LA STATION I.S.S

LE CST 100 "Starliner"


Le CST-100 (Crew Space Transportation) est un véhicule spatial permettant le transport d'astronautes proposé par Boeing en collaboration avec Bigelow Aerospace pour la relève des équipages de la Station spatiale internationale dans le cadre du projet CCDev de la NASA. C'est l'un des deux véhicules retenus par la NASA dans le cadre de l'appel d'offres CCDev de la NASA dont l'objectif est de disposer d'une solution de remplacement des vaisseaux russes Soyouz pour le transport de l'équipage américain. Le vaisseau pourrait également desservir des stations spatiales privées comme les projet Sundancer et Commercial Space Station de Bigelow Aerospace.

   

Le CST 100 pour Crew Space Transportation et 100, l'altitude où commence l'espace.

Le CST-100 proposé par Boeing est une capsule spatiale qui ressemble beaucoup au vaisseau Orion, développé par Lockheed Martin dans le cadre du programme Constellation de la NASA. Il aurait d'ailleurs les mêmes dimensions extérieures qu'Orion. Mais comme il n'a pas besoins d'assurer les missions interplanétaires de celui-ci, il dispose d'un espace accru qui lui permet de transporter un équipage qui peut atteindre 7 personnes et rejoindre la station en une journée. La capsule Boeing ne dérive pas du vaisseau Orion, mais est parfois confondu avec Orion Lite, un concept de vaisseau plus ancien résultant d'une collaboration entre Lockheed Martin et Bigelow Aerospace et qui a été depuis abandonné.

La conception s'appuiera sur l'expérience de Boeing avec les programmes de la NASA, le programme Apollo, la Navette Spatiale et l'ISS ainsi que le projet ORBITAL EXPRESS parrainé par le DoD. Boeing doit soumettre à la NASA une étude préliminaire de son vaisseau. Cette prestation est payée 18 millions de dollars par l'agence spatiale américaine. Le vaisseau proposé par Boeing pourra être placé en orbite par plusieurs types de lanceur dont Atlas V, Delta IV, et Falcon 9. Plusieurs travaux et compétences spécifiques sont requis par la NASA dans la cadre du programme CCDev comme le système de sauvetage de type "pousseur", comme envisagé sur la capsule Dragon de SpaceX.

           
 

Les communiqués de presse initiaux de Boeing n'ont pas précisé le nom du CST-100. Le nom CST-100 a été révélé au public par Robert Bigelow, de Bigelow Aerospace, en juin 2010. Les lettres CST sont l'acronyme de Crew Space Transportation et le nombre 100 dans le nom est synonyme de 100 km, la hauteur de la ligne de Kármán, qui définit la limite de l'espace.

L'avenir du CST-100 est entouré par l'incertitude. Boeing a déclaré que le véhicule pourrait être opérationnel en 2015 si le feu vert est donné tôt, mais a également indiqué qu'il ne procéderait à l'élaboration du CST-100 que si la NASA va de l'avant avec l'initiative de transport commercial d'équipage qui a été annoncé par l'administration Obama dans sa demande de budget pour l'année fiscale 2011. Roger Krone de Boeing a déclaré que l'investissement de la NASA permettrait à Boeing de clore le dossier d'affaires, alors que ce serait très difficile sans la NASA. En outre, une deuxième destination en dehors de l'ISS serait nécessaire pour clore le dossier d'affaires et Krone a déclaré que la coopération avec Bigelow était essentielle pour cela.

Fin 2010, Boeing et Space Adventures ont signé un accord pour pouvoir commercialiser des places à bord de capsule CST-100 à destination de l'ISS. Ces places seront des places inutilisées lors des vols à destination de la station, et ce projet restera tributaire de l'accord de la NASA.
Jusqu'à présent, Space Adventures commercialisait des places à bord de Soyouz, mais ces places deviennent rares. Boeing espère pouvoir mettre en oeuvre son vaisseau en 2015.

