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CHRONOLOGIE ARIANE

 

Centre d' Achèvement des Propulseurs et des
Engins

Au début des années 60 le gouvernement français veut se doter d'une force de frappe nucléaire de dissuasion. Le président de la république de l'époque ,Mr Charles De Gaulle ,prend donc la décision d'implanter une usine de recherche et de développement d'armement lourd et cela dans la petite commune tranquille de St Médard en Jalles  située dans la région bordelaise en Gironde. A cette époque, cette bourgade située à 13 kilomètres de Bordeaux était peuplée d'environ  6500 habitants dont l'activité principale était à la Poudrerie Nationale créée en 1666 par Jean Dupérier. Le choix du gouvernement pour la ville de St Médard en Jalles fut amené par les grands espaces aménageables de la ville et la proximité avec la Poudrerie(propriété de l'état français).La décision gouvernementale fut accueillie ,par les habitants de la ville et la municipalité, comme une opportunité à la création d'emplois. L'implantation de cette entreprise allait quelque peu basculée la vie de la commune.

L’Aérospatiale a joué un rôle déterminant dans l’évolution de la ville de St Médard en Jalles au cours des années 60. Le dynamisme de l’Aérospatiale a provoqué une explosion démographique importante et un changement conséquent dans la physionomie de la commune.

 

 

L’Aérospatiale occupe un rôle prédominant dans l’activité industrielle de St Médard en Jalles ; elle produit une partie de l’armement français , elle a une position stratégique et emploie la grande majorité intellectuelle de St Médard en Jalles .

En 1959 est créée la Société pour l’Etude et la Réalisation d’Engins Balistiques (S.E.R.E.B.) mandataire l’Etat et maître d’œuvre des futurs systèmes d’armes de dissuasion stratégique. C’est en 1962 qu’arrive dans la commune de St Médard en Jalles une petite équipe de la S.E.R.E.B. . En 1963 Sud Aviation s’installe dans la commune du Haillan et Nord Aviation décide d’aménager le site d’Issac pour organiser le détachement , chargé d’effectuer les équipements des étages du Diamant ( l’une des premières fusées françaises ) , dans les locaux provisoires du C.E.Pr ( Centre d’Engins et de Propulsions). En 1964 Nord Aviation obtient 91 hectares pour aménager les premiers laboratoires de recherche et de pyrotechnie. Le 1er janvier 1970 la S.E.R.E.B. , Nord Aviation et Sud Aviation fusionnent pour donner naissance à la Société Nationale Industrielle Aérospatiale (S.N.I.A.S.). La création officielle de l’établissement d’Aquitaine se réalise le 1er Mai de la même année sur le site d’Issac. En 1971 la 1ère unité opérationnelle de neuf missiles S2 de la force de frappe sol S.S.B.S. (Sol Sol Balistique Stratégique ) est mise en service.

La S.E.R.E.B. dispose des installations mises à sa disposition par l’Etat à St Médard en Jalles , au centre d’achèvement des propulseurs et des engins , et du centre d’essais des propulseurs où sont réalisés les opérations de finition , d’assemblage et de contrôle des engins ; c’est la qu’a été monté la fusée Diamant , qui a permis , le 26 Novembre 1965 , de réussir le premier lancement français de satellite .

 

Les emplois crées par la S.E.R.E.B. sont au nombre de 3.000 environ dont 40% de techniciens et 30% d’ingénieurs et le développement alors escompté des programmes spatiaux permet d’en envisager un probable accroissement. Nord Aviation , au début de l’année 1963 compté dans ses effectifs seulement 4 personnes puis passe au chiffre de 20 au bout de 6 mois et à 30 au début 64. En 1965 les bâtiments sont opérationnels et en 1966 d’autres sont construits , l’effectif atteint alors 120 personnes entre 1966 et 1967. Le 1er Mai de l’année 1970 l’établissement d’Aquitaine compte 900 personnes.

 

On peut voir que les sociétés constituant l’établissement d’Aquitaine ont connu un fort développement qui a entraîné l’explosion démographique de St Médard en Jalles.

 

La ville de St Médard en Jalles a subi un fort bouleversement démographique . La population saint médardaise a rajeuni et une forte population s’est inséré dans St Médard en Jalles .

