LA STATION I.S.S

LE DREAM CHASER


Le Dream Chaser (chasseur de rêve) est développé par la société SpaceDev pour transporter 6 passagers pour un vol suborbital ou orbital. Le projet Dream Chaser est lancé en 2004  dans le cadre du programme Vision for Space Exploration. Les fondateurs de SpaceDev décide d'utiliser le concept du HL20, un avion ailé de petite taille que la NASA avait développé dans les années 1990 lui même dérivé du HL10, un "lifting body" développé dans les années 1970. Cet un véhicule de 10 tonnes à vide long de 9 m et une envergure de 7.
Jim Benson, un des fondateur de SpaceDev quitte la société et et fonde la Benson Space Cie. Il propose un autre concept mais garde le nom de Dreamchaser dans un premier temps avant de changer pour BSC SpaceShip. Benson décédera en 2008.

En 2006, la NASA lance l'appel d'offres du programme COTS (Commercial Orbital Transportation Services) destiné à sous-traiter à l'industrie spatiale privée une partie du ravitaillement de la Station spatiale internationale afin de compenser le retrait de la navette spatiale américaine programmé pour fin 2010. Le Dreamchaser est candidat positionné au sommet d'un booster composé de plusieurs moteurs hybrides. La NASA ne choisit pas le concept pour le COTS, SpaceDev signe néanmoins un accord avec la NASA pour continuer le développement du concept en vue du programme pour le transport d'astronautes.

Fin 2007, SpaceDev signe un accord de partenariat avec United Launch Alliance pour que le vaisseau puisse être lancé par une fusée Atlas V. SpaceDev est racheté en décembre 2008 par le fabricant d'électronique militaire Sierra Nevada Corporation et change son nom en Sierra Nevada Corporation's Space Systems en 2009. La société construit des petits satellites, des composants et sous systèmes et systèmes de propulsion.

SpaceDev avait choisit de doter le Dreamchaser de moteurs hybrides combinant un propergol solide avec un liquide. Les hybrides sont stockables au sol ou dans l'espace et peuvent être arrêté en cas d'urgence. Pour le Dreamchaser, c'est l'assurance d'avoir un moteur en cas de problème sur le pad, en vol et la possibilité d'une remise des gaz à l'atterrissage.

Le Dreamchaser reprend le concept du HL20 de la NASA, avec des ailes améliorées pour plus de portance, des fenêtres simplifiées et une capacité d'emport de 7 personnes au lieu de 10. il est de plus motorisés, le HL20 était simplement une chaloupe de secours pour ISS. A l'arrière, un système d'amarrage pour la station. Pour la rentrée, l'avion est recouvert de tuiles en carbone renforcé. A l'époque, le HL20 avait bénéficier de près de 1200 heures de soufflerie par le cantre Ames de la NASA.

Credits : Giuseppe de Chiara via secretprojects.co.uk


Le 1er février 2010, le projet Dreamchaser est sélectionné pour la première phase du programme Commercial Crew Development (CCDev) de la NASA dont l'objectif est de confier à l'industrie spatiale privée le développement d'un vaisseau capable de transporter les astronautes à bord de la station spatiale et à assurer leur retour. SNC alors reçoit 20 millions de $ pour fournir une étude détaillée. Il est opposé durant cette phase au projet plus classique proposé par la société Boeing associé à Bigelow Aerospace: la capsule CST-100. En avril 2011, elle reçoit 80 millions de dollars pour continuer à développer ce projet.

Décembre, Lori Garver, directrice adjointe de la NASA rencontre les entrepreneurs et constructeurs du Dreamchaser sur le site de Boulder dans le Colorado, on y voit les premières photos du Dreamchaser en construction.

Juin 2011, Sierra Nevada Space Systems (SNC) a annoncé l'achèvement de deux étapes importantes dans le cadre du développement du Dream Chaser. En vertu du programme CCDev2, SNC devrait procéder à un examen de mise à niveau du système de conception préliminaire, actuellement en cours de conception, au cours de l’année prochaine, avant de procéder aux préparatifs pour de vrais essais en vol atmosphérique. La première étape de tests à été achevée avec succès, une étape majeure dans le développement de l'engin. La première phase de tests a été complétée avec succès début juin avec la participation de la NASA et des partenaires de SNC. Toutes les exigences ont été approuvées et seront utilisées pour la conception prochaine du Dream Chaser. Cette première phase de tests complétée avec succès devrait assurer à la NASA que le futur engin de SNC répond aux exigences de certifications qu’elle attend.