   

Maquette du CST 100 réalisé dans l'été par Boeing

2011

Février, en plus des vols à destination d'ISS, Boeing a défini un accord pour assurer le transport pour Bigelow qui travaille sur un complexe habité « privé » proposant de réaliser des applications liées à la recherche gouvernemental ou pour des entreprises. Boeing est également feuilleter les potentielles opportunités viables au niveau du marché international. Le CST-100 est conçu pour lancer un maximum de sept astronautes grâce à l’aide de plusieurs lanceurs différents, ouvrant la possibilité de vendre des capsules à d'autres gouvernements. La Russie et la Chine sont les deux seuls pays autres que les Etats-Unis, qui possèdent une réelle capacité orbitale concernant les vols spatiaux habités. L'Inde élabore sa capsule spatiale pouvant emporter deux personnes, et planifie un lancement via la prochaine génération de sa fusée GSLV en 2016. De hauts responsables de chez Boeing sont présents en Inde dans le cadre d'une délégation commerciale dirigée par le secrétaire américain au Commerce Gary Locke. Boeing, tout comme d'autres sociétés américaines ne sont donc plus tenus à l'écart du marché indien qui se trouve être en plein essor aujourd'hui, puisque le gouvernement fédéral a levé l’embargo.
Boeing espère maintenant vendre des CST-100 a des entreprises indiennes, cependant les autorités indiennes n'ont pas discutées publiquement d’un potentielle achat de CST-100. Le Japon et l'Agence spatiale européenne possèdent également des lanceurs opérationnels capables de soulever la CST-100 en orbite.
Boeing affirme que les ingénieurs ont complétés une démonstration d'atterrissage et un test de redressement de la capsule dans le cas où elle atterrit à l'envers. La société a également construit un appareil à pression et les contrôles ont été achevés sur la structure, là ou bigelow, possède son installation à Las Vegas. Boeing s'attend à remplir ses engagements contractuels avec la NASA, lorsqu’elle lui aura réattribué l’équivalent de 200 millions de dollars en plusieurs coupures. Si Boeing est à nouveau choisi par la NASA, la société prévoit une revue de conception préliminaire d'ici la fin de 2011. Une revue critique de conception, qui va solidifier l’agencement de la capsule, pour 2012. Le « pad test abort » lui est prévu pour 2013 et 2014, suivie d'une mission orbitale sans pilote, en tout auto. Une équipe de deux personnes de chez Boeing piloteront le vaisseau en orbite sur la première mission habitée vers 2015. Je ne sais pas si vous, mais moi ça me plais, de lire cela.

Maquette du CST 100 au KSc près du site de presse en juillet

Septembre, dans le désert du Mojave, en Californie, Boeing et Bigelow réalisent une série de test d'atterrissage d'une maquette de la cabine CST 100 avec des airbags. Après sa rentrée dans l'atmosphère, la cabine suspendue a 3 parachutes atterrit sur terre et est amortie par le déclenchement de 6 airbags à sa base (air et azote). Pour ce test, la cabine était suspendu sur une remorque puis laché d'une hauteur de quelques mètres. 20 tests seront necessaire pour valider le concept. Les airbags sont fabriqués par ILC Dover avec la même technologie que ceux des sondes Mars Pathfinder et Mars Exploration Rovers.

Octobre, Boeing teste en soufflerie un modèle réduit du CST-100 au centre Âmes Research Center en Californie. Ces essais devraient être terminés d'ici à la fin de ce mois selon les responsables de ladite société. Les ingénieurs aidés par des centaines de minuscules capteurs, mesureront de quelle manière l'air circule autour du modèle, qui correspond en termes de taille à environ 7 % de la taille d'une vraie CST-100 pleinement opérationnels. Les chercheurs envisagent de tester le modèle sous plus de 20 situations différentes afin de simuler les différentes étapes d'un atterrissage interrompu notamment. L'objectif de ces test de s'assurer que la CST-100 est structurellement saine et puisse être exploitée en toute sécurité.

