécommunications par satellite pour le Brésil et les pays du
Mercosul en remplaçant le satellite BRASILSAT-B2 qui sera déplacé à
quatre-vingt-quatre degrés Ouest, au-dessus de l'Océan Atlantique.
Le coût de BRASILSAT-B3 est de cent cinquante millions de dollars, soit environ
neuf cents millions de francs dont soixante et onze millions de dollars pour le
satellite, cinquante millions de dollars pour le lancement et trente millions de
dollars pour l'amélioration de la partie sol et l'assurance (prime de douze à
treize pour cent).
10 janvier, V105, transfert
du satellite INMARSAT 3F5 du bâtiment S1B au bâtiment S3A
15 janvier, V105, début des opérations de
remplissage du satellite BRASILSAT-B3 au bâtiment S3B.
15 janvier, V105, transfert
en zone de lancement de la fusée Ariane.
16 janvier, V105, début
des opérations de remplissage du satellite INMARSAT-3F5 au bâtiment S3A.
19 janvier, V105, érection des
propulseurs d'appoint à poudre.
21 janvier, V105, début des opérations combinées lanceur
-
satellites (BRASILSAT-B3 et INMARSAT-3F5).
22 janvier, V105, répétition
de la chronologie lanceur et encapsulation des satellites BRASILSAT-B3 et
INMARSAT-3F5.
22 janvier, début de
la campagne du lanceur Ariane 42P V106 avec l'érection du premier étage.
Le 106ème lancement d'Ariane, Vol 106, doit permettre de placer sur orbite de
transfert le satellites Hot Bird 4 en utilisant un lanceur Ariane 42P équipé
de 2 Propulseurs d'Appoint à Poudre (PAP). Le lanceur sera la 76ème Ariane 4
et la 8ème en configuration 42P. La
performance demandée au lanceur ARIANE est de 2966 kg dont 2885 kg
représentent la masse du satellite à séparer sur l'orbite visée.
23 janvier,
V106, érection du
deuxième étage.
23 janvier, V105, fin de l'encapsulation des satellites BRASILSAT-B3 et INMARSAT-3F5.
24 janvier, V105, transfert du composite
satellites vers la zone de lancement.
26 janvier, V105, pose du composite
satellites sur le lanceur et début des contrôles associés.
27 janvier, V105, répétition générale du lanceur.
27 janvier, V107, arrivée
du satellite SPOT-4 à Kourou et début de sa préparation au bâtiment S1B.
Le constructeur est MATRA MARCONI SPACE, Toulouse
pour le compte du CNES (France). La
mission du satellite SPOT-4 est de prendre des vues à haute résolution pour
les services de télédétection et des vues à résolution moyenne afin
d'offrir une couverture globale pour la surveillance de l'environnement. Son
poids total au lancement est de 2755 kg pour une masse à sec du satellite de
2600 kg. Son corps principal mesure
l2.5 x 2.5 x 5.6 m pour une envergure du générateur solaire en orbite de 4 x 8
m, il est stabilisé sur 3 axes. Sa
durée de vie est de 5 ans. Sa charge
utile haute résolution utilisation des moyens infrarouge, et un ensemble de
charges utiles complémentaires comme :
PASTEL: expérience de liaison optique inter-orbitale SILEX,
PASTEC: " passager technologique ",
VEGETATION: instrument à champ large complémentaire,
MDM: mémoire de masse,
ESBT: répéteur à spectre étalé,
DORIS: charge utile destinée à la localisation,
VEGA: répondeur radar,
POAM: mesure de l'ozone.
Son orbite est héliosynchrone à 830 km d'altitude.

Arrivée du satellite SPOT-4 à
Kourou.
28 janvier, V105, revue d'aptitude au lancement (RAL) et
l'armement du lanceur.
29 janvier, V105, remplissage du premier
et deuxième étage en UH25 et N2O4.
29 janvier, V106, arrivée
du satellite Hot Bird 4 à Kourou et début de sa préparation au bâtiment S1A.