La seconde étape de test à quand à elle été achevée seulement deux semaines après la première phase de tests (Milestone 1). Cette étape était un test de sélection axé sur la configuration d’un profil aérodynamique amélioré qui devrait être utilisé sur le Dream Chaser. Cela permettra d'améliorer les qualités de pilotage de l'engin lorsqu’il volera au travers des différentes couches atmosphériques, lors d’un retour sur terre. Des essais en soufflerie et sur la dynamique des fluides computationnelle ont été utilisées pour compléter les travaux de sélection ».
 

Juillet, sierra nevada corp envisage de lancer sa Dream Chaser depuis Cap Canaveral, au sommet d’une Atlas5 d’United Launch depuis le complexe de lancement 41. Le vaisseau spatial atterrirait sur la piste du KSC. La NASA et Sierra Nevada viennent de signer un accord « Space Act » qui permettra à l'entreprise et l'agence de travailler conjointement sur la détermination des installations qui pourraient servir de hangars pour le traitement de la Chaser. Aucun site spécifique n’a encore été choisi, mais l'avion spatial ne solliciterait pas de bâtiments aussi grands que ceux des Orbiter de la NASA. Sierra Nevada serait également en mesure de puiser dans l'ingénierie de la NASA, puisque les représentants de SNC ont déclaré que leurs futures opérations en Floride procréeraient des dizaines d'emplois, peut-être jusqu'à 100 voir plus. La Dream Chaser devrait commencer à voler autour de 2015.

5 décembre, le Dream Chaser subira ses essais en soufflerie au Marshall Space Flight Center à Huntsville, en Alabama. Ces tests devraient simuler des vitesses allant de Mach 0,2, soit 152 mph (244.62 km/h) à Mach 5, ou 3811 mph, soit 6133.21 km/h. Ces tests seront réalisés via « space act agreement ».
 
 
 
2012

Sierra Nevada prévoit de prendre part à une série de tests important dont un ou plusieurs essais en vol piloté dès cet été, ce qui pourrait permettre d'envisager une mission de démonstration orbitale aux alentours de 2016. Les essais en vol devront d'abord démontrer les qualités aérodynamiques du Dream Chaser. Une étape préparatoire menant à un premier vol libre pourrait avoir lieu dès la fin du mois de mai avec un « mock-up » de Dream-Chaser attaché sous le ventre d’un Sikorsky S-64 (Sky Crane)  pour vérifier la stabilité de l'avion, vérifier également son angle delta, ses stabilisateurs, et aussi de tester la capacité de levage d’une Sky-crane.
Sierra Nevada pourrait également expédier ce même « Mock-up » vers Edwards Air Force Base, en Californie, dés cet été pour prendre part à une autre série de tests de levage avant de finalement libérer l'engin lors d’un premier atterrissage automatique. Un premier vol libre depuis Edwards pourrait être réalisé via l’aide d'un CH-53 Sea ou un CH-47 Chinook fournis par l'armée américaine. Le « mock-up » sera soulevé jusqu'à 5000 m d'altitude et largué dans l’axe de la piste principale à Edwards pour accomplir l'approche et l'atterrissage sur la piste 22 bétonné de la base militaire. Il reste toutefois quelques incertitudes concernant l'aérodynamique du véhicule. En effets, le Shuttle effectuait sa décente en vol libre avec un angle nominal verrouillé à 20 degrés, le Dreamchaser  plafonnerait encore au delà des 23 degrés, avec une vitesse de 300 nœuds (max) en approche finale, tout comme l'Orbiter avait procédé à l’époque, pour se poser à peu près à 190 nœuds (mini).