31 octobre, les clefs de l'OPF 3 qui abritait les Orbiters de la NASA sont remis officiellement à SpaceFlorida qui les donnera à Boeing pour le processing du CST 100. Le hangar va être entièrement vidé des équipements et structures du Shuttle, l'opération prendra un an. Selon le contrat passé pour 15 ans, Space Florida et Boeing utiliseront l'OPF 3, le SSME Processinf Facility et le Processing Control Center (44 500 m2 au sol et 29800 m2 de bureaux à l'étage). Boeing assemblera ces cabines dans les 29 000 m2 de l'OPF et emploiera 500 personnes jusqu'en 2015. Le quartier général du CCP, Commercial Crew Program sera lui aussi situé dans le centre.

       

L'OPF 3 avec ses 27900 m2 deviendra la "High Bay", le SSME Processing Facility avec ses 27900 m2 la "Low Bay". A droite, le panneau signalant le C3PF de Space Florida

       

Maquette du CST 100 dans l'OPF 3 en novembre 2011.

2012

Mars, Boeing annonce avoir terminé et validé la première phase (Preliminary Design Review = PDR) du groupe CCST qui comprend le CST-100. Tout est prêt pour 2015. D'autres test sont prévus comme une série de tests de Launch Abort Engine s'est déroulé avec succès le 9 mars, des tests parachutes en avril. En mai, ce sera le tour de tester le Landing Airbag et pour juin, ce sera des tests sur le bouclier thermique et aussi contrôle d'attitude du moteur. Les premiers tests opérationnels devraient avoir lieu en 2015 avec un Atlas V.

Avril, premier test parachute / Airbag d'atterrissage à Delmar Dry Lake Bed près d'Alamo dans le Nevada. Largué d'un hélicoptère Erickson Sky Crane d'une altitude d'environ 3500 mètres, les 3 parachutes se sont ouvert normalement et la capsule est descendu sans encombres sur Terre avec la mise en place de ses 6 airbags juste avant de toucher le sol.

2 mai, un second test a lieu en ajoutant le parachute extracteur afin d'avoir un test nominal.

  

   

Juin,

       

Août, visite des installations du KSC avec le président de Space Florida Frank DiBello, le patron de la NASA Charles Bolden et un représentant de Boeing John Elbon dans l'OPF 3..

Septembre, les travaux d'aménagement de l'ancien hangar OPF 3 des Orbiters de la NASA pour abriter le CST 100 vont démarrer. Le nouveau Commercial Crew and Cargo Processing Facility (C3PF) permettra de créer 550 emploies. Selon les plans de la NASA, les autres OPF devraient être occupés par les Dream Chaser (OPF 2) et le X37 de l'USAF (OPF 1).

   

La démolition des plateformes du Shuttle est terminée dans l'OPF 3. LA phase 1 du projet initié en août et réalisée par BRPH et Hensel Construction a couté 4,5 millions $. Les ouvriers ont d'abord enlevé les équipements qui seront réutilisés ultérieurement sur d'autres programmes Les grues ont ensuite coupés en 4 semaines les 1400 tonnes a ferraille des plateformes Shuttle. Les 2 grues de 30 tonnes sur pont roulants restent en place dans le bâtiment. 

2013

Mai, les premiers tests en soufflerie du CST 100 se terminent à Houston.

Juillet, Houston, Boeing présente l'intérieur du CST 100 prévu pour transporter 5 ou 7 astronautes. D'ailleurs, 2 astronautes de la NASA se sont installés dans la cabine, équipés de leur combinaison spatiale pour valider le design intérieur de celle-ci, une étape obligatoire avant tout vol commercial. Boeing a précisé qu’il s’agissait là de la seconde version de leur cabine et que la réalisation et l’étude de l’espace intérieur sont le fruit d’une collaboration avec les ingénieurs de la NASA à l’origine des navettes spatiales et du module de commandes du programme Apollo.

Boeing s’est tournée vers Bigelow Aerospace pour la construction de la coque externe du module, la capsule mesurant 4,5 mètres de diamètre. C’est l’équipe de Boeing travaillant sur les plus gros avions de ligne qui est à l’origine de l’agencement de l’intérieur de la capsule. Un agencement qui permet non seulement d’accueillir 7 passagers, mais qui propose également un compartiment réfrigéré pour le stockage des expériences organiques. Sa modularité permet également de sacrifier 2 places pour stocker davantage de fret.
À ce jour, la NASA a alloué un budget de 570 millions de dollars à Boeing pour la réalisation de la CST-100.
 
