|
Juillet 1975, le CNES démarre les travaux
de modification de la BEC pour Ariane. Dans un souci d' économie, le CNES pensait
réutilisé
les installations Europa 2 d'où une seule fusée
Europa avait décollé en 1971. La solution de 1973, de construire un nouveau pas de tir à 1 km au nord du pad
de tir Diamant est abandonnée. Il est prévu de refaire le massif de béton supportant le lanceur en avant de l'aire de lancement
Europa 2 d' y "enterrer" le lanceur de 6 m et de rehausser la tour de lancement de 6
m également pour rentrer Ariane dedans. Le local blindé du centre de lancement est réutilisé.
La fin des travaux de construction est prévue le 31 décembre 1976 pour une
recette en août 1977. Le coût est
estimé à 120 millions de F. Le CDL est entièrement équipé , le hall d'
assemblage est refait (il a brûlé) et de nouvelles antennes de télémesure
poursuite sont construite en aval.
Les essais de mise au point des installations doivent s'achever durant le
premier trimestre de 1978 avec des exercices de mise on oeuvre d'un lanceur
complet jusqu'à une répétition de chronologie de lancement. Le lanceur ne
doit pas voler mais à pour objet de représenter suffisamment la configuration
du lanceur réel pour que toutes les opérations de mise on oeuvre, mise en
place des étages les uns sur les autres, remplissage en ergols, pressurisation,
commandes et compte rendues des organes électriques se fassent comme sur le
premier modèle de vol. Celui ci doit arriver le 1er janvier 1979 en Guyane et
décoller le 15 mars 1979.
|

|
| L'organisation générale du
nouveau pas de tir Ariane à Kourou est visible sur le plan ci-dessus.
A l'extrême gauche, la route d'accès, protégée par un poste de
garde, débouche d'abord sur les bâtiments de bureaux (B) et le
parking, puis sur le centre de lancement (PC) protégé par un bunker
enterré (celui d'Europa 2) et sur la centrale de climatisation (C)
installée dans un bâtiment en rotonde. L'aire de lancement proprement
dite réutilise une grande partie des installations d' " Europa 2
". La rampe d'accès (R) est conservée ainsi que la plate-forme
bétonnée (PF) qui est prolongée de plusieurs mètres vers le nord.
Elle supporte la tour de lancement (T), mobile sur un double chemin de
roulement, et qui normalement recouvre le mât ombilical (M) avec ses
plates-formes et ses prises ombilicales ainsi que la fusée (F). Le
lanceur est installé en bout de plate-forme sur une nouvelle table de
lancement, partiellement enterrée (environ 7 m) afin de pouvoir rentrer
la fusée sous la tour, surélevée elle aussi de 8 m environ. Deux
grands carneaux latéraux (J) débouchent latéralement de la table de
lancement pour l'évacuation des jets des quatre moteurs du premier
étage. La table de lancement d' " Europa 2 " est actuellement
démontée et récupérée par le constructeur britannique. Le système
d'avitaillement d' " Ariane " sera par contre original.
Entièrement automatisé; il ne nécessitera plus la présence
d'ergoliers ni de camions avitailleurs sur place comme c'était le cas
avec les fusées " Europa 2 " et " Diamant " par
exemple. Les deux premiers étages utilisent les mêmes ergols UDMR
comme carburant et péroxyde d'azote (N2 041 en comburant, tandis que le
troisième étage brûle de l'hydrogène liquide et de l'oxygène
liquide. L'azote est utilisé comme gaz de pressurisation. Les nouvelles
aires de stockage sont disposées à proximité de l'aire de lancement le
parc UDMH (U protégé par un remblai est situé derrière le château d'eau (E). Le parc hydrogène liquide (LH) lui aussi protégé par un
remblai abrite le réservoir sphérique de stockage et une remorque
avitailleur. Plus loin, le parc de stockage du peroxyde d'azote (PA) ;
les réservoirs d'azote liquide et de production d'azote gazeux (AI à
côté de la cuve de rétention d'ergols et, enfin, les trois cuves de
stockage d'oxygène liquide (LOX). |
PRINCIPAUX CONTRACTANTS DE L'
ELA 1
_ Sodeteg pour l' infrastructure, l' électricité, la climatisation,
les systèmes fluides et contrôle commandes et régie;
_ Sener (Espagne), la table de lancement;
_ Hawkey Siddeley, le système de largage;
_ Aerospatiale, étude ELA et compatibilité lanceur;
_ CNES, la tour de montage, l' usine LOX et la zone d' assemblage. |
Après le dernier tir du Diamant BP4 fin 1975, le CSG se retrouve en
période d' attente jusqu' en 1978-79. Quelques 168 emploies sont
supprimés sur les 600 travaillant en Guyane. Après la fin des tirs
Diamant, le pad est mis sous "cocon". Le centre est en
outre modernisé (informatique, télémesure, radar), et quelques
infrastructures réparés (toiture, route).
| La nouvelle tour d' assemblage de
l' ELA 1. Il a fallu 7 heures pour élever de 6,5 m les 720 tonnes de la tour
Europa à l' aide de dizaines de verrins. |
 |
 |
| Une nouvel élément de structure a
été rapporté par la société générale des entreprises et une société
suédoise. L' opération commencé le 24 mars s' est terminé fin avril. |