Le satellite Hot Bird 4 est le 11ème
satellite sur les 14 que l'organisation Eutelsat à confié à Arianespace. Construit
par Matra Marconi Space, il sera le 5ème satellite localisé à 13 degrés Est,
position phare du dispositif Eutelsat pour la diffusion de programme de
télévision, radio et services multimédia en Europe, de l'Islande à la
Turquie. Son Poids total au lancement
est de 2885 kg et sa masse en orbite géostationnaire en début de vie de 1770
kg. La masse à sec du satellite est
de 1310 kg. Les dimensions du corps
principal sont de 3.65 x 2.30 x 3.99 m sa hauteur au lancement de 3.6 m et son
envergure en orbite de 27.9 m. Il est
stabilisé sur ses 3 axes. Sa durée
de vie est de 12 ans. Sa charge utile
est de 20 répéteurs en bande Ku.
29 janvier, V106, érection du troisième étage.
30 janvier, V105, remplissage du
troisième étage en oxygène et hydrogène liquides. Report
du vol V105 du lanceur Ariane 4 en raison d'un vent trop fort en altitude. Le
tir était initialement prévu à 20 h 29.
31 janvier, V105, nouveau report du vol V105 du lanceur
en raison d'un vent
trop fort.
Les responsables du tir craignent en cas d'échec des retombées sur la ville de
Kourou. Il est décidé d'attendre la nuit du deux au trois février pour
effectuer le lancement.
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Février, le
vol d'Ariane 502, franche réussite sur un plan général, fut cependant
perturbé par une anomalie : les charges utiles (des maquettes), furent placées
sur une orbite d'altitude inférieure à l'orbite géostationnaire visée.
Il s'agit du phénomène de roulis observé durant le vol de l'Etage à
Propulsion Cryotechnique, c'est-à-dire après la séparation des Etages
d'Accélération à Poudre (EAP). L'ensemble du scénario a été assez
rapidement analysé.
Les dernières analyses ont démontré que ce couple provient bien du moteur
Vulcain, plus particulièrement du divergent (tuyère). Il faut en effet savoir
que ledit divergent est refroidi avec de l'hydrogène liquide, qui circule tout
le long de la surface dans des petits conduits en forme de spirale descendante.
Sur la durée de combustion de l'EPC, après la séparation des EAP (8 minutes)
la rugosité interne de ces conduits a fourni cette rotation à l'ensemble du
lanceur, qui n'a pu être compensée par le système de contrôle d'attitude
(petites tuyères tangentielles, au niveau de l'EPS).
Quant à la cause initiale de ce roulis, il a été déterminer avec certitude. Il est certain
désormais que ce roulis est dû à l'entraînement d'une partie de la couche
limite du jet à l'intérieur du divergent du moteur Vulcain. Cet entraînement
est provoqué par la forme en spirale des tubes accolés qui constituent la
paroi refroidie de ce divergent, ou plus exactement par les aspérités qui
existent entre ces tubes (irrégularités de l'ordre de 1 à 2 dixièmes de
millimètre). Il en résulte un couple de roulis de l'ordre de 850 à 1000
newton.mètre, ce qui équivaut à une force de 50 kg placée vers la
périphérie de ce divergent, à comparer à la poussée de 100 tonnes
environ...
La mesure de ce couple, effectuée au banc quatre mois après le vol, est très
délicate et a nécessité un montage très sophistiqué.
Les solutions pour corriger ce problème de
conception (relativement minime a fortiori) sont de trois ordres :
_ 1 renforcer le système de contrôle d'attitude (SCA) pour qu'il puisse contrer
un tel couple.
_ 2 contrer directement ce couple en orientant de manière adéquate les deux tuyères
des turbo-pompes LH2 et LOX, ces deux tuyères étant solidaires du divergent du
Vulcain, de part et d'autre.
_ 3 contrer directement ce couple en excentrant le moteur Vulcain sur son bâti
d'attache à l'EPC.
La solution 1 sera implémentée, certainement provisoirement, sur le troisième
et dernier vol de qualification. La solution 2 semble être privilégiée pour
l'avenir, et devrait être également essayée pour la mission A-503 (dans ce
cas, le "super-SCA" ne serait là qu'en secours) La solution 3 serait
une solution de "rechange" pour l'après A-503, si la solution 2 n'est
pas satisfaisante. La récupération des EAP, qui n'avait pas pu être réalisée
pour A-502, suite à une défaillance des systèmes pyrotechniques de libération
des parachutes, est un autre enjeu de A-503.
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2 février, V106, transfert
du satellite Hot Bird 4 du bâtiment S1A au bâtiment S3B.
3 février, V105, report
du vol V105 en raison d'un vent trop fort en altitude.