   
 
   
 
 
Septembre, sur le site de Bigelow près de Las vegas, une maquette du CST 100 termine son 3e et dernier essais de simulation de retour en mer.

Octobre, Boeing vient de finaliser un accord avec le KSC pour utiliser les installations au Centre spatial Kennedy de la NASA afin de construire le CST 100. Rebaptisé Commercial Crew and Cargo Processing Facility (C3PF), l'ancien hangar OPF du Shuttle est en cours de modernisation par Space Florida pour répondre aux exigences de la construction de la cabine. Boeing s'attend a prendre possession du C3PF au printemps 2014.

La première phase de la rénovation du C3PF a été achevée en février, la deuxième a débuté en septembre.

La tuyère rouge orange d'un moteur de contrôle d'attitude OMAC (Orbital Maneuvering and Attitude Control) d'Aerojet pour le CST 100 testé à White Sands. 24 moteurs équiperont le CST 100. Ils seront largués avec le module de service avant le retour sur terre.

2014


Maquette du CST 100 dans le SSME PF du KSC.

Septembre, le CST 100 avec la cabine Dragon 2 de Space X est sélectionnés par la NASA pour transporter des astronautes vers ISS en 2017 dans le cadre du programme CCP, Commercial Crew Program. Chacun des industriels devra concevoir son vaisseau de transport avec tout le support sol nécessaire du lancement au retour sur terre.


 

L'OPF 3 du KSC devenu le C3PF

2015

Les 2 premiers CST 100 seront lancé par le 73eme et 80eme exemplaire de l'Atlas 5 et sera la 76eme mission du lanceur. Le premier vol Boe-OFT" sera automatique et durera 30 jours. A bord du vol F2, 2 astronautes pour tester l'ensemble du vaisseaux durant 14 jours. 2 autres vols d'essais seront réalisés. A Cap Canaveral, le pad 41 est en cours de modification. Une tour sera construite pour permettre l'embarquement des astronautes dans la cabine. Début 2017, un test "pad abort" sera conduit. Un vol automatique sera réalisé à la mi 2017.

Février, KSC, O&C Building, l'administrateur de la NASA Bolden donne un  état de l'agence spatiale pour le budget 2016. Derrière lui, le futur vaisseaux habité de la NASA, Orion entouré de 2 vaisseaux du programme CCiCAP (Commercial crew integrated Capability) ancien CCDev 3, (Commercial crew Development) le CST 100 et le Dragon. Ce contrat passé début 2012 fait suite au COTS de 2006 (transport de fret vers ISS avec le Dragon et le Cygnus), CCDev 1 et 2 de 2010 qui a vue sélectionné Blue Origin, Sierra Nevada, Space X et Boeing. Le CCiCAP comprend en plus du Dragon et du CST 100, le Dream Chaser.

Au printemps, Boeing et ULA commence la construction de la nouvelle tout d'accès au CST 100 pour le pad 41 de Cap Canaveral. Les structures seront équipées avec tout les équipements sauf le câblage et les cages d'ascenseur avant d'être assemblées et transportées vers le pad par camions. La structure de 60 m sera sur 20 niveaux. Lorsque tout sera prêt, les travaux sur le pad commenceront pour supporter la tour. 18 mois seront nécessaire pour la construction.

Dessin représentant la tour d'accès pour le CST 100. Elle sera construite derrière le massif du pad 41, laissant la place "libre" pour la table de lancement. 1er lancement avril 2017.

Jim Sponnick d'ULA et Bob Cabana, directeur du KSc lors du premier coup de pioche sur le SLC 41 le 20 février 2015

Avril, Boeing teste l'amerrissage du CST 100 au centre de Langley en Virginie. même si la cabine doit revenir sur terre suspendue à des parachutes et amortie par des airbags, les ingénieurs veulent tester la séquence d'un retour dans la mer.