Un second véhicule plus évolué devrait être construit en 2014, et devrait être appelé « véhicule suborbital / suborbital vehicule ». Cet exemplaire secondaire devrait être doté d’un système de commandes de vol plus avancé/perfectionné, et devrait être bien plus proche du véhicule orbital. Tous ses vols ne devraient être que des vols d’essais atmosphériques, il n’ira jamais dans l’espace. Bien plus tard, d’autres essais devraient être axés sur la motorisation du Chaser. Deux des moteurs provenant de Sierra Nevada devraient êtres assemblés et testés. Ces mêmes moteurs devraient être utilisés sur cet exemplaire, afin de récupérer des données relatives à un vol supersonique. Enfin une démonstration grandeur nature lancée par Atlas 5 ainsi qu’une première mission orbitale avec équipage sur orbite devraient suivre en 2015 et 2016, opéré certainement par un troisième exemplaire.
Une fois que le système Dream Chaser sera opérationnel pour de bon, la NASA n'aura plus qu'a se payer ses services.
 
28 mai, la maquette du Dreamchaser Engineering Test Article (ETA)réalise un vol captif attaché à un hélicoptère près de l'aéroport Rocky Maoutain Metropolitan dans le Colorado. C'est la 12e étape du CCDev 2 sur 19.
 
 

Juin, Le Dreamchaser utilisera une Atlas 5 d'ULA en version 402, qui n'a pas encore volé; sans boosters et équipé d'un étage Centaur à 2 moteurs RL10

En août 2012, le projet Dream Chaser est sélectionné pour faire partie de la phase 3 du programme CCDev, le Commercial Crew integrated Capability (CCiCap) avec le Dragon de Space X et le CST 100 de Boeing. Les deux comités de crédits des deux chambres du Congrès des États-Unis avait demandé à la NASA de continuer sur sa lancée pour une troisième année consécutive et procéder ainsi à la troisième phase du CCDev. Initialement la NASA souhaitait pour la troisième phase effectuer un appel d’offres pour la fourniture d’une prestation complète incluant le lanceur, le vaisseau transportant l’équipage et la mise en œuvre au sol et durant la mission. La proposition d’appel de septembre 2011 avait été rédigé en ce sens. Mais en décembre la procédure utilisée dans les deux phases précédentes a été abandonnée au profit d’un système d’appel d’offres plus classique. Le CCdev est alors devenu le CCiCap pour Commercial Crew integrated Capability. Le budget alloué devait être de 850 millions d'euros par société. il a été réduit à 406 millions $. Space X et Boeing ont reçu 440 et 460 millions $, tandis que Sierra Nevada se voyait alloué 212 millions. Cette réduction de budget obligera peut être la société à prendre des investisseurs.

Ce contrat permettra de lancer des astronautes US dans l'espace par des véhicules construits par des compagnies privées US. Le CST de Boeing sera "processé" au KSC dans l'ex OPF 3, le Dreamchaser atterrira sur la piste du centre spatial et le Dragon sera lancé du SLC 40. La version du Dream Chaser proposée peut transporter 6 passagers. Durant la phase de rentrée atmosphérique les passagers du Dream Chaser ne devraient pas subir une décélération supérieure à 1,5 g. Le vaisseau peut se déporter latéralement de sa trajectoire nominale de 1500 km pour atterrir sur un aéroport différent de celui visé. Il peut atterrir sur une piste de longueur normale. Il est réutilisable avec des coûts de maintenance modéré.

2013

Février, SNC conclut un accord avec Lockheed Martin pour la fabrication de la structure composite du premier véhicule voué à être certifié par la NASA qui ira dans l'espace.
Le "mock up" ETA sera envoyé à Edwards d'ici la fin du mois pour la première campagne d'essai en vol. L'avion passera par la case « piste » pour y subir des essais de remorquage avant d’être arrimé sous un hélicoptère (sky-crane) et démontrer sa capacité à atterrir sur une piste en dur, après de très courts vols de 30 à 40 secondes.

Mai, le Dreamchaser ETA arrive en Californie. Le transfert au DFRC aurait été retardé après que SNC ait décidé de retirer les sept unités de commande de vol (ACU) du véhicule, pour les remplacer par de nouvelles. (Les ACU sont responsables du commandement des surfaces de vol mécanisées de l'appareil). Le premier vol aura lieu en juin. La construction du FTA Flight Test Article se poursuit au Colorado.