Chaque jour de retard coûte environ 1 million de francs. Depuis les échecs de
V36 et AR501, qui ont validé les modèles mathématiques des zones d'impact,
les risques sont mieux connus et la sauvegarde a été renforcée pour protéger
la ville de Kourou.
ARIANE 44LP V105
Lancement le 4 février à 20 h 29 locale. Ce lancement a permis de placer sur orbite de transfert les satellites
BRASILSAT-B3 et INMARSAT-3F5. Ce
lanceur est le soixante-quinzièmes Ariane 4 et le dix-septièmes en version
44LP. La performance demandée au lanceur Ariane est de 4259 kilogrammes dont
3760 kilogrammes représentent la masse des satellites. À
ce jour, cent quarante-deux satellites et vingt-six charges auxiliaires ont
été placés en orbite, avec succès, par Arianespace. C'est le premier tir de
l'année 1998.
9 février, V106, début
des opérations de remplissage du satellite Hot Bird 4 au bâtiment S3B.
12 février, V106, transfert du lanceur
en zone de lancement ELA-2.
14 février, V106, érection des propulseurs d'appoint à poudre.
17 février, V106, début des opérations
combinées et répétition de chronologie lanceur (RCL).
18 février, V106, début
de l'encapsulation du satellite Hot Bird 4BSat-1B.
18 février, début
de la campagne du lanceur Ariane 40 V107 avec l'érection du premier étage.
Le 107ème lancement d'Ariane, Vol 107, doit
permettre de placer sur orbite héliosynchrone le satellite SPOT-4 en utilisant
un lanceur Ariane 40 sans propulseur d'appoint. Ce lancement sera le 77ème d'une
Ariane 4 et le 6ème en configuration 40. La performance demandée au lanceur Ariane est de 2800 kg dont 2755 kg
représentent la masse satellite à séparer sur l'orbite visée.
19 février, V106, transfert
du composite-satellite vers la zone de lancement.
19 février, V107, érection du deuxième étage.
20 février, V106, pose du composite satellites
sur le lanceur et contrôles associés. Répétition générale du lanceur.
25 février, V106, revue
d'aptitude au lancement et armements du lanceur.
26 février, V106, remplissage du premier étage et du deuxième
étage en UH 25 et N2O4.
26 février, V107, érection du troisième
étage.
27 février, V107, transfert du satellite SPOT-4
du bâtiment S1B au bâtiment S3B.
27 février, V106, remplissage 3e étage en oxygène et hydrogène
liquides.

ARIANE 42P V106
lancement le 28 février à 19 h 38 locale. Les paramètres de l'orbite de transfert géostationnaire calculés à
l'injection du troisième étage sont :
Périgée : 199,6 km pour 200 (± 3) km visés,
Apogée : 35.905 km pour 35.946 (± 150) km visés,
Inclinaison : 6,98° pour 7,00° (± 0,06)° visés.

3 mars, V107, début des
opérations de remplissage du satellite SPOT-4 au bâtiment S3B.
7 mars, V 107, transfert du lanceur
Ariane.
11 mars, V107, début des opérations combinées.
12 et 13 mars, V107, encapsulation du satellite SPOT-4 et répétition
de chronologie lanceur (RCL).
14 mars, V107, transfert du composite-satellite vers la zone de
lancement.
16 mars, V107, pose du composite satellites sur le lanceur.
17 mars, V107, répétition générale du lanceur.
18 mars, V107, revue d'aptitude au lancement et armements du lanceur.
19 mars, V107, remplissage du premier étage et du deuxième étage en UH 25 et N2O4.
20 mars, V107, remplissage 3e
étage en oxygène et hydrogène liquides. Pendant
la phase finale de préparation du satellite SPOT 4 à Kourou, le CNES a détecté une anomalie nécessitant une
intervention sur le satellite SPOT-4. En
conséquence, Arianespace a décidé de reporter le Vol 107.
Le lancement du satellite d'observation de la terre SPOT 4 est
maintenant prévu à Kourou le 24 à 02h46', heure de Paris.
ARIANE 40 V107
Lancement le 24 mars à 22 h 46 locale du lanceur Ariane V107. Le
CNES a permit une première dans l'histoire de l'observation spatiale en
réalisant une prise de vue du satellite européen ERS-1 grâce au satellite
Spot-4. ERS-1 parcourt une orbite plus basse de 41 km double Spot à la vitesse
relative de 250 Km/h.

