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CHRONOLOGIE ARIANE

LE CENTRE SPATIAL GUYANAIS


1970

Mise en service du radar de Montabo,
10 mars lancement de la première Diamant

Pad de tir Diamant

1971

Au printemps, le VRME Véhicule de Référence Multi Etage Europa 2 se dresse sous le ciel de Kourou. Cette maquette représentant le lanceur au complet est composé d' élément non qualifié pour le vol. Seul le premier et le troisième étage seront remplit de carburant pour l' essai statique, le second Coralie sera remplit d' eau et le quatrième vidé. Le test statique sera l' occasion de valider l' ensemble de lancement Europa de Kourou avec l' érection des différents étage, l' assemblage et le contrôle complet du lanceur, les opérations de décompte aboutissant à l' allumage des moteurs Rolls Royce RZ 2 mark 2 pendant 20 secondes.  

L' essai statique du VRME a lieu le 8 mai, le premier étage est allumé durant 20 secondes et donne entière satisfaction. 

Octobre, J-22, le lanceur F11 est assemblé sur la table de lancement de la BEC.
27-29 octobre, remplissage des étages et répétition de la chronologie de lancement.
31 octobre, une première tentative de tir statique est annulé à la dernière seconde.

1er novembre, un tir statique du F11 est réalisé durant 3 secondes. Le décompte peut démarré.
H-4 h 45, la tour de montage est retirée
H- 3 h 45, remplissage en LOX du première étage.
H- 5 mn, séquence automatique.

5 novembre, le lanceur Europa 2 décolle de Kourou. Le vol termine par une explosion de la fusée 150 secondes après. A 107 secondes, le lanceur ne se comporte plus comme prévu. En effet, la télémesure indique un arrêt total des signaux de pilotage (suite à une décharge électrostatique de la coiffe chargé par l' air ambiant frotté la centrale inertielle tombe en panne). Vers 150 secondes il y a un arrêt de propulsion et l' étage Blue Streak explose. 10 secondes plus tard c'est au tour de Coralie d'exploser. Au bout de 04' 44" les restes d'Europa-2 s'abîment dans l'atlantique à 485 Km de son point de départ.

 

Le Centre de soins de Kourou s'étoffe d'une maternité

1973

Juillet, début des travaux de modification de l' ELA 1 pour Ariane

Le 11 septembre, drapeau en tête, le régiment le plus décoré de la Légion Etrangère débarque en Guyane, sur cette terre française d'Amérique du Sud qui va constituer le décor de ses activités jusqu'a la fin du XXe siècle. Kourou, nouvelle garnison du régiment vit depuis à l'heure des "Képi Blanc" qui font partie de son image comme la fusée Ariane. Le régiment a pour mission d'assurer la sécurité des installations du C.S.G. (Centre Spatial Guyanais). Ses activités se manifestent par ailleurs par sa présence à la frontière brésilienne ou face au Suriname, par des patrouilles fluviales, par des missions profondes en forêt, sans oublier les travaux d'infrastructure et d'aides humanitaires.

1975

Début des travaux de transformation du site Europa II pour le programme Ariane.

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ELA 1 en 1976

1978

Livraison de l'Ensemble de Lancement Ariane n°1 (ELA 1).

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Vue aérienne ELA 1 au début des années 80

    

La station de poursuite Leblond et une salle de lancement.
Dessous, le centre technique.

La ville de Kourou vue aérienne avec au fond la pointe des roches et l' embouchure du fleuve Kourou

1979

Premier lancement depuis l' ELA 1, L01 le 24 décembre.

Les Industriels de la Communauté Industrielle et Spatiale de Guyane (CISG) regroupent les entités suivantes : CNES, Arianespace, EADS LAUNCH VEHICLES, Air-Liquide Spatial Guyane, Regulus, Europropulsion, plus la SNECMA en tant que membre observateur, qui ont la responsabilité légale d'un établissement au CSG et qui sont des donneurs d'ordre vis-à-vis d'autres entreprises contractantes.

Le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales), établissement public à caractère industriel et commercial, assure la maîtrise d'œuvre du développement des lanceurs Ariane, de la réalisation des installations au CSG, coordonne les opérations de l'exploitation de la Base de lancement et de l' EPCU et est responsable de la sauvegarde des personnes, des biens et de l'environnement au CSG. Plus particulièrement, le CNES/CSG a les missions suivantes :

Assurer l'organisation et la coordination générale des opérations sur la base spatiale, Fournir le soutien technique et logistique à la préparation des lanceurs et des satellites, Acquérir et traiter, avec le concours des stations aval, les mesures relatives aux lancements (trajectographie, télémesure), Assurer la sauvegarde des personnes et des biens, ainsi que la protection de l'environnement lors des opérations à caractère dangereux et pendant les lancements. Le CNES dispose, pour remplir ces missions, de moyens dont il est propriétaire sur l'emprise du Centre, ainsi que de certaines installations de l'ESA placées sous responsabilité CNES : Ensemble de Préparation des Charges Utiles (EPCU) et Stations aval.