Le Dream Chaser (ETA) est susceptible de poursuivre les essais de roulage au sol jusqu'en juillet. Les premières séries d'ALT devraient débuter aux alentours du mois d'août, après plusieurs vol stationnaires (à +/-10 000 pieds), à la verticale du lac.

Juin, SNC annonce le lancement de la dernière phase de qualification propre au moteur-fusée hybride du Dreamchaser. La société a effectué deux tests cette semaine depuis les installations de San Diego, en Californie. Un test d'allumage moteur a été achevé en préparation pour les essais moteurs à venir sous l'actuel (CCiCap). SNC procédera à une autre série d'allumages moteur pour répondre à la prochaine étape du CCiCap, qui commencera cet été.

Juillet, premier essais de roulage au sol tracté par un 4W4.

22 août, vol captif du Dreamchaser suspendu à un câble d'un hélicoptère

26 octobre, le premier vol d'essai atmosphérique du Dreamchaser ETA ALT 1 se termine en crash sur la piste de la base d'Edward CA. Un problème lors du déploiement du train d'atterrissage arrière gauche a fait basculer l'avion spatial. Le Dreamchaser a été largué d'un hélicoptère Sikorsky S 64. Selon les premiers éléments, l'avion spatial a commencé sa descente de 3500 m à un angle de 23°. A 900 mètres du sol, il a fait son arrondi se redressant légèrement. Une anomalie est survenue lors du déploiement du train d'atterrissage principal gauche (dérivé du F-5E Tiger de l'USAF). Aucun technicien et ingénieur n'a été blessé, la maquette ETA serait en mauvaise état et ne pourra certainement pas revolé. Sierra Nevada affirme pouvoir construire un autre véhicule d'essai en 2014, celui qui devait être utilisé pour les essais d'atterrissage pilotés. 
Sierra Nevada a reçu 227 millions $ pour financer le Dreamchaser via le programme CCP Commercial Crew Program en remplissant un certains nombre d'étapes pour faire progresser les efforts de développement, réduire les risques et accélérer le calendrier. Récemment, 2 étapes ont été ajoutées dans le cadre d'un accord avec la NASA. Il s'agit notamment d'une revue critique de conception qui doit être termine ce mois d'octobre et du test du système de contrôle à réaction qui doit être terminé en 2014. Sierra Nevada doit recevoir 15 millions $ à la fin des essais ALT.

Décembre, Sierra Nevada donne une explication sur l'accident du DC en octobre. la trappe du train d'atterrissage est resté fermée à cause d'une contamination du fluide hydraulique utilisé pour alimenter le système. Lors de l'atterrissage, des débris ainsi que des tuiles de son système de protection thermique se sont envolés dans toutes les directions et le véhicule s'est immobilisée en position verticale. Le dommage n'était pas aussi grave que craint par ceux qui ont observé l'atterrissage, seulement situés en surface et non sur la structure. Il a été révélé plus tard que s'il y avait eu un équipage à bord, il en serait sorti sain et sauf. Pour SNC, l'objectif de ce test sur la capacité de Dream Chaser à voler et de se rapprocher de la piste est atteint. En tant que tel, SNC est confiant et les responsables de la NASA donnent leur feu vert pour la poursuite de tests plus complets.
 