24 mars, V108, arrivée du
satellite Nilesat-101 à Kourou et début de sa préparation au bâtiment S1A.
C'est le premier satellite pour un pays du continent africain. Ce satellite
de télévision directe a été construit pour la société égyptienne NILESAT
par MATRA MARCONI SPACE dans le cadre d'un contrat clé en main. Sa zone de
couverture s'étendra du Maroc aux pays du Golfe Persique. Son Poids total au
lancement est de 1840 kg et sa masse en orbite géostationnaire en début de vie
de 1100 kg. La masse à sec du satellite est de 795 kg. Les dimensions du corps
principal sont de(Lxl)2.4 x 1.7 m sa hauteur en orbite de 2.3 m et son envergure
en orbite de 21.5 m. Il est spiné à 5 tr/mn en GTO et sur 3 axes en GEO. Sa
durée de vie est de 16.5 ans. Sa charge utile est de 18 canaux de télévision
directe en bande Ku dont 12 actifs simultanément. Sa position orbitale sera à
7° Ouest, soit au dessus de l'Egypte.
26 mars, début de la
campagne du lanceur Ariane 44P - V108 avec l'érection du premier étage. Le
108ème lancement d'Ariane, Vol 108, doit permettre de placer sur orbite de
transfert les satellites NilSat-101 et BSat-1b en utilisant un lanceur Ariane
44P équipé de 4 Propulseurs d'Appoint à Poudre (PAP) et de la Structure
Porteuse de Lancement Double ARIANE (SPELDA). Le lanceur sera la 78ème Ariane 4
et la 11ème en configuration 44P. La performance
demandée au lanceur ARIANE est de 3535 kg dont 3069 kg représentent la masse
satellites à séparer sur l'orbite visée.
27 mars, V108, érection du deuxième étage.
27 mars, La première image de SPOT 4 a été
prise le 27 mars 1998 à 9 h 38 min 26 secondes (TU). Elle est issue d'une prise
de vue sur l'orbite 113 réalisée par l'instrument HRVIR n°2 avec une
incidence oblique de 18,9°. Elle est centrée sur le site de Baja (Hongrie) au
sud de Budapest sur le Danube. Les coordonnées géographiques de son centre
sont 46°04'50'' de latitude Nord et 18°40'00'' de longitude Est. Le produit
numérique réalisé correspond à la combinaison de la bande spectrale rouge
d'une résolution de 10 m (B2/M) avec les bandes spectrales verte (B1/XS1),
proche infrarouge (B3/XS3) et moyen infrarouge (B4/MIR) qui ont une résolution
de 20 m. Le résultat est un produit M+XI d'une résolution de 10 m contenant
quatre images correspondant respectivement aux bandes spectrales : vert, rouge,
proche infrarouge et moyen infrarouge. La représentation cartographique
correspond à la projection sur un plan tangent au centre de l'image du paysage
vu par le satellite, le haut de l'image étant orienté au Nord. Les deux
représentations de ce même produit correspondent à l'affectation des couleurs
fondamentales (rouge, vert, bleu) aux bandes spectrales de l'image numérique
Fin Mars, Aérospatiale vient de livrer à
Arianespace son centième propulseur d'appoint à poudre. Il est destiné à
Ariane 44P V108.
1 avril, V108, arrivée du
satellite BSat-1B à Kourou et début de sa préparation au bâtiment S3A.
BSat-1B est le 12ème satellite japonais lancé par Arianespace. Deuxième
satellite de la nouvelle série des BSat construit et livré en orbite par
HUGHES SPACE & COMMUNICATIONS, il permettra à la société B-SAT, l'un des
pionniers de la télévision directe au Japon, de consolider sa couverture et
son offre de services. D'un poids total au lancement de 1230 kg pour une masse
en orbite géostationnaire en début de vie de 708 kg. La masse à sec du
satellite est de 500 kg. Le diamètre du corps principal est de 12.17 m, sa
hauteur au lancement de 3.15 m et sa hauteur en orbite de 7.97 m. Sa durée de
vie est de plus de 10 ans. Sa charge utile est de 8 répéteurs de télévision
directe en bande Ku (4 en back-up). Sa position orbitale sera à 110° Est, soit
au dessus de Bornéo.
2 avril, V108, érection du troisième étage.
