ANNEXE 23
LES
VERITES D' APOLLO
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Le nom Apollo a été proposé en 1960 par le directeur du développement des vols habités à la NASA Abe Silverstein pour un vaisseau spatial triplace devant orbiter autour de la lune. C 'était la logique des choses avec un premier programme nommé Mercury en référence à la mythologie grecque. En 1961, après le discour de Kennedy, Apollo devient le programme de débarquement lunaire. Le CSM Block 1 n' a jamais été construit pour aller sur la lune. Il ne possédait pas de système d' amarrage pour le LM et de système de guidage-contrôle pour ce long voyage. Il n' y a eu qu' une seule mission habités utilisant le CM Block 1, Apollo 1. Jusqu' à décembre 1966, deux vols étaient programmés, celui de Grisson et celui de Schirra (avec Stafford, Borman et Collins en réserve). En décembre, le vol de Schirra a été annulé et remplacé par un vol Block 2 commandé par Mc Divitt, Scott et Schweickart (avec en réserve Stafford, Young et Cernan). Le 27 janvier 1967, le Block 2 n' était toujours pas construit. 1966, le poids et la complexité du mélange azote oxygène: Charlie Feltz, chef ingénieur chez North American dans les premiers jours du programme Apollo a déclaré qu' initialement il avait poussé pour un système à deux gaz parce que l' oxygène pur était très dangereux, mais la NASA était passée outre. Et selon Chris Kraft, il n' y avait pas d' obstacles techniques pour utiliser un tel système utilisant l' azote et l' oxygène. L' instrumentation précise pour contrôler ce mélange n' était toujours pas développée. Le Velcro explose dans une atmosphère d' oxygène. En 1966, il y avait 10 fois plus de Velcro dans la cabine que prévu à l' origine, parce que les astronautes avaient "personnalise" leur vaisseau et en voulaient toujours plus partout. L' écoutille d' Apollo Block 1 était composée de plusieurs pièces et non d' une comme le seront les vaisseaux Block 2. A l' origine, les plans prévoyait une ouverture de l' extérieur mais la NASA décida d' une ouverture par dedans. L' ironie a voulut que cette décision fut prise suite aux problème rencontrés par Grisson sur Mercury. L’histoire du "Fisher Space Pen" Au temps du programme Mercury, les simulations étaient assez primitives comparées à ce qu’elles deviendront par la suite. Sur la console de Chris Kraft il y avait toujours un moniteur relié à une des caméras du pas de tir, il pouvait donc voir en direct une Redstone ou une Atlas … (A l’époque le "contrôle" des missions se faisait au cap). Avant une simulation, John Hatcher, un contrôleur de vol, a trouvé le moyen de relier le moniteur à un magnétoscope dans lequel il y avait le film d’un décollage et dont il avait "calé" la bande à T-0 , le magnéto devait se mettre en route au moment où Kraft démarre l’horloge du début de la mission.. Le jour venu, la simulation commence, Kraft enclenche donc le "chrono" lorsqu’à sa grande stupéfaction, il voit la fusée décoller, il se retourne vers Gene Kranz qui était dans la confidence et s’écria « Regarde ça ! » Kraft était livide et il s’écria à nouveau « Tu as vu ça ? » Tous ceux qui ont vu la tête de Kraft, pensant qu’il avait accidentellement provoqué le décollage de la fusée ne l’oublieront jamais !
LE BUREAU DES ASTRONAUTES Henri Landwirth avait 13 ans lorsqu’il fut
déporté avec ses parents, ces derniers mourront dans un camp de concentration.