Les carneaux du pad de tir.
La base de lancement Ariane 1,
située à environ 18 km de la ville de Kourou, a été conçue pour permettre
les lancements de développement et les lancements opérationnels d'Ariane, avec
toutes les sécurité, souplesse et efficacité nécessaires, jusqu'à la mise
en orbite de la charge utile. La conception de la base permet actuellement d' exécuter 4 à 5 lancements Ariane 1 par an.
La base de lancement comprend essentiellement
trois sous-systèmes:
_ L' Ensemble de Lancement Ariane
(ELA), situé à l'intérieur du périmètre CSG, qui regroupe les installations
spécifiques nécessaires pour l'assemblage final, les contr6les et les
opérations de lancement.
_ L' Ensemble de Préparation Charges Utiles (EPCU) qui désigne les moyens mis
à la disposition des utilisateurs pour la préparation des satellites.
_ Les Moyens Complémentaires Ariane (MCA) qui désignent les moyens du CSG et
les stations aval nécessaires pour assurer la mission demandée.
L'ELA et l'EPCU, comme par ailleurs les autres
installations et équipements financés et réalisés dans le cadre du programme
Ariane, sont la propriété de l'Agence Spatiale Européenne. Un accord
garantissant le libre accès et la libre utilisation de l'Ensemble de Lancement
et des installations associées de l'Agence à Kourou, pour les besoins des
programmes de l'ESA et de ses Etats membres, a été conclu en mai 1976 entre
l'Agence et le Gouvernement français.
L'Ensemble de Lancement Ariane 1 (ELA 1)
Pour se rendre au centre spatial en partant de
Kourou, il faut prendre la route nationale 1, vers le N-O (qui va
jusqu' à St Laurent de Maroni). Quelques kilomètre et l' on découvre le
centre technique.
En remontant la RN1, on découvre la station
météo et à 7 km le complexe de lancement des fusées
sondes, avec ses 4 pads,
puis encore à 6 km en tournant à droite, le chemin de 1200 m menant aux
anciennes installations de tir
Diamant. Le site est fermé depuis le 1er janvier
1976 et sert d' entrepôts pour les déchets industriels. Encore à 3 km, soit à 17 km du centre technique l' ELA 1.
Jusqu' en 1981, l' accès à l' ELA 1 se
faisait par un carrefour sur la RN 1: à droite, l' ELA 1, à gauche l' ensemble
de préparation des charges utiles et si l' on continué tout droit, la ville de
Sinnamari.
Sur les 1000 m permettant d' accéder à l' ELA 1 il est interdit de s' arrêter
sous peine de paraître suspect. Un premier poste de gade avec barrière marque
l' entrée de l' ELA 1. Tout le périmètre est clôturé de fils de fer
barbelés électrifiés haut de 1,5 m. Du poste de garde quatre caméras
panoramiques permettent de tout observer sur un rayon de 1000 m.