6 avril, V108, transfert du satellite Nilesat-101 du bâtiment S1A
au bâtiment S3B.
7 avril, V108, début des opérations de remplissage du satellite
Nilesat-101 au bâtiment S3B.
8 avril, V108, début des opérations de remplissage du satellite
BSat-1b au bâtiment S3A.
10 avril, V108, intégration du moteur à poudre du satellite
BSat-1b.
14 avril, V108, transfert du lanceur en zone de
lancement ELA-2.
17 avril, V108, érection des propulseurs d'appoint à poudre.
17 avril, V108, début des opérations combinées et répétition
de chronologie lanceur (RCL).
18 avril, V108, début de l'encapsulation du satellite BSat-1b.
19 avril, V108, fin de l'encapsulation du satellite Nilesat-101.
22 avril, V108, transfert du composite-satellite vers la zone de
lancement.
24 avril, V108, pose du composite satellites sur le lanceur et contrôles associés. Répétition générale du lanceur.
25 avril, V108, revue d'aptitude au lancement et armements du
lanceur.
27 avril, V108, remplissage du premier étage
et du deuxième étage en UH 25 et N2O4.
28 avril, V108, remplissage
3e étage en oxygène et hydrogène liquides.
ARIANE 44P V108
Lancement le 29
avril à 19 h 53 locale du lanceur Ariane
44P. Les paramètres provisoires de l'orbite de transfert
géostationnaire calculés à l'injection du troisième étage sont :
Périgée : 199,4 pour 199,6 (± 3) km visés
Apogée : 35 985 pour 35 984 (± 150) km visés
Inclinaison : 7.005° pour 6.999° (± 0,06)° visés.

12 mai, Aerospatiale livre à l'Agence
spatiale européenne (ESA), le démonstrateur de rentrée dans l'atmosphère ARD
(Atmospheric Reentry Demonstrator) qui sera lancé par Ariane 5.

La France avait convaincu ses partenaires de
l'ESA, en 1995, de lancer un projet de véhicule de retour, afin d'étendre les
capacités d'Ariane 5 et de repêcher une partie des études menées pour le
coûteux projet de la navette Hermés abandonné en 1992. En 1996, la Nasa
s'associe à l'ESA pour étudier en commun un vaisseau, de secours et de
ravitaillement, pour la station spatiale internationale. Claude Allègre hostile
aux vols habités, a désengagé cette année la France du projet. Entre-temps,
son précurseur, l'ARD, est sorti des cartons.
"Ce démonstrateur va permettre à l'Europe de prouver son indépendance
dans le domaine de la rentrée guidée dans l'atmosphère", explique
Philippe Couillard, directeur du centre opérationnel espace d'Aérospatiale.
Jusqu'à présent, seuls les Américains et les Russes maîtrisaient le retour
sur Terre de véhicules habités ou non. Les délais de fabrication très courts
et une enveloppe financière modeste ont obligé les Français à rentabiliser
des techniques déjà existantes. Ainsi des technologies venant d'Ariane 5 ont
été réutilisées pour le calculateur. la centrale inertielle et le système
de contrôle d'altitude. Quant à la forme sphéro-conique, qui permet de mieux
freiner, est largement inspirée des capsules Apollo. Ce type de freinage
provoque une onde de choc qui chauffe l'air et non le véhicule.

La capsule ARD en intégration
dans l'établissement d'Aerospatiale à Bordeaux.
Des panneaux en poudre de liège et en résine
phénolique protègent le cône et le capot de températures supérieures à
2000 degrés. Une technique de "godille" agissant sur la portance de
l'appareil lui évitera les rebonds classiques de la rentrée dans
l'atmosphère.
Le programme ARD s'élève a quarante millions d'écus sur quatre ans, soit
soixante-dix millions de francs par an, soit moins de un pour cent du budget
total du Centre national des études spatiales (CNES). La participation
française s'élève à cinquante pour cent, répartis entre Aerospatiale et
Matra Marconi Space. Alors que celle de la Belgique intervient à vingt pour
cent, l'Allemagne et l'Italie à quinze pour cent chacune.
"Cette première expérience de retour va donc permettre de passer de la
simulation à la pratique. Ouvrant, espère-t-on chez Aerospatiale, la voie à
des vois habités dans le futur, comme au transport de matériel, aller-retour.
on toute sécurité. Mais avec quels crédits?