Les 2 premiers tiers de la nouvelle tour du pad 41 en construction au KSC par Hensen Philips. Ils serviront de fondations pour la tour de 60 mètres qui permettra l'accès des astronautes dans le CST 100. Ces éléments construits hors site seront acheminés par camion au SLC 41 et assemblés entre les campagnes de vol des Atlas 5.

29 mai, la NASA a passé un accord avec Boeing pour la réalisation du premier vol commercial privée avec la cabine CST 100 fin 2017. Space X devrait recevoir le même accord.

Juin, la NASA vient de tester son nouveau véhicule d'évacuation du personel au sol, le MRAP sur le pad 41 de Cap Canaveral. Ce camion blindé de 18 tonnes, le Mine Resistant Ambush Protected a été mis en opération sur les routes du complexe de lancement par les ingénieurs de Boeing, la NASA, ULA et Special Aerospace Service afin de déterminer combien temps prendrait l'évacuation du personnel au sol. Lorsque le pad 41 accueillera le CST 100, les astronautes et le personnel auront la possibilité de quitter la tour de lancement par des paniers glissants qui les amèneront à 400 m du pad où seront stationnés les camions. Les essais ont montré que le temps de mise à l'abri était plus court qu'estimé. L'évacuation d'astronautes du pad n'a jamais eu lieu depuis le début de l'exploration spatiale. En 1961, une simple grue avec un panier permettait à l'astronaute de sortir de sa cabine. Pour Gemini, les astronautes étaient assis sur des siéges éjectables. Pour Apollo et le Shuttle, des paniers glissant permettaient aux astronautes de quitter la tour et s'enfermé dans un bunker. Pour le Shuttle, un véhicule blindé de la guerre M113 était devant le bunker. Les MRAP seront aussi utilisés sur le pad 39.

Septembre, Boeing présente ses nouveau hangar de son système de transport commercial d'équipage pour le processing du CST 100, le C3PF (Commercial Cargo & Crew Processing Facility), situé en place de l'ancien OPF 3 du programme Shuttle. Dans la foulé, Boeing renomme le CST 100 en "Starliner". L'OPF 3 a été loué à Boeing pour 15 ans en octobre 2011. La démolition des plateformes de service des Orbiter a commencé en septembre 2012 et s'est terminé début décembre. En février 2013, la phase 1 de rénovation se terminait. Jusqu'en été 2013, les ouvriers de Boeing ont réaménagé le bâtiment. L'OPF servira pour la production du module d'équipage et l'assemblage final. Boeing utilise aussi l'ancien SSPF, le bâtiment d'intégration des moteurs SSME du Shuttle, juste à coté pour la production du module de service. Le bâtiment entre les 2, l'ancienne petite baie logistique de l'OPF abrite désormais des bureaux.

       

Vue générale du C3PF avec l'OPF, les bureaux et le bâtiment du module de service. L'ancien OPF 3 qui a abrité notamment Discovery pendant de nombreuses années de 2005 à 2011 servira avec ses 30 000 m2 au sol de "high Bay pour le CST 100. SA façade a d'ailleurs été "décorée" avec les couleurs du CST 100 Starliner.

       

 Implantation à l'intérieur de l'OPF 3

       

Implantation de la zone de production du module de service (Service Module Production Area) avec à gauche le "Service module Area & Operations Desck, juste après le "Service module Final Assembly Aera" et en bas le "Service Module Primary Structures Aera". De la le module de service est transporté au bâtiment de production du CT100 dans la zone d'assemblage final.

       

   A l'intérieur du Service Module Production Aera (ex SSMEPF), le "structural test article" en cours de montage avec le dôme supérieur et inférieur, le tunnel et le sas prêt à être assemblé et amené sur le site de test. A la fin de cette année ou au début de 2016, la majorité des composants du prochain module arrivera au C3PF. Suivra sa mise sous tension en mai. Le premier modèle de vol sera assemblé par la suite, il volera dès mai 2017 au sommet d'un Atlas 5. 3 CST 100 de vol seront construits chacun pouvant voler 10 fois.

