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3 avril, V129, transfert du
lanceur en zone de lancement ELA-2.

5 avril, V129, début des
opérations de remplissage du satellite Galaxie IVR au bâtiment S3B.
7 avril, V129, répétition
chronologie lanceur (RCL).
10 avril, V129, début des
opérations combinées.
11 avril, V129, encapsulation du
satellite Galaxie IVR.

12 avril, V129, transfert du
composite-satellite vers la zone de lancement.
13 avril, V129, pose du composite
satellite sur le lanceur et contrôles.
14 avril, V129, répétition générale.
15 avril, V129, revue d'aptitude
au lancement et armements du lanceur.
17 avril, V129, remplissage du 1er étage et du
2ème étage en UH 25/N2O4.

ARIANE 42L V129
19 avril décollage
à 21 h 29 locale du lanceur Ariane 42L. Les paramètres
de l'orbite (calculés à l'injection du troisième étage) sont:
- Périgée : 199.6 Km (199.7 Km (± 3) visé),
- Apogée : 32231 km (Min 29448 Km - Max 33604 Km visé),
- Inclinaison : 6.99 ° (7.00° (± 0.07°) visé).

GALAXY IVR est le sixième satellite GALAXY confié par l’opérateur privé de
télécommunications spatiales PanAmSat Corporation (Greenwich, Connecticut) au
lanceur européen, GALAXY 6 lancé en octobre 1990 par une A44L (vol 39) avec
SBS ¸ GALAXY 7 lancé en octobre 1992 par une A42P (vol 54) ¸ GALAXY 4 lancé
en juin 1993 par une A42P (vol 57) ¸ GALAXY 11 lancé en décembre 1999 par une
A44L (vol 125) ¸ GALAXY XR lancé en janvier 2000 par une A42L (vol 126).
Outre les GALAXY pour le marché intérieur américain, Arianespace a lancé
pour PanAmSat Corporation huit PAS pour l’international, et deux SBS.
La masse totale de charge utile emportée par
le lanceur est de 3737.6 kg et se décompose de la manière suivante :
_ GALAXY 4R 3668 kg
_ Virole cylindrique ACY 1920 19,6 kg
La performance maximale sur l’orbite de
transfert géostationnaire standard pour la version A42L, est d'environ 3560 kg.
On rappelle que cette performance est associée à un niveau de probabilité d’atteinte
de l’orbite avant épuisement du 3ème étage de 99 %. La performance requise
est supérieure à celle disponible pour une injection GTO classique. Une
optimisation de la mission globale lanceur + satellite a conduit à viser une
orbite GTO non standard (avec un apogée réduit) et une probabilité d’atteindre
l’orbite finale avant épuisement également non standard : on a recours aux
techniques dites P.V.A. et O.U.R.S.
La manœuvre dite P.V.A. (Perigee Velocity
Augmentation) consiste à viser une orbite " sub-GTO " (apogée
réduit < 35786 Km), avec modification de la séquence de mise à poste du
satellite. Au lieu de circulariser son orbite en une opération unique, il
effectue une première manœuvre d’augmentation de vitesse au périgée, puis
un ou plusieurs allumages aux passage successifs à l’apogée. Pour un
satellite muni d’un moteur d’apogée à ergols liquides et réallumable,
cette opération permet d’augmenter significativement la masse finale après
mise à poste : la surconsommation d’ergols satellite nécessaire pour la
correction d’orbite " sub-GTO " (par rapport à l’orbite GTO
standard), est inférieure au sur-remplisage d’ergols autorisé par l’écart
de performance lanceur entre les deux orbites. Ainsi, au prix d’une
complexification de sa séquence de mise à poste, un satellite peut gagner de
la durée de vie en orbite. Rappelons que ce procédé a déjà été utilisé
sur les vols 54, 57, 69, 74, 114, 115 et 126.
La stratégie O.U.R.S. (Optimisation de l’Utilisation
de la Réserve Statistique) offre une option d’utilisation différente du
lanceur, en consommant une partie de la réserve : on vise alors une
probabilité d’atteinte de l’orbite d’injection avant épuisement 3ème
étage, nettement inférieure à la valeur contractuelle classique de 99 %.
Cette technique a déjà été utilisée sur les vols 114, 115, 125 et 126.
La performance du lanceur est liée à l’emport
d’une quantité d’ergols, qui doit assurer l’atteinte de l’orbite visée
avant épuisement du 3ème étage. Cette réserve est censée couvrir des
dispersions atmosphériques, aérodynamiques, propulsives et massiques. Elle est
donc associée à un niveau statistique donné. Classiquement, on garantit d’atteindre
l’orbite avant épuisement dans au moins 99 % des cas.
La diminution de la probabilité définie
ci-dessus permet de réduire la réserve d’ergols embarquée, qu’on peut
alors transformer en masse de charge utile. Mais ceci induit une augmentation de
la probabilité d’injection sur une orbite dégradée.
Dans le cas d’une injection sur orbite
dégradée, c’est la charge utile qui doit compenser le déficit de DV
(déficit énergétique) pour revenir sur l’orbite visée : ceci entraîne à
une consommation des ergols satellite.
Cependant, on vérifie que le bilan est
globalement positif pour le satellite : cette consommation éventuelle est
inférieure au surplus d’ergols qu’il peut emporter grâce à cette
stratégie, soit un gain en durée de vie.
L’apogée de l’orbite visée ici est de 33
448 km pour une probabilité de 50 % , et l’apogée garanti à 99 % est de
29604 km. Sur la masse d’ergols disponibles une fois GALAXY IVR sur l’orbite
finale, le gain (par la seule utilisation de O.U.R.S.) est au maximum (si l’orbite
visée est atteinte) de l’ordre d’une centaine de kg .
Cette stratégie O.U.R.S. est
particulièrement intéressante lorsque celle-ci est couplée à la manœuvre
P.V.A. puisqu’elle induit systématiquement une correction d’apogée pour la
séquence de mise à poste. L’impact pour le satellite d’une injection
dégradée est alors moindre, par rapport à une charge utile visant une orbite
GTO standard, avec une séquence nominale prévoyant une circularisation directe
(en une unique manœuvre).
Au niveau lanceur, des travaux ont été
menés pour qualifier O.U.R.S. Côté matériel, la SEP a validé par essais la
faisabilité d’un arrêt moteur sur épuisement du LOX , et Air Liquide a,
également par essais, vérifié, dans la même hypothèse d’épuisement du
LOX, l’intégrité des réservoirs et le profil de dépressurisation des
réservoirs.
Côté système, les principales
vérifications ont porté sur le programme de vol (pour la détection d’épuisement
étage), sur la faisabilité de la séquence SCAR (respect des contraintes
réservoirs dans les deux cas : épuisement ou non du LOX), et sur le niveau de
probabilité d’épuisement LH2 aussi faible que pour les autres vols Ariane 4
: l’épuisement, s’il y a lieu, doit s’effectuer sur le LOX.
L’utilisation combinée d’O.U.R.S.-P.V.A.
ne peut s’appliquer qu’aux satellites disposant d’un moteur d’apogée
réallumable à ergols liquides. Elle suppose en outre une capacité d’adaptation
opérationnelle pour assurer la mise à poste, en cas d’injection sur une
orbite dégradée. Résultant d’une optimisation globale de la mission lanceur
+ satellite, elle permet un important gain en durée de vie pour le satellite.
166 satellites et 28 charges auxiliaires ont
déjà été placés sur orbite, avec succès, par ARIANE. 209 contrats de
services de lancement ont été enregistrés par Arianespace depuis 1981. A ce
jour, avant ce 129ème lancement d'Ariane, 39 satellites restent à lancer : Europe : 14 satellites
et hors Europe : 25 satellites
16 mai, Aerospatiale Matra Lanceur
(AML) a
livré les étages de la 100ème Ariane 4 aux Mureaux. Philippe Couillard, PDG
d’EADS LV reçoit pour cette occasion les représentants de l’industrie
spatiale européenne. L' étage sera lancé à la fin octobre.