L'analyse du second vol AR 502 a confirmé que le
couple de roulis avait été formé par le divergent du moteur Vulcain. Il a donc
été décide qu'un second système de contrôle d'attitude (SCA) serait installé sur
AR 503 et qu'il serait procédé à un ajustement de l'échappement des turbines. La
récupération des boosters avait échoué car le boîtier de largage de la jupe
avant n'a pas résisté à la charge aérodynamique. Aussi, il a été décidé que le
boîtier serait implanté à l'intérieur de la jupe et que la tolérance des
parachutes serait augmentée lors de la retombée (le booster pèse alors 40 t).
Pour lutter contre un niveau acoustique excessif, le déluge d'eau sera augmenté
sur la table de lancement. Pour atténuer le choc a l'interface de la charge
utile basse, un anneau d'amortissement sera ajouté sur la case à équipement d'AR
503 en attendant celle du programme Perfo 2000 qui sera dotée d'un système de
séparation à double découpe. Enfin, pour atténuer le choc au niveau de la charge
utile haute, la coiffe sera dotée d'un système de séparation à choc réduit
à partir d'AR 506. Le troisième et dernier vol de qualification AR 503 emportera
un satellite de télécommunications de 2790 kg (sans doute Eutelsat-3F2) et la
capsule européenne ARD de 2716 kg. La campagne de tir commencera à la
mi-juillet pour un lancement prévu le 11 septembre.
Par ailleurs, le lanceur de référence incorporera certaines modifications. Elles concernent le programme de vol (une trentaine
de modifications pour AR 503 et une douzaine d'autres pour parvenir au modèle de
référence d'ici a la fin de l'année seront testées sur l'installation de
simulation fonctionnelle, rallongement des tuyères des boosters à ergols solides
à partir d'AR 503, le retour de pression différentielle sur l'étage principal
EPC et les boosters EAP pour respecter le manuel de l'utilisateur, limiter
les charges aérodynamiques et les efforts dans les vérins à partir d'AR 504,
l'utilisation de la SPELTRA courte à partir d'AR 504, ainsi que le système de
séparation horizontale à choc réduit de la coiffe à partir d'AR 506. Par
ailleurs, la qualification structurelle du composite supérieur sera achevée pour
divers configurations à lancement simple ou double. La coiffe longue, pour sa
part, sera réalisée en 1999. Elle sera utilisée avec le satellite Envisat à la
fin 1999, les satellites Metop, puis avec le remorqueur ATV à partir de 2003. La
fiabilité est désormais estimée a 98,6 % au lieu des 98,5 % théoriques (un échec
sur 70 tirs) grâce aux données obtenues lors des deux premiers vols (l'effet des
protons sur les composants électroniques compte pour 14 %). Le programme
d'accompagnement ARTA 5 de 351,5 MUC (2,3 MdF) a largement commencé. Il s'agit
d'un ensemble d'actions préventives et correctives permettant de vérifier le
maintien des performances du lanceur, d'identifier et corriger les anomalies décelées en vol ou en essai et, si besoin, de requalifier des produits
frappés
d'obsolescence. Parmi les actions mises en place, il y a des essais de moteurs
dont un tir au banc de booster à ergols solides prévu a la fin 1999, ainsi que
l'expertise après vol des boosters récupérés en mer. Deux opérations annuelles
de récupération sont prévues dans le programme ARTA, dont la première est
programmée sur le lanceur AR 503 (celle d'AR 502 avait échouée). En outre, de
nombreux cas d'obsolescence ont été constatés dès le début de l'exploitation du
lanceur, notamment dans le domaine de l'électronique et des matériaux.
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Le programme Perfo 2000 a été adopté par
Arianespace la semaine dernière. Il se traduira par des actions d'optimisation
de la propulsion. Sur l'EPC, le régime moteur sera optimisé au cours du vol,
ceci etant obtenu par le basculement d'une vanne du générateur de gaz. La
poussée du moteur sera augmentée après la séparation des EAP pour être ensuite
diminuée après 400 s de vol afin de bénéficier du maximum d'impulsion spécifique. Le fond commun entre les
réservoirs d'oxygène et d'hydrogène sera déplacé de 17 cm vers le bas afin
d'accroître la masse
d'oxygène embarqué. Pour l'&tage supérieur (EPS), le rapport de mélange sera
optimisé, le volume du réservoir de MMH sera augmenté et la tuyère du moteur sera
allongée de 10 cm. La
case à équipement sera allégée de 108 kg en remplacant le métal par un
nid-d'abeilles (sandwich en fibre de carbone) et possédera un système de séparation
à double découpe. Enfin, le système de lancement double Sylda-5 sera allongé de 1,5
m en version longue. Ces modifications, qui seront effectives à
partir d'AR 517 (lot P2), permettront de gagner 500 kg de charge utile.