Un second poste de garde suit le premier à
quelques dizaines de mètres, juste après le bâtiment des services généraux.
Sur le devant un parking et à droite le centre de contrôle enterré renfermant
la salle de tir. Passé ce second poste, le périmètre intérieur de l'
ELA avec à gauche la zone de stockage de l' UDMH, la château d' eau, la zone de
stockage LH2, la rampe d' accès à la tour de montage et à droite la centrale
d' eau glacé. En longeant la rampe de lancement, on arrive devant les deux
carneaux d' évacuation des gaz du premier étage. Au fond à la limite de la
zone intérieure, la zone de stockage du N2O4.
|

|
ELA 1:
1-Stockage UDMH
2- château d' eau
3-réservoirs d' H2
4-Tour de montage (52 m)
5-Position de recul de la tour de montage
6-Stockage Hélium
7-Services généraux
8-Centre d' eau glacé
9-Centre De Lancement 1 (enterré)
10-Stockage hélium liquide
11-carneau d' évacuation des gaz
12-Réservoirs d' azote liquide
13-Stockage N2O4
14-Mat météo
|
L'ELA 1 qui a été réalisé en réutilisant au
maximum et en les réaménageant, les installations de l'ancien ensemble de
lancement Europa 2, comprend quatre zones distinctes:
- la zone de lancement qui regroupe les installations de l'aire de lancement et
le centre de lancement,
- la zone d'assemblage,
- la zone support ergols,
- l'usine de production d'azote et oxygène liquides.
Lors d'une campagne de lancement, les
principaux centres d'activités sur le site pour la préparation, les contrôles
et la mise en oeuvre du lanceur sont l'aire de lancement et, notamment, la tour
de montage dans laquelle le lanceur est érigé et raccordé à ses équipements
sol, et le centre de lancement d'où s'effectuent pratiquement tous les
contrôles et commandes des opérations.
La zone d'assemblage constitue principalement
une base arrière logistique. Les moyens de la zone support ergols et l'usine
d'azote/oxygène liquides constituent les installations annexes qui complètent
l'ensemble de lancement.

L'aire de lancement est constituée essentiellement des sous ensembles suivants:
_ Le massif supporte la table de lancement sur laquelle est posé le lanceur. Un
déflecteur de jet du type sec, à deux versants revêtus de béton
réfractaire, est intégré au massif et deux carneaux semi-enterrés canalisent
le jet des moteurs du premier étage au décollage
Vue des crochets qui maintiennent
Ariane sur la table de lancement et des prises de culots reliant l' étage L140.
Les crochets sont recouverts d' un enduit blanc pour les protéger des flammes
des tuyères.
_ La plate-forme de lancement située en arrière du massif, permet d'une part
l'accès principal à la tour de montage, et d'autre part sert de chemin de
roulement à celle-ci, lorsqu'il est nécessaire de procéder au retrait de la
tour;
_ Les locaux terminaux abrités sous la plate-forme de lancement contiennent les
équipements nécessaires aux contrôles, aux alimentations, à la sécurité du
lanceur et à la sauvegarde;
_ La zone d'érection, située à l'avant de la plate-forme et du massif, permet
la manutention et l'accès au poste d'érection des éléments du lanceur et des
charges utiles, érections faites à l'aide du pont roulant de la tour de
montage;
_ La rampe d'accès permet d'accéder à la plate-forme de lancement, à la
table et à la tour de montage. Sous la rampe d'accès sont abrités les
ateliers techniques, le groupe électrogène et la production d'air comprimé
_ La tour de montage entièrement climatisée se place sur la plate-forme de
lancement et, à l'extrémité avant, sur 2 portiques latéraux situés de part
et d'autre du massif de lancement. En position avancée, la tour recouvre le
lanceur sur sa table ainsi que le mât ombilical.

La zone de travail autour du
lanceur est desservie par sept passerelles fixes, judicieusement placées et par
une passerelle mobile permettant d'accéder à tous les niveaux de la charge
utile. Une enceinte intérieure à la tour de montage située entre la
passerelle mobile (Plate-forme 8) et le pont roulant constitue la zone propre
(classe 100 000) où sont amenées les charges utiles pour l'assemblage
mécanique au lanceur. Un pont roulant de 25 t permet toutes les manutentions et
érections.
Un ascenseur de 1 000 kg permet l'accès à tous les niveaux de travail. Un
escalier intérieur et un escalier extérieur permettent également tous les
accès. Un système d'évacuation d'urgence est également prevu.
_ Le mat ombilical, situé en arrière du massif et à 6,20 m de l'axe du
lanceur, est constitué par une robuste structure métallique capable de
supporter les effets de souffle au moment du lancement. Il sert de support aux
liaisons et bras ombilicaux ainsi qu'aux gaines de cibles, aux tuyauteries et
coffrets ombilicaux.