De 1954 à 1975 , la population saint médardaise a presque triplé en à peu près 20 ans. Déjà de 1954 à 1962 la population accroît de 17% passant de 5924 habitants à 6972 . De 1962 à 1968 elle a augmenté de 28% passant de 6972 habitants à 8955. En tout , de 1954 à 1968 la population saint médardaise s’est accru de 51% . De 1968 à 1971 , la population passe de 8955 habitants à 10703 soit une progression de 20%. De 1971 à 1975 la population voit son effectif passer de 10703 habitants à 16265 soit une augmentation atypique de 52% . Tous ces résultats sont dus à l’implantation de l’Aérospatiale et les conséquences sur l’emploi et l’attractivité de la ville pendant la fameuse période des Trente Glorieuses.

 

Les grandes industries constituant l’Aérospatiale Matra Lanceurs étant principalement composées de techniciens et d’ingénieurs , la population qui s’installe dans St Médard en Jalles a un niveau de vie élevé et est le plus souvent d’une catégorie sociale aisée. C’est une population beaucoup plus cultivée , grâce à de nombreux diplômes acquis dans les lycées et universités bordelais , et qui s’installe dans des maisons qui constituent les lotissements , les nouvelles formes de quartiers qui se bâtissent dans le bourg toujours grandissant. Il est à noter la participation de St Aubin du Médoc qui va réaliser des installations exemplaires de travail, d’hébergements , d’habitats et de loisirs pour le personnel de la S.E.R.E.B. qui dépassera rapidement le chiffre de 500.

 

La population a tout de même triplé en vingt ans grâce à une croissance naturelle et migratoire très importante. Mais toute cette grande explosion démographique ne serait jamais arrivé sans un vif changement de la physionomie de la ville de St Médard en Jalles.

L’explosion démographique a entraîné une grande évolution de la ville car de nouveaux centres culturels et sportifs ont vu le jour ainsi que des nouvelles industries attirées par le dynamisme économique de l’Aérospatiale , et une extension de nouveaux lotissements.

 

Grâce à l’implantation de l’Aérospatiale , beaucoup de nouvelles industries se sont installées dans la région bordelaise : - création d’un centre d’essais de lancement à Biscarosse , dans les Landes. - La Société Nationale d’Etudes et de Construction de Moteurs d’Avion (S.N.E.C.M.A.) s’installe sur 30 hectares , à Blanquefort. - Centre de Recherche du Commissariat à l’Energie Atomique s’installe sur 700 hectares dans la région du Barp-Mios-Marcheprime. - En 1961 , le gouvernement confie à la Poudrerie nationale de St Médard en Jalles le soin de fabriquer les propergols (ergol assurant la propulsion des moteurs-fusées) solides , nécessaire à la propulsion des engins balistiques de la futur force de dissuasion , ce qui va entraîné une refonte profonde des installations et une augmentation considérable des effectifs (1300 emplois civils) - La France décide de se doter d’une force nucléaire de dissuasion à base d’avions et de missiles. Le passé aéronautique de la région bordelaise et la présence de la Poudrerie nationale conduisent au choix de St Médard en Jalles pour l’implantation du complexe industriel du C.A.E.P.E. (Centre d’Achèvement et d’Essais des Propulseurs et Engins). Le C.A.E.P.E. joue un rôle prépondérant dans l’évaluation au sol des missiles qui équipent les principaux systèmes d’armes assurant la défense de notre pays. - Installation de l’IGN (Institut National Géographique) dans le cadre de

la décentralisation.

 

 

 

 

 

Le centre d'achèvement et d'essais des propulseurs et engins (CAEPE) expertise les propulseurs à propergol solide de missiles stratégiques et tactiques. Il travaille pour les services de la DGA mais aussi pour de nombreux industriels comme Aérospatiale, Matra, GIAT, SNECMA, CNES, THOMSON, CELERG, SNPE, PROTAC.

Le centre rassemble l'expertise et les moyens d'essais au sol de la DGA en matière de propulsion anaérobie de missiles stratégiques et tactiques. Ainsi, le CAEPE expertise au sol des propulseurs pouvant développer jusqu'à 250 tonnes de poussée, simule une altitude représentative de l'environnement jusqu'à 50 km et teste la sécurité de systèmes pyrotechniques capables de mettre en oeuvre 10 tonnes d'explosif et 30 tonnes de propergol.

La totalité des missiles en service dans les armées françaises ont fait l'objet d'essais ou d'expertises par le centre.