       

Le module structurel du CST fabriqué dans l'été 2010 en exposition dans l'ex SSME PF (photos NASA et AirllineReporter.com)

Logo du CST 100 Starliner pour aussi fêter les 100 ans de Boeing.

5 septembre, le premier niveau de la nouvelle tour d'accès pour le CST 100 est amené sur le pad 41 de Cap Canaveral. Il sera positionné juste à coté du socle de tir où est mise à feu l'Atlas 5. 7 éléments fabriqués de l'autre coté du Cap seront ainsi acheminés. Le 15, le premier niveau est positionné sur le pad après le lancement de l'Atlas AV056. 3 autres niveaux sont assemblés avant le lancement du satellite Mexicain (AV059). Les 3 derniers niveaux sont assemblés avant le tir d'un Atlas 5 le 31 octobre (satellite GPS).

       

Le 5 septembre, le premier niveaux de la tour arrive sur site. Le 23 octobre, le toit est en place. Il ne reste que l'habillage sur les cotés et le bras d'accès à installer. La tour mesure 61 m (20 étage). Le bras d'accès pour l'équipage long de13 m est à 52 m du sol

Installation de la "white room", la salle blanche sur le bras d'accès en construction à Oak Hill, à coté du centre spatial. Le bras sera positionné sur la tour l'an prochain.

9 novembre, le modèle structurel STA du CST 100 arrive au KSC. Il sera exposé au centre Visitor dans la galerie Ouest du cinéma IMAX jusqu'à fin novembre.

Le LC41 juste avant le rollout de l'Atlas du Cygnus 4. La partie haute a été assemblée, la tour mesure maintenant 61 m de hauteur. Le bras d'accès pour l'équipage sera positionné en mai-juin 2016, le pad devant être opérationnel pour octobre. Boeing a du pain sur la planche pour 2016 avec au printemps le début des opérations de test sur l'article de test (STA) du CST-100 et la première mise sous tension dans l'été suivit d'un test de mise a feu statique du SM dans la dernière partie de 2016 et le "abort test" test d'abandon au premier semestre 2017. Le premier vol sans équipage du CST-100 Starliner est prévu en avril 2017 (Atlas V 422) suivit en juillet du premier vol habité. Boeing doit d'ici là réaliser tout un programme d'intégration et d'essais intensifs pour s'assurer que tous les composants et sous-systèmes du CST-100 Starliner répondent aux exigences du CCTS (Certification of Crew Transportation System) de la NASA: essais en soufflerie, intégration des matériels et des logiciels, test de vérification des systèmes intégrés, y compris des tests de choc, vibration, thermiques et de vide.
En tout, 39 de ces tests ont été achevés cette année dont 15 terminés dans la période de 90 jours précédant la mi-Novembre.

2016

       

23 mars, des tests de déluge par eau sont menés sur le bras d'accès pour l'équipage qui équipera le pad 41 à Cap Canaveral.

   

Mai, les ingénieurs procédent à l'assemblage des parties supérieures et inférieures du CST 100 STA dans le C3PF. Il s'agit s'aligner 216 trous à la perfection. La prochaine étape sera l'assemblage du premier véhicule de vol. Les 2 vaisseaux seront testés en Californie chez Boeing

13 mai, le premier vol habité du CST 100 est repoussé à début 2018, le temps que les concepteurs se débattent avec la masse de la cabine et les charges aérodynamiques du véhicule lors du lancement ainsi qu'aux nouvelles exigences en matière de logiciels de la NASA. Le premier vol automatique est prévu pour décembre 2017.

Dans l'été, sur le SLC41 de Cap Canaveral, le bras d'accès pour l'équipage, le Crew Arm Acces est mis en place au sommet de la tour ombilicale.