Vue des bras supportant les prises
ombilicales du troisième étage H8. Le mat est bardé de matelas sur lesquels
les parties sol des prises amortissent leur choc évitant de rebondir et de
détériorer le lanceur. Au centre, détail des prises du H8. A droite, les
prises H8 se déconnectent au décollage.
_ Les équipements et bâtiments périphériques comprennent principalement
_ Deux installations de dépotage, stockage et transfert des ergols toxiques
UDMH et N204, éloignées de plus de 150 m de toute installation pour respecter
les distances de sécurité. Ces installations de stockage d'ergols toxiques
comprennent deux réservoirs de 115 m3 pour l'UDMH et deux réservoirs de 115 m3
pour le N204. Ces capacités permettent d'effectuer deux pleins du premier et du
deuxième étages.
_ Deux installations de stockage et de transfert des ergols cryogéniques,
hydrogène liquide (LH2) et oxygène liquide (L02), situées respectivement â
100 m et à 35 m des autres installations. Ces installations de stockage
comprennent deux réservoirs de 20 m3 pour L02, deux réservoirs de 100 m3 et
une remorque conteneur de 40 m3 pour LH2. Ces capacités permettent d'effectuer
cinq pleins du troisième étage. Pour des raisons de sécurité (risque
d'explosion) l'installation de stockage du LH2 est en partie protégée par des
remblais.
_ Une installation de stockage d'azote liquide (N2) et de production d'azote
gazeux haute pression. Cinq réservoirs assurent le stockage de 300 m3 d'azote
liquide ;
_ Une installation de production et de stockage d'eau glacée nécessaire à la
climatisation de l'ensemble des installations ;
_ Une installation d'évaporation d'hélium liquide
_ Un bâtiment servitudes
_ Un bâtiment sécurité comprenant un poste de garde
et un échelon permanent de protection incendie pour tout l'Ensemble de
Lancement.
Ces installations reprennent celle
réalisées fin des années 1960 pour le lanceur Europa qui ne fut lancé qu'
une seule fois en 1971. Au 500 millions de F de coût de la base, 250 millions
avait été rajouté. Pour Ariane, quelques modifications s' imposait:
Ariane mesurant 12 m de plus qu' Europa, il fallait gagner de la hauteur par le
bas et par le haut.
_ L' ancien mat ombilical fut enlevé et remplacé par un nouveau à l' endroit
même où se dressait Europa. La table de lancement sur laquelle repose Ariane
est construite en avant du massif et abaissé de 6 m dans le sol. deux carneaux sortent sur les cotés permettant l' évacuation des gaz du premier
étage.
_ La tour de lancement chargé de réaliser l' assemblage des étages et
les connections ombilicales était trop petite pour contenir Ariane. Elle fut
donc surélevée de 6 m par le bas, une société de Suède réalisa l'
opération à l' aide de vérins.
Coût total de l' opération 250 millions F auquel s' ajoute 150 pour adapter le
reste de la base.
Le Centre de Lancement situé à 200 m du
massif est un ouvrage fortement blindé, du type blockhaus, capable d'assurer
une protection efficace du personnel et des équipements de contrôle pendant
les opérations de préparation finale, remplissage, et de lancement. Cette
protection vise à couvrir les risques d'explosion rapprochée, d'impact, en cas
de destruction en vol du lanceur, des fragments d'étages et en particulier des
moteurs, de présence de gaz toxiques autour de l'ouvrage.