Ces moyens sont les suivants :

Le Système de Localisation et Trajectographie, qui a pour mission essentielle de déterminer la position et la vitesse du lanceur en vol et de fournir en temps réel ces éléments au service Sauvegarde Vol du CNES/CSG, aux responsables de la Base de lancement et à l'opérateur Arianespace.

Le Système de télémesure, qui a pour mission de recevoir, enregistrer et traiter la totalité des informations transmises par le lanceur en vol pour les mettre, en temps réel ou en temps différé, à la disposition du service Sauvegarde Vol du CNES/CSG, de l'opérateur de lancement Arianespace et de l'autorité de conception CNES/DLA (Direction des lanceurs). Pour les lancements vers l'est, cinq stations de réception sont mises en œuvre par le CNES/CSG pour assurer cette mission : Kourou (Guyane), Natal (Brésil), Ascension (Ile d'Ascension), Libreville (Gabon) et Malindi (Kenya).

Le Système de Télécommande de Destruction, qui a pour mission de neutraliser le lanceur à tout moment de sa phase propulsée s'il franchit les limites de sauvegarde établies pour le vol avant qu'il ne constitue un danger pour les populations proche et éloignée. La Sauvegarde Vol du CNES/CSG utilise ces trois systèmes pour évaluer en temps réel le comportement du lanceur et le neutraliser si nécessaire.

Les Moyens de prévision météorologique Le Centre de Contrôle Jupiter, à partir duquel sont coordonnées les opérations de préparation du CSG lors des chronologies finales de lancement, et qui intègre la totalité des données contribuant à la décision de lancer. Les moyens de Sauvegarde Sol et de Sécurité-Protection L'Ensemble de Préparation des Charges Utiles (EPCU) De nombreux moyens complémentaires (optronique et régie, télécommunications, informatique, maîtrise de configuration, production et distribution d'énergie électrique, de climatisation, transports, etc…)

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1981

Début des travaux de l' ELA 2 destiné aux lancements d' Ariane 4.

1988

Novembre, début des travaux de l' ELA 3 destiné aux lancement des Ariane 5.

1989

Juillet V 32 est le dernier lancement depuis l' ELA 1. Le pad a lancé 11 Ariane 1 entre 1979 et 1986, 5 Ariane 2 et 3 Ariane 3 été ferme en juillet 1989 

1991

Démantèlement de la tour de service de l' ELA 1 en juin.

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Carte du CSG et de ses installations, documents sur les consignes de sécurité lors de lancement pour V79 (Frédéric Servian)

1996

Mise en service de l' ELA 3 avec le vol V88 Ariane 501.

2002

2 mai, MM. Jean-Jacques Dordain, Directeur des Lanceurs à l’Agence spatiale européenne (ESA) et Gérard Brachet, Directeur Général du CNES ont signé à Kourou, le contrat relatif au financement des frais fixes des « installations et moyens CNES/CSG ». Le montant total de ces frais fixes s’élève à 617,4 millions d’Euros pour une période de cinq ans, de 2002 à 2006.

Ce contrat fait suite à la décision de financement du Centre spatial guyanais, adoptée le 15 novembre 2001 à Edimbourg par le Conseil de l’ESA au niveau ministériel, couvrant les 2/3 des frais fixes, pour un montant de 411,6 millions d’Euros, l’autre tiers étant financé dans le cadre du budget national du CNES, portant ainsi la contribution totale de la France à 56% de l’ensemble de ces frais fixes.

Cette décision de financement, assuré par tous les Etats-membres de l’ESA, traduit bien l’importance qu’ils attachent à l’ensemble du secteur des Lanceurs et leur solidarité dans ce domaine.

Le Centre spatial guyanais, Port spatial de l’Europe, en est d’ailleurs un élément majeur : Il permet en effet à l’Europe d’avoir un accès autonome à l’Espace et contribue à optimiser la compétitivité de l’ensemble du système Ariane ; compétitivité développée grâce aux efforts fournis par l’ensemble des partenaires présents sur la Base pour réduire les coûts tout en consolidant la qualité des prestations techniques.

Ce contrat établit les modalités techniques et financières de l’utilisation des « installations et moyens CNES/CSG » tels que définis dans l’Accord entre le Gouvernement de la République française et l’ESA signé le jeudi 11 avril 2002 à Paris.

Le terme « installations et moyens CNES/CSG » désigne les installations et moyens du CNES situés au CSG ainsi que les installations et moyens de l’ESA mis à la disposition du CNES pour l’exécution du présent Contrat (les stations aval et les Ensembles de préparation des charges-utiles-EPCU- dont le CNES assure l’exploitation). Par contre, les Ensembles de lancement Ariane (ELA) mis à la disposition d’Arianespace par l’ESA pour les opérations de lancement en Guyane ne sont pas pris en compte dans ce contrat.

Rappelons d’autre part que c’est Arianespace qui prend en charge les frais variables en fonction du nombre de lancements effectués.