Octobre, le programme CST 100 Starliner prend encore du retard. Boeing vient de reconnaitre un second glissement de son calendrier pour les premiers vols commerciaux habités du Starliner. La compagnie vient d'annoncer qu'elle ne sera pas prête à commencer les vols opérationnels avant décembre 2018.
Ce retard semble avoir été causé par des problèmes dans la chaîne d'approvisionnement et d'autres facteurs, dont John Mulholland dit qu'ils ont été en grande partie résolus. Le 1er vol-test habité devrait maintenant avoir lieu en août 2018.

Test de la configuration du lanceur Atlas CST 100 a l'aide d'une maquette de 3,64 m pesant 250 kg testé dans les souffleries du centre Ames durant 6 mois d'études. La maquette est équipée de 570 senseurs de mesure. Comme le lanceur Atlas doit voler sans coiffe avec seulement le CST 100 au sommet, il a fallu l'équiper d'une jupe grillagée de forme octogonale à l'arrière du module de service pour l'allonger pour accroître la stabilité aérodynamique pendant l'ascension et réduire les charges en vol.

Janvier 2017, Boeing présente les futurs scaphandres qu'utiliseront les astronautes du "Starliner" et la maquette du CST avec le simulateur pour les "docking" avec ISS. La tenue de couleur bleu ne sera pas destiné aux EVA, juste pour le vol, du décollage eu retour. Réalisé en matériaux plus léger et flexible, elle est plus confortable que les tenues de la NASA. La tenue est plus légère et plus souple grâce à l'utilisation de matériaux de pointe et de nouveaux modèles de  joint, le casque avec sa visière est incorporé à la tenu. Les gants sont sensible à l'écran tactile et le système d'aération et de ventilation permet aux astronautes d'être mieux rafraîchit, mais il peut si besoin pressurisé sa tenue. La tenue avec ses chaussure intégré pèse 12 kg tout équipée. Un système de zip permet d'adapter la forme de la combinaison en position debout ou coucher. Le premier vol habité du CST 100 est prévu pour août 2018. Précéderont en janvier le Pad Abort à White Sands et un vol inhabité en juin.

 

Avril, une équipe de techniciens teste le système d'évacuation en urgence du pad 41, le "slide wire" avec ses 4 lignes qui relient le niveau 12 (52,4 m) de la tour du pad (CAT Crew Acces Tower) à une zone de sécurité à 400 m de là. 5 sièges individuels courant sur 4 lignes peuvent évacuer 20 personnes du pad.

   

La zone de départ et d'arrivée du "slide wire" du pad 41

 

Août, Boeing prévoit en juin 2018 son vol automatique avec le CST 100 suivit d'un vol habité en août en LEO et en décembre pour desservir ISS.

Septembre, Boeing annonce un nouveau retard des vols du CST 100: "pas avant 2019". Le PPad Abort est repoussé àla mi 2018 et le premier vol non-habité à fin 2018. Les équipages seront annoncé d'ici un an.

Octobre, 11 des 14 "drop-test" du StarLiner terminés. La cabine utilise des airbags intérieur de voitures en les redimenssionant pour l'extérieur pour protéger l'équipage et la cabine elle-même lors de l'atterisage au sol. Ils sont gonflés à l'azote et oxygène comprimés. Le CST 100 en possède 6, un 7e est au centre en cas d'amerrissage d'urgence.

Les réservoirs du premier étage du Atlas 5 du vol OFT chez ULA à décatur.

Janvier 2018

   

Vue du CCCP (ancien OPF 3) du KSC avec la chaine d'assemblage des CST 100 Starliner. 3 cabines sont en fabrication pour les tests et qualification, le vaisseau 1 (photo) pour les essais au sol et le Pad Abort à White Sand, le vaisseau 3 pour le premier vol non-habité (Boe-OFT, Boeing Orbital Flight Test) et le vaisseau 2 pour le premier vol habité (Boe-CFT, Boeing Crew Fliht Test). A cela s'ajoutera 2 cabines pour les vols vers ISS (6 prévus sur le contrat NASA)

Le modèle structurel du CST 100 chez Boeing à Huntington Beach CA avec le module de service pour des tests de vibration et séparation.