29 mai, début de la
campagne de lancement d'Ariane 506 - V130 avec l'arrivée de l'étage principal
cryotechnique (EPC).

30 mai, V130, érection de l'étage principal
cryotechnique (EPC) sur la table de lancement mobile.

2 juin, V130,
assemblage des deux propulseurs d'appoint, qui constituent l'étage
d'accélération à poudre, sur l'étage principal cryotechnique.

5 juin, V130, arrivée du
satellite Astra-2B et début de sa préparation au bâtiment S1. Le satellite
Astra-2B a été conçu et fabriqué par Astrium, Toulouse France pour la
Société Européenne des Satellites (SES), Luxembourg. Il sera sera positionné
à 28,2 degrés Est, au dessus de l'Afrique Central. Il servira à la
retransmission de programmes de télévision pour l'Europe. Il pèse 3153 kg au
lancement, pour une masse à sec de 1510 Kg. Ses dimensions au lancement sont de
2,8 m x 1,7 m x 2,5 m et son envergure en orbite est de 32.30 m. Il utilise un
plateforme EUROSTAR 2000+. Il est équipé de 28 répéteurs en bande Ku de 108
watts chacun. Sa durée de vie est de quinze ans.

7 juin, V130, installation de
l'étage à propergol stockable (EPS) et de la case à équipement.

13 juin, V130, arrivée du
satellite GE-7 et début de sa préparation au bâtiment S1. Le satellite GE-7 a
été conçu et fabriqué par Lockheed Martin, pour la Société GE American
Communications, Inc. Il sera sera positionné à 146 degrés Ouest, au dessus de
l'Océan Pacifique. Il servira à la retransmission de communications. Il pèse
1935 kg au lancement, pour une masse à sec de 912 Kg. Ses dimensions au
lancement sont de 4.10 m de haut pour un diamètre de 3.60 m et son envergure en
orbite est de 14.50 m. Il utilise un plateforme A2100 (A). Il est équipé de 24
répéteurs en bande C de 20 watts chacun. Sa durée de vie est de quinze ans.

28 juin, V130, transfert du
satellite GE-7 du bâtiment S1 au bâtiment S3 et début des opérations de
remplissage.
30 juin, V130, transfert du
satellite Astra-2B du bâtiment S1 au bâtiment S3 et début des opérations de
remplissage.
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