Gérard Brachet a marqué sa satisfaction de voir que « L’Europe possède avec le Centre spatial guyanais l’une des bases de lancement les mieux équipées et les plus performantes au monde. Le service rendu aux utilisateurs est considéré par tous comme remarquable. Enfin son coût de maintien en conditions opérationnelles est bien inférieur à celui des bases américaines financées par le Département de la Défense et va décroître de plus de 15% de 2002 à 2006 grâce aux gains de productivité déjà identifiés ».

« Le processus d’européanisation engagé lors des contrats précédents se poursuivra grâce à la coopération entre les équipes de l’ESA et du CNES » a pour sa part déclaré Jean-Jacques Dordain à l’issue de la cérémonie de signature « en particulier dans le domaine de la politique industrielle, avec comme objectif d’obtenir pour chaque Etat-membre de l’ESA un retour industriel satisfaisant à l’issue de cette période 2002-2006 ».

Jusqu’au 31 décembre 2001, le Cnes et Arianespace étaient liés par le « Protocole Cnes/Arianespace », expirant à cette date. Cet accord prévoyait (dans les grandes lignes) qu’en contrepartie du paiement à l’Agence et au Cnes d’une redevance annuelle, Arianespace devait bénéficier, de la part du Cnes/CSG, de l’accès aux ensembles de lancement (ELA) mais aussi de supports opérationnels ainsi que de prestations diverses. Il s’agissait de prestations dites « standards » ou « optionnelles » telles que l’optique ou la vidéo, le suivi et la fourniture de télémesures, un support à la préparation des satellites, la sauvegarde… et encore des prestations dites « permanentes » de services, de logistique et de maintenance. Ce triptyque contractuel constituant un vaste ensemble désigné couramment sous le terme des « Accords Kourou ». Le contrat dit ACIA (Activités à Caractère Industriel pour Arianespace) venait s’ajouter à ce dispositif avec des prestations de type maintenance (systèmes électriques, climatisation, laboratoire, moyens de transport et de manutention…) et des prestations de logistique et de service, telles que le traitement des déchets industriels par exemple. Il prévoyait également des prestations de supports pour la mise en œuvre opérationnelle des systèmes sur les ELA et qui sollicite de nombreuses équipes pour les aspects énergie, climatisation, laboratoire, transports… décrites dans le Plan d’opération d’Arianespace.
Le calcul de la redevance était assez compliqué et fluctuait fortement d’une année sur l’autre car il reposait sur plusieurs paramètres liés au nombre de lancements, aux satellites et aux résultats d'Arianespace. Le Cnes devait également faire la part des prestations dues au titre de la redevance et des prestations payables par Arianespace. Cela donnait des contrats structurellement très composites et difficiles à borner.

Désormais deux contrats distincts régissent les relations entre le Cnes et Arianespace : le Contrat de support industriel (CSI), qui remplace l’ancien contrat ACIA et le Contrat de support opérationnel (CSO), qui reprend les prestations standards et optionnelles. Ce dernier concerne les prestations liées aux campagnes de lancement et réalisées par les services du Cnes/CSG dans le périmètre et avec les moyens du Cnes/CSG (station météo, stations aval, EPCU…). Le contrat de support industriel concerne les prestations qui s’exercent sur les ensembles de lancement, donc avec des moyens Arianespace ou Esa mais sous l’autorité technique d’Arianespace. Dans les deux cas, on distingue les prestations fixes, qui ne dépendent pas du nombre de lancements effectués, des prestations variables directement liées aux campagnes de lancements. Ces deux contrats sont financièrement assumés à 100 % par Arianespace.

 

Les directeurs du CSG
_ Guy Kramer 1966-69
_ Yves Silliard 1969-71
_ Bernard Deloffre 1971-73
_ Henri Bortzmeyer 1973-75
_ Jean Gruau 1975-77
_ Albert Vienne 1977-80
_ Pierre Bescond 1980-82
_ Marius Lefèvre 1982-85
_ Andre Remondière 1986-1991
_ Michel Mignot 1992-

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De g à dr: Mignot, Deloffre, Bescond, Vienne, Sillard, Gruau, Kramer, remondière et Lefèvre.

2003

V158 est le dernier lancement réalisé depuis l' ELA 2.Le pad a lancé aussi depuis 1988 les 114 Ariane 4, toute version confondues. Trois ont été des échecs (V36 en février 1990, V63 en janvier 1994, V70 en décembre 1994) soit 97% de succès. il y a eu 10 missions en orbite héliosynchrone (Spot 2 en 1990, ERS 1 en 1991, Topex en 1992, Spot 3 en 1993, ERS 2 en 1995, Helios 1A en 1995, ISO en 1995, Spot 4 en 1998, Helios 1B en 1999 et Spot 5 en 2002) et le reste en GTO.  Le plus grand nombre de lancements Ariane 4 effectués sur une année a été 1995 et 1997 avec 11 lancements

LE CENTRE TECHNIQUE DU CSG
L' ENSEMBLE DE PREPARATION CHARGES UTILES
ELA 1
1986 ELA 2
1996 ELA 3