Le vaisseau n°1 au KSC dans l'ex OPF 3 de la NASA est en cours de finalisation. Il servira au Pad Abort test à White Sand. Le premier modèle de vol sera lancé au sommet d'un Atlas 5 (AV-80) en version N22 en 2019, mission Boe-OFT.
Le LAS, système d'éjection en vol de la cabine est un système poussant, l'inverse d'Apollo et du MPCV Orion. Les 4 moteurs et 20 pour les manoeuvres orbitales (dans 4 quads) sont positionnés autour du module de service.

Mai, une nouvelle "white room" est remise en place au bout du bars de la tour CAT sur le pad 41. Elle avait été enlevé quelques semaines avant (après le vol de l'Atlas 079 du 12 avril) pour être "modernisée et améliorer afin d'assurer sa flexibilité pour les futurs partenaires commerciaux". La nouvelle salle, baptisée "Common White Room" est plus haute de 1,2 mètres. Les principales améliorations concernent les emplacements pour le stockage et les connexions des communications pour en améliorer l'accès. La salle, décorée avec un logo "USA" et "ULA" à l'extérieur a été remis au bout du bras le 9 mai. En juin, elle réalise ses premiers tests de vérification.

 

Premier étage du Atlas 5 OFT chez ULA à Décatur

Juillet, Boeing annonce "un petit incident" sur le CST dans le cadre de la préparation de son test "pad abort", les 4 moteurs hypergolique d'abandon de la cabine se sont arrêtés prématurément pendant un test à White Sands. L'une des vannes d'hydrazine est ensuite restée complètement ouverte, vidant le contenu du réservoir dans la structure et sur le pad. Un incident qui devrait retarder les premiers vols.

Fabrication des étages Centaur du Atlas 5 destiné aux vols du CST 100, CFT et OFT.

Eté 2018, sur le SLC 41 de Cap Canaveral, les astronautes Bob Behnken, Chris Ferguson, Nicole Mann et Suni Williams simulent une évacuation en urgence du pad par le "slide wire". Au sol, 2 camions blindés MRAPS attendent la récupération des astronautes et équipes au sol.

       

Aout, après l'incident de la fuite d'ergols en juin, Boeing annonce officiellement un retard pour les premiers vols du CST avec le premier vol automatique vers ISS repoussé à fin de cette année ou au début 2019 et le premier vol habité à la mi 2019. Boeing doit aussi procédé au printemps prochain au "pad Abort" de sa cabine à White Sands. Les responsables du programme ont également commenté l'incident du 2 juin dû à des vannes défectueuses dans le module de service de la cabine lors d'un essai au banc à White Sands. Ce module est équipé de 4 moteurs Aerojet de 18 tonnes de poussée fonctionnant 4,5 secondes et chargés d'éloigner la caine en cas de vol avorté associés à 48 petits moteurs de contrôle d'attitude. Lors de l'essai, tous les moteurs se sont allumés normalement puis après une seconde et demi, l'ordre a été émis de les arrêter. Plusieurs vannes ne se sont pas fermer complètement. La fuite d'ergols qui a suivit n'a heureusement pas endommagé les installations et le matériel. Une enquête est en cours pour corriger ce problème. Le nouveau calendrier de Boeing prévoit un vol automatique du CST 100 au sommet d'un Atlas 5 d'ii la fin de l'année, suivit du "pad Abort" et du premier vol habité avec 3 astronautes à bord. La NASA et Boeing ont ainsi décidé d'embarquer pour ce vol outre les pilotes de Boeing un astronaute NASA pour un séjour de longue durée dans ISS.
 

Le lanceur Atles V AV-80 qui lancera le premier CST 100 "Starliner" inhabité sera équipé de 2 boosters à poudre accolés au premier étage et d'un étage supérieur centaur à 2 moteurs RL10

3 aout, la NASA annonce la composition des équipages des futurs vols vers ISS à bord des vaisseaux commerciaux de Boeing et Space X. Eric Boe, Nicole Mann et Chris Fergusson sont assignés au premier vol habité du CST 100 de Boeing et l'équipage Josh Cassada et Sunita Williams au premier vol de certification.

   

 

DESCRIPTION D' ISS