 

 

Délégation générale pour l'armement (DGA)

Origine. Il y a eu un ministère de l'Armement en 1916-18, 1939-40 et 1944-46. Après 1946, les responsables gouvernementaux de la guerre, de la marine et de l'air (d'abord ministres, puis secrétaires d'État, puis délégués ministériels) ont guidé les choix en matière de politique d'armement. 1961 création de la Délégation ministérielle pour l'armement (DMA). 1964 création du Service de la surveillance industrielle de l'armement (Siar) ; des directions techniques nouvelles (recherche, engins) apparaissent. 1977 DMA devient DGA. Placée sous l'autorité du délégué général pour l'armement, collaborateur direct du ministre de la Défense.

Organisation. Rénovée le 17-1-1997. Préparation et conduite des programmes : direction des systèmes de forces et de la prospective : conduit les actions de recherche, les développements technologiques communs, prépare et conduit les programmes, dont ceux relatifs aux missiles stratégiques et aux moyens d'observation, de télécommunications et de renseignement ; direction des systèmes d'armes : conduit les programmes terrestres, navals, aéronautiques et de missiles tactiques ; direction des programmes, des méthodes d'acquisition et de la qualité : achat, qualité, maintien en condition opérationnelle. Activités industrielles, d'expertise et d'essais : direction des centres d'expertises et d'essais, service de la maintenance aéronautique et direction des constructions navales. La politique industrielle et la coopération relèvent de la direction de la coopération et des affaires industrielles ; le contrôle et la promotion des exportations sont assurés par une direction des relations internationales ; les tâches d'organisation relèvent de la direction de la gestion et de l'organisation et de la direction des ressources humaines.

Armements terrestres. Centres techniques d'expertise et d'essais (secteur étatique) : 2 520 personnes. ETBS (Établissement technique de Bourges) : systèmes d'artillerie, systèmes et matériels antichars, canons, munitions, munitions intelligentes, mines. Étas (Établissement technique d'Angers) : systèmes blindés et chars, matériels du génie, véhicules tactiques et logistiques. Cap (Centre aéroporté de Toulouse) : aérotransport, aérolargage, parachutage.

Constructions navales. Réparties sur 3 sites (Toulon, Brest, Paris) pour sa partie étatique (conduite des programmes de constructions navales). Chiffre d'affaires (en 1995) : 16 milliards de F (dont 15 % à l'exportation). Effectifs (en 1996) : 23 830 (dans 9 établissements industriels) dont 1 630 à Paris, Brest et Toulon au sein des activités étatiques. Implantations (et, entre parenthèses, effectif) : DCN Brest (6 210) : entretien Fost, flotte de surface, construction grands bâtiments. Cherbourg (4 275) : construction de sous-marins nucléaires (SNLE-SNA). Indret (1 610) : appareils propulsifs classiques et nucléaires. Lorient (3 257) : constructions neuves moyen tonnage, entretien sous-marins et flotte en service. Papeete (452) : soutien flotte Pacifique. Ruelle (1 462) : systèmes d'armes, manutention embarquée, cybernétique navale. St-Tropez (561) : étude et fabrication de torpilles. Toulon (5 583) : entretien flotte, étude.

Constructions aéronautiques. Centres d'essais (4 065 personnes) en vol : Brétigny (Essonne) ; Istres (B.-du-Rh.) ; Cazaux (Landes). Des propulseurs : Saclay. Aéronautique : Toulouse. Ateliers industriels : Bordeaux (1 330) ; Clermont-Ferrand (1 480) ; Cuers-Pierrefeu (Var, 1 210).

Missiles et espace (DME). Établissement : Vernon (Eure) : laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques (LRBA) : inertie, guidage, pilotage des missiles, aérodynamique. St-Médard-en-Jalles (Gironde) : centre d'achèvement et d'essais des propulseurs propergols solides et engins. Biscarosse (Landes) : centre d'essais des Landes (Cel) sur 15 000 ha et Captieux (Landes) : centre d'essais sur 10 000 ha : peuvent utiliser, grâce au bâtiment Monge, des axes de tir offrant des portées de 4 000 km vers les Antilles et de 6 000 km vers le Brésil. Toulon (Var) : centre d'essais de la Méditerranée (Cem).

Électronique et informatique. Environ 1 000 personnes. Fort d'Issy-les-Moulineaux (Hts-de-S.) : Service technique des systèmes informatiques et électroniques (STSIE). Bruz : Centre d'électronique de l'armement (Celar).

