Le premier tir de l'année 2007, le 31 janvier est un échec. le lanceur Zenith 3 explose au décollage détruisant une partie de la plateforme Odyssey, et la charge utile, le satcom NSS 8 du consortium SES Global (Pay-Bas). 

SL24 film.jpg (318778 octets) Sur les images du lancement fournit par Sea Launch on voit l'allumage des moteurs du premier étage (RD 171) puis à T- 2 secondes, l'effondrement du lanceur sur lui même qui tombe sur le coté avant d'exploser. L'équipe "rouge" (LP re-entry) de Sea Launch monte sur la plateforme quelques heures après l'accident. Les dégâts sont moins important que prévu vue la violence de l'explosion. L'intégrité de la plateforme est entière, pas de gros dommages apparent. Odyssey sera tracté vers Singapour ou la Corée pour réparation, aucun port américains ne pouvant le faire sur place. Reste à savoir si les investisseurs de Sea Launch auront la volonté politique et financière pour réparer la plateforme et remettre le programme à flot. SL24 montage.jpg (148274 octets)

 

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Les portes coulissantes du hangar abritant le lanceur sur la plateforme après l'explosion. Le dessous de la plateforme avec les structures qui tenait le déflecteurs de flammes, tombé dans la mer après avoir été heurté par le lanceur. A coté, le déflecteur après un tir "normal".

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Le mat ombilical après l'explosion

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Le retour d'Odysey à Long Beach

Mars, la commission d'enquête Failure Review Oversight Board mis en place après l'accident conclut que l'accident a été causé par l'ingestion d'une pièce métallique par la pompe du moteur du lanceur.

Les travaux vont se concentrer sur la plateforme Odyssey dont il faudra refaire le déflecteur, les câblages et les connections, l'interface du mat ombilical et la peinture extérieure. Le déflecteur de 250 tonnes sera construit à St Petersburg, Russie, par Design Bureau of Transport Machinery (DBTM) et installé sur place à San Diego. La plateforme sera opérationnelle en septembre pour une reprise des vols en décembre.

Test du mat ombilical

Enlèvement du mat météo pour réparation

Enlèvement de l'antenne de communication Immarsat et SAT COM (Intelsat) pour réparation

Avril, Sea Launch annonce qu'elle lancera un satcom de SES en 2009 à la place de AMC 21 avec Land Launch depuis la Russie.

Mai, Sea Launch lancera un satellite pour Mobile Satellite Ventures (CAnada) en 2010.

Juin, la commission d'enquête sur l'accident du SL 24 remet son rapport. La turbo pompe oxygène liquide du moteur RD-171M  a "avalé" un corps étranger qui en brûlant a conduit à sa destruction ainsi qu' a celle du moteur proprement dit. La commission recommande des contrôles plus accrues dans la réception du moteur avant intégration au lanceur.

Equipée d'un nouveau mat météo et de nouvelles antennes de communication, Odyssey quitte Long Beach pour Victoria Shipyard, à Esquimalt Graving Dock (British Columbia)

Mise en place d'échafaudage autour d'Odyssey pour les travaux de peinture

Peinture du hangar du Zenith

23 juillet, la fabrication du nouveau déflecteur d'Odyssey est terminée. Il sera amené par bateau courant août à Long Bach pour être monté sur la plateforme. A Long Beach, les travaux sur Odyssey se déroule avec entrains: réparation des portes du hangar, installation d'antennes de communication et remplacement des câbles brûlés.  

23 août, le déflecteur d'Odyssey est livré à Long Beach.

Le déflecteur construit à St Petersburg est embarqué à bord du Thor Amalie

Peinture sur Odyssey

Odyssey est ramené au port de Log Beach pour terminer ses réparations, notamment le changement du déflecteur.

Mise en place du déflecteur

Septembre, les premiers éléments du Zenith 3 SL25 arrive à Long Beach. Ils seront hissé dans le bateau Commander pour lancer le satellite Thuraya 3 en octobre.

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Rollout de la coiffe enfermant la charge utile et transfert du lanceur Zenith 3 dans Odyssey

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Les tests d'érection du lanceur sur Odyssey avant le départ vers le Pacifique le 1er novembre. Le Commander suit le 6. Le lancement est prévu pour le 14 novembre puis le 15 à cause de grands vents en altitude entre 15h 49 et 16h 33 GMT.
Le 14 novembre, nouveau report au 17 novembre, entre 15h 41 et 16h 25 GMT.

2008

Sea Launch réalise 6 tirs de Zenith 3, dont 5 depuis Odyssey et le premier tir du Land Launch depuis Baikonour.

15 janvier, SL 25 est lancé depuis la plateforme Odyssey avec dans sa coiffe Thuraya 3 (5200 kg).

19 mars, lancement du SL26 avec dans la coiffe le satcom DIRECT TV 11.