Janvier 2014, l'ESA, l'agence spatiale européenne décide d'apporter son aide à Sierra Nevada dans le développement du DC. Depuis l’abandon de l’avion spatial Hermès en 1992, le développement d’un système de transport spatial habité n’est plus une priorité pour l’Europe. Dans le schéma actuel des vols habités, avec des capacités russes et américaines (jusqu'en juillet 2011) pour le transport d'astronautes vers ISS, la mise au point d'un troisième système de transport n'a jamais été justifiée. Au lieu de cela, l'Esa a pris le chemin de la coopération internationale comme avec la cabine Orion-MPCV. Cette année, elle devrait tester en vol l'IXV, un démonstrateur de rentrée atmosphérique qui vise la maîtrise du retour d'orbite dans le domaine du transport spatial. C’est dans ce contexte que l’Esa et Sierra Nevada Corporation ont signé, à l'initiative de la firme américaine, un mémorandum d’accord qui court jusqu’à début 2015. Il prévoit notamment l’identification de technologies européennes susceptibles d’être adaptées au Dream Chaser, en plus d'études sur des missions habitées au-delà de l’ISS et la possibilité de créer un  un consortium industriel comprenant des partenaires européens pour utiliser le Dream Chaser dans le cadre de missions européennes. Cet accord permettra à l’Esa de tester son matériel et ses technologies dans l’espace à bord de ce véhicule habité. En retour, Sierra Nevada Corporation verra ses coûts de développement et délais de production réduits. Surtout, la firme américaine profitera à bon compte de l’expertise de l’Agence spatiale européenne dans ce domaine. Cependant, soucieuse de ne pas biaiser la compétition entre les trois projets, l’Esa s'est dite prête à travailler avec les deux autres projets et à fournir le même type d'assistance à Boeing et SpaceX. Dans ce contexte, l’Esa pourrait fournir le mécanisme européen d’amarrage IBDM (International Berthing and Docking Mechanism) initialement développé pour le X-38, programme abandonné. Ce système d'amarrage est standards à toutes les agences spatiales partenaires du programme de l’ISS . Outre ce mécanisme d'amarrage, l’Esa pourrait également fournir des éléments d’aménagements de l’habitacle, des systèmes d’aide au pilotage et d’autres technologies développées pour l’avion spatial Hermès.

De son coté SN annonce un premier vol orbital fin 2016 au sommet d'un Atlas 5 d'ULA.

Mars 2014, Sierra Nevada annonce le succès d'un vol test du Dream Chaser. Accomplie en vue du CCiCap, cette étape importante dénommée "4a" a donné aux ingénieurs la possibilité d'examiner des données de vol du Dream Chaser, mené à Edwards, en Californie, en collaboration avec le Dryden Flight Research Center de la NASA.
À ce jour, SNC a réalisé plus de 70 pour cent de son accord sur le CCiCap, et a reçu 100% de la valeur de chaque jalon attribué pour chaque étape terminée. Les objectifs de ce vol 4a incluait la collecte des données sur la pente de descente nominale et d'autres sur l' aérodynamisme.
L'équipe a recueilli et évalué les données reçues par les capteurs aérodynamiques placés sur le vaisseau avant le vol et après une analyse approfondie effectuée par SNC et la NASA, les résultats ont validé la performance aérodynamique du Dream Chaser et considérablement mûri sa base de données aérodynamiques dans le vol subsonique. En plus de valider le système de contrôle de vol autonome du vaisseau, l'équipe a été en mesure de se rendre compte que plus de 40 prédictions aérodynamiques se sont avérés vraies.

Mai 2014, les essais en soufflerie du Dream Chaser se terminent. Ils ont eu lieu avec différentes maquettes dont une sur l'Atlas 5 au centre Ames, au CALSPAN à New York et à Langley. 

Juillet 2014 SNC annonce une coopération avec la JAXA pour des applications de technologies japonaises et le développement de concepts de mission pour le Dream Chaser. De plus, SNC et la JAXA étudient la possibilité de lancement et retour du vaisseau spatial au Japon. Cette collaboration internationale permettra d'élargir l'étendue des capacités offertes par le Dream Chaser.
La JAXA rejoint donc l'équipe internationale qui comprend SNC, l'Agence Spatiale Européenne (ESA) et l'Agence Spatiale Allemande (DLR). SNC est convaincu que l'expertise des Japonais fera progresser le développement du DC tout en offrant des vols à la JAXA leur permettant de faire progresser leurs technologies spatiales.

Août, livraison de la structure du premier Dream Chaser commercial

Octobre 2014, le Dream Chaser se proposerait d' abriter un laboratoire d'analyses pour travailler en orbite et donc en microgravité ; comme l'A 310 zéro G mais pour des périodes d'apesanteur beaucoup plus longues.

Février 2015, SNC proposerait son Dream Chaser aux Européens.

Mars 2015, comme promis, la NASA n'abandonnera pas SNC et son Dream Chaser, malgré la perte du contrat CCtCap l'année dernière. Un agrément a été voté pour continuer de développer le Dream Chaser pour des vols cargo vers ISS avec la NASA jusqu'à la revue de concept critique CDR. SNC va envoyer son véhicule prototype ETA (Engineering Test Article) une fois réparé en Californie pour d'autres vols libres.