Le Centre de Lancement abrite les équipements
de contrôle et de commande qui permettent d'assurer la supervision des
opérations de préparation du lanceur après érection. Dans cet ouvrage
circulaire enterré sont menées les opérations de sécurité, de remplissage
et de mise en oeuvre du lanceur avant son décollage.
La zone d'assemblage constitue la base
"arrière" de l 'aire de lancement. Elle comprend principalement
_ un hall d'assemblage destiné à recevoir les étages d'Ariane à leur
arrivée en Guyane, pour une inspection visuelle et leur préparation à
l'érection;
_ un bâtiment magasin pour le stockage des rechanges site et lanceur;
_ un bâtiment bureaux;
_ un bâtiment documentation.
La Zone support ergols comporte deux
installations de stockage principales, deux garages pour les remorques
d'avitaillement ainsi qu'un laboratoire d'analyse des ergols qui est
essentiellement utilisé comme support logistique ( stockage de conteneurs, etc.
).
L'usine de production d'azote et d'oxygène
liquides, située dans la zone industrielle de Kourou, assure la production de
ces deux produits cryogéniques pour les besoins de la base.
Avec la construction de l'ELA 2
pour Ariane 4, il a fallu barrer la RN 1 menant vers St Laurent car le
complexe se retrouvait à cheval sur la route avec la zone de lancement près de
la RN 1, à coté du périmètre extérieur de l' ELA 1 et à l' opposé,
intégré avec la zone de préparation CU, la zone de préparation lanceur.
La RN 1 bifurque à gauche
quelques kilomètres avant l' ELA 1 et contourne l' ELA 2 en passant derrière
la zone de préparation CU vers Sinnamary. Le
centre spatial est maintenant complètement isolé avec ses propres routes d'
accès.
L' ELA 1 a lancé 11 Ariane 1
entre 1979 et 1986
_ 1 L-01
Ariane-1 24 décembre 1979 CAT 1
_ 2 L-02 Ariane-1 23 mai 1980 Echec Firewheel /
Firewheel Subsat 1, 2, 3, 4 / Amsat P3A / CAT 2
_ 3 L-03 Ariane-1 19 juin 1981
Meteosat 2 / Apple / CAT 3
_ 4 L-04 Ariane-1 20 décembre 1981
MARECS 1 / CAT 4
_ 5 L-5 Ariane-1 10 septembre 1982
Echec MARECS B / Sirio 2
_ 6 L-6 Ariane-1 16 juin 1983
ECS 1 / Amsat P3B (Oscar 10)
_ 7 L-7 Ariane-1 19 octobre 1983
Intelsat-5 7
_ 8 L-8 Ariane-1 5 mars 1984
Intelsat-5 8
_ 9 V-9 Ariane-1 23 mai 1984
Spacenet 1
_ 10 V-14 Ariane-1 2 juillet 1985 Giotto
sonde interplanétaire vers la cométe de halley
_ 11 V-16 Ariane-1 22 février 1986 Spot 1 /
Viking
Pour lancer les Ariane 2 et 2, l'
ELA ne subit pas de modification important. Le troisième étage étant plus
haut mais sa base reste toujours à la même hauteur pour le remplissage. Les
boosters de la version AR 3 ne sont allumés que lorsque le lanceur est à une
dizaine de mètres de la table afin de ne pas l' endommager. Les travaux d'aménagements et de
modification de la base pour ces versions de lanceur ont démarré fin
1981.
L' ELA 1 a lancé 5 des 6 Ariane 2 et 3 des 11 Ariane 3 (dont la dernière V32)
_ 12 V-18 Ariane-2 31 mai.1986 Echec Intelsat V F14
_ 13 V-19 Ariane-2 15 septembre 1986 ECS 4 / Aussat K3
_ 14 V-21 Ariane-3 11 mars 1988 Telecom 1C
_ 15 V-24 Ariane-3 17 juin 1988 Insat 1C / ECS 5
_ 16 V-26 Ariane-2 27 octobre 1988 TDF 1
_ 17 V-28 Ariane-2 26 janvier 1989 Intelsat V F15
_ 18 V-30 Ariane-2 1 avril 1989 Tele X
_ 19 V-32 Ariane-3 11 juin 1989 Olympus
Après 25 tirs, L'ELA1 a été ferme en juillet
1989 et la tour de service a été démantelée en juin 1991.

Destruction de la tour de service.
Photos Cnes
Avec le développement du nouveau
lanceur Vega par la France et l' Italie, l' ELA 1 va renaître de ces cendres. En
1999, Arianespace envisageait de lancer le petit lanceur de l' ELA 3, mais l'
arrêt des Ariane 4 et la complexité des nouvelles versions du lanceur Ariane
5 a fait reculer ce choix. L' adaptation du Véga sur une table Ariane 5 était
trop complexe. L' ELA 2 qui ne servira plus après les Ariane 4 se révèle tout
aussi inadaptée (trop grand et servitudes inadaptées). Vega sera donc lancé
de l' ELA 1 avec une configuration mat ombilicale fixe et tour de service
mobile. le chäteau d' eau et la plateforme en béton sont toujours là, il
faudra boucher un des deux carneaux d' évacuation des gaz inadaptés pour un
lanceur à poudre. Le centre de lancement par contre sera celui d' Ariane 5, le
CDL 3 dont on aménage les bureaux dans cette optique. Le premier lancement est
espéré pour 2004-2005.

Ce qui reste de l' ELA 1 en 2001
|