24 mars, premier tir du Land Launch, un Zenith 3 lancé depuis Baikonour et opéré par Sea Launch et Space International Services, Ltd à Moscou, une filiale crée par Sea Launch. Il emporte le satcom Amos 3 de l'opérateur Israelien Spacecom Satellite Communications.
Le Land Launch est aussi un Zenith 2 ou 3SLB à 2 ou 3 étages pratiquement identique au Zenith de Sea Launch avec une coiffe de 3,9 et 4 m de diamètre fabriquée par NPO Lavochkin.

Le Land Launch est opéré depuis Baikonour dans le Kazakhstan. Les différents éléments du lanceur et les satellites arrivent sur l'aéroport de Yubileiny. Les charges utiles sont dirigés vers la zone 31 pour leur intégration et l'encapsulation. Le lanceur lui est intégré en zone 42 puis lancé du complexe 45 des Zenith. Près de 60 lanceurs ont été processé depuis ces zones

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Space International Services, Ltd regroupe SDO Yuzhnoye/PO Yuzhmash, Dnepropetrovsk, Ukraine, RSC Energia, KBTM (bureau d'étude transport et mécanique) et TsENKI (infrastructure sol) toutes basées à Moscou, en Russie.

21 mai, SL27 lance Galaxy 18 de l'opérateur US PanAmSat Corporation.

16 juillet, lancement de SL28 avec dans sa coiffe Echostar 11.

Pour terminer l'anne SL29 lance Galaxy 19.

2009

Le premier lancement pour Sea Launch et le second Land Launch le 26 février avec le satcom Telstar 11N.

SL 30 suit le 20 avril avec le satellite militaire italien SICRAL (Sistema Italiana de Communicazione Riservente Allarmi).

1er juin, Sea Launch se place sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites, un équivalent de redressement judiciaire. Sea Launch avec 10 ans d'activité sans avoir fait le moindre bénéfice opérationnel (Boeing aurait fait passer son investissement initial par profits et pertes) laisse la porte ouverte à Arianespace et ILS. Ce denier a d'ailleurs pris l'intégralité de leur carnet de commande. Dans la réalité, Sea-Launch n'était plus totalement en concurrence avec Arianepace après la signature de l'accord "Launch Service Alliance", accord de principe pour que si l'un est dans l'incapacité de lancer un satellite, ce soit l'autre qui le fasse à la place. Cet accord a permis à Sea-Launch de lancer des satellites qu'Ariane ne pouvait lancer faute de place pour la période désirée par le client et ça a permis à Arianespace de lancer des satellites lorsque Sea Launch était cloué au sol.
La mise en faillite de SL ne devrait pas augmenter la cadence de lancement des autres acteurs, SL réalisait 3 tirs par an. Qui profitera de cette faillite ? Peut être Lockheed et son Atlas V, Space X et son Falcon 9 ou MHI Mitsubishi Heavy Industry et sa H2B, mais à coup sur à Arianespace et ILS.
Les pertes de SL sont estimées à 1 milliards $.

21 juin LL3 est lancé de Baikonour porteur du satellite MEASAT 3a pour Orbital Sciences Corp.

Juillet, Sea Launch va poursuivre son activité et lancer les satellites de son carnet de commandes. La mise sous la protection du Chapitre 11 lui permet en effet de continuer à fonctionner, tout en lui laissant le temps de chercher un accord avec ses créanciers.

Août, Perminov, le directeur de Roscosmos annonce que le "dépôt de bilan" de Sea-Launch ne va pas affecter le niveau d'activité de l'entreprise qui assurera ses lancements, tout en réalisant une restructuration interne. Le carnet de commande de SL n'a pour l'heure que deux commandes alors qu'il lui en faut au moins cinq pour théoriquement parvenir à l'équilibre annuel. Son endettement chronique se traduit par de nouveaux prêts pour couvrir des remboursements et une partie de l'argent payé par ses clients est allé à ces remboursements au lieu de servir à l'achat de matériel de lancement comme prévu, d'où des retards, ce qui a entraîné la colère des clients qui ont commencé à annuler leurs contrats et à demander des remboursements, propulsant Sea Launch dans une spirale d'insolvabilité.

Septembre, le satcom W7 passe chez ILS avec un Proton. Il resterait 3 contrats dans le carnet de commande de Sea Launch; à savoir XM-5 et O3b Networks en 2010 et Intelsat 17 en 2011. Concernant Land Launch, l'avenir n'est guère plus reluisant, il reste 2 satellites à lancer : Intelsat 15 et 18

Novembre, Boeing envisagerait de se retirer de Sea Launch. depuis 2007, la société a investit plus de 448 M$.

30 novembre, LL4 lance Intelsat 15.

2010

Mars,  Un second apport financier de Space Launch Services (12 M$) devrait permettre de réorganiser Sea Launch et en particulier la chaîne des fournisseurs, mais aussi la participation équitable des différents investisseurs.

Avril, RSC Energia mettrait 150 à 200 M$ pour renflouer Sea Launch.
Mai, Energia prend le contrôle de Sea Launch en payant au travers de sa filiale "Energia Overseas limited" 30 millions de dollars. Les russes ont maintenant la possibilité de lancer depuis l'équateur.

 

 

 

LES INSTALLATIONS SEA LAUNCH

Remerciement Jean Jacques Serra et Sea Launch.