Octobre 2015, SNC va commencer des essais en vol du Dream Chaser ETA pour Engineering Test Article en Californie début 2016 après le crash à l'atterrissage il y a 2 ans. Le problème de déploiement du train avant a été résolue. Les premiers vols automatique suivront en 2017 pour éventuellement desservir ISS dans le cadre du contrat CRS 2 jusqu'en 2024.

Novembre, l'annonce des lauréats pour le contrat CRS 2 est repoussé à 2016 par la NASA, après le retour en vol de Space X et Orbital. Boeing et son CST 100 inhabité a été écarté de la course. Reste en course, Orbital, Space X, Lockheed Martin et Sierra Nevada qui propose un Dream Chaser cargo dérivé de la version piloté développer pour le CCtCap.

Août 2016, le Dream Chaser ETA est prêt à être transporté de son usine d'assemblage de Louisville au centre Dryden CA pour des tests d'aptitude au vol.

Janvier 2017, le Dream Chaser arrive au centre Armstronf en Californie, ex base Dryden pour débuter son programme d'essai en vol, le second vol libre ALT.

 

30 août, premier essais de vol captif du DreamChaser supporté par un hélicoptère Columbia 234 UT au centre d'essais de Dryden CA. L'avion est resté une heure et demi en l'air le temps de collecter des données de vol puis a été reposé au sol. D'autres essais sont prévus avant les vols libres et le vol orbital en 2020. En octobre 2013, le premier vol libre s'était terminé avec le train d'atterrissage avant abîmé.

11 novembre, second vol libre du DreamChaser à Edward AFB, ALT 2. L'avion spatial est largué d'un hélicoptère. Le 27 septembre denier SNC avait réalisé en secret un second vol captif du DreamChaser. Le vol libre prévu pour le 15 octobre a été repoussé suite aux incident en Californie, l'hélicoptère chargé du largage ayant été réquisitionné pour lutter contre les feux.
Selon le contrat CRS 2 passé avec la NASA, le succès de ce vol libre doit permettre de débloquer 500 millions $. Le DreamChaser doit réaliser 6 missions vers ISS à partir de 2019-2020. Sierra Nevada a l'intention aussi de proposer une version habité de son avion spatial pour un prochain contrat avec la NASA et réaliser un vol habité vers ISS ou des privées selon la demande.

       

       

Au sommet d'un lanceur Atlaqs 5, le DreamChaser sera capable de livre 5000 kg d'équipement en orbite vers ISS.

5 janvier 2018, le DreamChaser effectue un nouveau vol libre qui a produit des données subsoniques de vol et d'atterrissage. Ce "Milestone 4B" a validé la conception de l'engin spatial pour un retour sûr et fiable grâce à un atterrissage sur piste tout en douceur. Le test d'approche et d'atterrissage comprenait des manœuvres à la fois pour évaluer la réactivité du Dream Chaser, contrôler les données et mesurer la stabilité du véhicule dans des conditions très dynamiques et stressantes. Cela a mis en évidence la capacité aérodynamique du Dream Chaser ainsi que la performance du système informatique intégré qui a permis au véhicule un atterrissage en toute sécurité.

Décembre, SNC commence la construction du premier Dream Chaser dont le premier vol est prévu en 2021.

Aout 2019, la NASA annonce que le "Dream Chaser" volera vers ISS sur le lanceur d'ULA, Vulcan Centaur, vers 2021. Ce sera d'ailleurs, la première charge utile du nouveau lanceur d'ULA qui remplacera à terme les Delta 4 et Atlas 5 En développement depuis 2015, le lanceur incorpore plusieurs composants de chaque lanceurs et du matériels nouveau dont le moteur de Blue Origin, le BE4. Le Drem Chaser sera la première des 6 missions destinée à certifier le lanceur L'avion spatial sera dans une coiffe de 5 m au sommet du Vulcan centaur qui sera équipé à sa base de 4 moteurs à poudre. EN 2016, la NASA avait sélectionner 6 missions vers ISS pour le Dream chaser au travers du contrat CRS 2

 


DESCRIPTION D' ISS