La DGA ne possède pas de laboratoire ; 2 établissements publics lui sont rattachés : l'Office national d'études et recherches aérospatiales (Onera, 29, av. Division-Leclerc, Châtillon-sous-Bagneux) et l'Institut franco-allemand de St-Louis (ISL) ; elle passe des contrats avec des organismes de recherches publics ou privés.

Effectifs (en 1998) : 42 077 dont 37 099 civils et 4 979 militaires. Régime (en %) : militaires 10, ouvriers 60. Effectifs de l'industrie de défense en 1996 : 184 500 (DGA étatique 20 135, aérospatial 41 000, électronique 41 974, mécanique 31 000, chantiers navals 25 500, nucléaire 6 991, chimie et divers 17 900).

Commandes (en 1998). 64,7 milliards de F.

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Renseignement. Crédits (hors direction du renseignement militaire, en millions de F, 1998) : 1367 (0,7 % du budget de la Défense) dont personnel 602, fonctionnement 204. Effectis (en 1998) : 2 920 civils. Sites : 3 cités administratives à Paris et région parisienne, 12 centres extérieurs.

Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Succède en 1982 au Sdece (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage) créé 1946. Crédits (en 1998) : 1 296 millions de F. Effectifs (en 1998) : 4 045 (dont 2/3 de civils).

Direction de la protection et de la sécurité de défense (DPSD). Crédits (en 1998, hors rémunérations et charges sociales) : 70,96 millions de F. Effectifs (en 1997) : 1 620 (1 360 militaires et 258 civils).

Direction du renseignement militaire (DRM). Créée 1992. Crédits (en 1998, hors rémunérations et charges sociales) : 81,97 millions de F dont fonctionnement 35,87. Effectifs (en 1997) : 1 689 dont administration centrale 716, organismes rattachés 347 Centre de formation et d'interprétation interarmées de l'imagerie (CFIII) 228, Centre d'information sur les rayonnements électromagnétiques (Cirem) 99, unité interarmées Helios 20, École interarmées du renseignement et des études linguistiques et détachements autonomes de transmissions 626.

Délégation aux affaires stratégiques (DAS). Créée 1992. Ne constitue pas un service de renseignement mais doit renforcer la capacité d'analyse et de réflexion stratégique du ministère de la Défense. Effectifs (en 1998) : 110 dont 57 officiers, sous-officiers et militaires du rang, 30 civils de catégorie A, 14 appelés et 10 civils de catégorie C.

 

 

 

 

 

 

Centres d'essais et de recherche. Onera (Office national d'études et de recherches aérospatiales) : créé 1946. Établissement public scientifique et technique placé sous l'autorité du min. de la Défense. Effectifs : 2 100 pers. Principaux établissements : Châtillon-sous-Bagneux (siège et principaux laboratoires), Chalais-Meudon (souffleries de recherche), Palaiseau (recherche en énergétique), Modane-Avrieux (grandes souffleries), Centre d'études et de recherches de Toulouse et Centre d'essais du Fauga-Mauzac (grands moyens d'essais nouveaux pour aérodynamique et propulsion), Lille (mécanique du vol et mécanique des structures). Salon-de-Provence : laboratoire de recherche Onera-École de l'air (mécanique de vol, optronique, interface homme-machine). Institut franco-allemand de recherche de St-Louis (ISL) : St-Louis (Ht-Rhin) : établissement public binational à caractère scientifique et technologique sous tutelle des ministères de la Défense français et allemand : recherches d'armement (balistique, aérodynamique, lasers, nouveaux lanceurs, approche intelligente des objectifs, métrologie des temps courts). Aéronautique de Toulouse : essais de caractérisation de matériaux et structures d'aéronefs (statique et fatigue) ; d'équipements et de l'avionique. Certification de logiciels critiques embarqués. Centre d'expériences aériennes militaires (CEAM) : Mont-de-Marsan (Landes). Centre d'achèvement et d'essais de propulseurs d'engins : St-Médard (Bordeaux) ; propulseurs à propergol liquide et solide, engins et lanceurs spatiaux. Laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques (LRBA) : Vernon (Eure) ; au sein de la Direction des centres d'expertise et d'essais, centre technique pour la navigation, les missiles et l'espace. Centre d'électronique de l'armement (Celar) : Bruz (Rennes) ; évaluation de systèmes électroniques et informatiques, centre technique de la guerre de l'information.

 

Remerciements TPE de Teddy Balançart-Rabot, Simon-Pierre Lagiere et Loïc Besnard, Eleves de 601 ES, Saint Médard en Jalles