Arianespace procède également au développement de
systèmes d'interfaces pour l'adaptation de certaines charges utiles. Il y a
l'adaptateur pour appliquer des standards d'Ariane 4 sur Ariane 5, les nouveaux
standards demandés par certains clients comme Hughes (séparation pyrotechnique
en quatre points au lieu de systèmes à sangles), ainsi que le système ASAP-5
pour l'emport de petites charges utiles de 80 a 100 kg jusqu'a huit passagers
auxiliaires).
Pour modifier l'infrastructure du Centre spatial
guyanais, une enveloppe de 335,7 MUC (2,2 MdF) avait été engagée en 1995. Outre
les adaptations pour Vulcain-2 et Sylda-5, il faudra rehausser la porte et
installer une nouvelle plateforme de travail au Bâtiment d'intégration lanceur
BIL, Il faudra aussi légèrement modifier le Bâtiment d'assemblage finale BAF. Deux bras pour les
étages cryogéniques seront installés sur le mat de la
table de lancement. De plus, il faudra aussi adapter la seconde table de
lancement.
Les développements de la famille Ariane
assureront du travail aux équipes du CNES et de l'ESA jusqu'en 2006. Mais à
partir de 2007, il leur faudra étudier la génération suivante de lanceurs qui
succèdera a Ariane 5 a partir de 2020. Cette Ariane X sera probablement un engin
réutilisable. Les études qui ont été menées dans le cadre du
programme Festip seront poursuivies par le FLTP qui débutera cet automne avec un
financement modeste d'environ 100 MUC (650 MF) pour trois ans. Seulement
quelques concepts semi-réutilisables (TSTO) seront étudies dans un premier
temps. Mais les démonstrateurs en vol ne devraient pas apparaître avant 2001.
Une option pourrait consister en un EPC monté sur un étage récupérable.
Cependant, les systèmes réutilisables n'ont pas encore démontré qu'ils étaient
capable de réduire le coût des lancements.
La production d'Ariane 5 (lot P1 de 14 lanceurs
AR 503 a 516) porte sur trois lanceurs en 1998, cinq en 1999, puis six en 2000.
Certains éléments d'AR 516 sont déjà en production. Au niveau des EAP et de
l'EPS, seuls ceux du lanceur AR 503 ont été construits, tandis qu'une avance
très importante a été prise dans la production de l'EPC, ce qui pose quelques
problèmes de stockages. Le lot P2 de 20 lanceurs (AR 517 a 536) sera bientôt
commandé avec un engagement sur 50 lanceurs. La cadence de production sera de 8
lanceurs par an en 2001 et 2002, puis de 10 par an à partir de 2003. Elle sera
ainsi doublée dans les trois ans. Le cycle de production sera ainsi réduit de 44
mois pour le lot P1 à 24 mois en 2003. La cadence de lancement atteindra 8 tirs
par an en 2000, puis 10 tirs par an en 2001. Mais il sera possible d'aller
jusqu'a 12 tirs en utilisant deux tables de lancements (campagnes de 24 jours).
Des efforts seront nécessaires pour obtenir le coût de production minimal. La réduction du
coût récurrent devrait permettre de diviser le prix par deux dès le début du lot P3 par rapport a P1.
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26 mai, le CNES a mis le satellite Spot-4 à
la disposition de Spot Image qui en assurera désormais l'exploitation
commerciale.
4 juin, V112, à bord du Toucan,
l'ARD quitte le port de Bordeaux pour Kourou, il arrivera à Kourou le 14.
23 et 24 juin, le conseil de l'ESA qui s'est tenu à Bruxelles à permis
d'obtenir 1,66Mfr pour démarrer quatre nouveaux programmes :
- La première phase de développement du programme Ariane 5 plus,
- Le démarrage du programme du petit lanceur Vega,
- Le programme cadre d'observation de la Terre,
- Etude du système de navigation GNSS-2.
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