Il émigra aux Etats-Unis en 1947, et devint le gérant du Starlight Hôtel qui
était en 1957, le seul hôtel de Cocoa Beach. Très vite cet établissement,
dans lequel il y avait également une boulangerie et un café devint le «
centre social » de ce qui n’était qu’une toute petite ville à l’époque,
environ 6000 âmes. Même en été, il portait des t-shirt à manches longues,
intrigué John Glenn lui demande pourquoi, il remonte alors sa manche et
découvre un numéro tatoué sur son avant-bras gauche: B4343. Il s’agit d’un
numéro d’identification que les tortionnaires nazis tatouaient sur les
déportés qui entraient dans les camps… Lui n’était qu’un enfant à l’époque
! Glenn lui dit alors « Tu devrais en être fier. Si j’avais ce tatouage, je
le montrerai, un peu comme une Médaille d’Honneur du Congrès ! ». A compter
de ce jour, il porta des t-shirts manches courtes, et considéra ce numéro non
comme une infamie mais comme une sacrée revanche sur la vie ! En 1958, 11 sociétés
américaines envoient leur dossier suite à l’appel d’offre de la NASA pour
développer et construire la capsule Mercury. Il y a AVCO, Chance-Vought,
Convair, Douglas, Grumman, Lockheed, Martin, McDonnell, North American,
Northtrop et Republic. Il faut ajouter Winzen Research Laboratories qui a envoyé
un dossier incomplet. Afin de brouiller
les pistes, pour que la presse ne puisse pas découvrir le nom des candidats
astronautes pour Mercury, ces derniers, lorsqu’ils étaient convoqués à
l’hôtel Rice de Houston pour avoir un entretien avec le comité de sélection,
devaient se présenter à la réception, sous le pseudonyme de Max Peck… Tous
les candidats utilisaient le même nom ! Max Peck était le directeur de l’hôtel. Selon les autres astronautes, la nomination de Grisson comme copilote de Gemini 3 avait fait des vagues. Fin février- début mars 1963, Slayton convoqua tous les astronautes à Ellington pour annoncer la nomination de Shepard et Stafford aux commande de GT3. Trois semaines après, Shepard est mis à pied. On pense que Stafford sera nommé avec Grisson. Mais Borman raconta que c 'est lui et non Stafford qui devait voler avec Grisson. Mais Young est nommé à sa place. Grisson avait choisit son homme. La nomination
de Shepard comme chef du bureaux des astronautes ne facilitait pas les échanges
entre les astronautes. Tel un commandant d' escadron, il rapportait les
doléances à Slayton, qui lui en discutait avec les managers et les
constructeurs. Shepard s' occupait des affaires internes du bureau comme la
planification du
travail, les relations publiques et les entraînements. Jim Rathmann avait une concession Chevrolet et
un garage à Cocoa Beach où les astronautes allaient faire réparer leurs
voitures. (Rathmann était un pilote de course, il a fini deux fois deuxième à
Indianapolis (épreuve des 500 miles) et a gagné l'épreuve en 1960. Shepard
était le seul à avoir une Corvette (qu'il avait payée 3000 dollards,
d'occasion) et il lui emmenait très souvent son bolide pour qu'il
"bidouille" un peu le V8 afin de lui donner quelques chevaux
supplémentaires ! Grissom et Shepard avaient commandé le même
modèle de voiture, une Corvette. A la fin des journées d'entrainement, il
était de mise de faire une petite course le long de la route. Les autres
astronautes ont un jour demandé au concessionnaire de modifier un peu le moteur
de la voiture de Shepard pour qu'elle soit très lente au démarrage, mais une
bombe de vitesse ensuite. Evidemment, comme les courses se jouaient sur le
départ, Shepard rouspétait en ne comprenant pas ce qu'avait sa voiture. Pour
pousser la blague un peu plus loin, une peinture avait même été faite sur sa
voiture: des coccinelles et autres insectes lents avaient été peintes sur le
côté, représentant les "victoires" de Shepard comme le faisaient
les pilotes pendant la 2nde guerre mondiale où on paignait des croix pour les
avions allemands ou des ronds pour les zéros en signe de victoire. Evidemment
la coccinnelle n'était pas une grosse victoire ... Un
peu avant le premier vol Mercury, alors qu’un test était en cours au pad 5,
Walt Williams reçu un coup de fil, on avait besoin de lui à Cocoa Beach pour
une conférence de presse. N’ayant pas sa voiture, il se demandait comment il
allait faire lorsque Shepard lui tendit les clefs de sa Corvette grise « Pas de
problème Walt, prend ma ‘vette , j’irai déjeuner avec Gus » Juin
1961, Jan Armstrong et ses deux enfants, Rick, 4 ans et Karen 2 ans se promènent
à Seattle, au parc Lake Washington. Avant Apollo 1, Grisson déclarait dans le livre "Starfall":"Si il y a un sérieux incident dans le programme, il viendra de moi probablement". Par contre c' est Armstrong qui a dit: "Si nous mourrons, nous voulons que les gens l' acceptent". Pat White, l' épouse de Ed White s' est suicidé en 1983. Elle préparait une réunion amicale avec les épouses des astronautes. elle était partie de Houston après la mort de son mari. Le septicisme de Guss Grisson et les écoutilles: Dans le livre de Walter Schirra, il raconte qu' il avait proposé que l' écoutille de sa cabine Mercury soit éjectée seulement après avoir été hissé sur le pont du navire récupérateur. Le recul du à l' ouverture de la poignée fut si violent que la main de l' astronaute fut coupé à travers ses gants. Le nom de "Original 19" donné au groupe de 1966 était une idée de Young, alors membres du comité de sélection. Marylin See après la mort de Clifton aurait entretenue une liaison avec l' astronaute Scmitt en 1972. Depuis elle s' est remariée au Texas et exerçait dans le métier de journaliste juridique. Elle n' a plus eu de contact avec les autres épouses. Tous les astronautes avaient un surnom : Lovell: Captain Chaky, Sheppard : José, Grissom : Gus, Schirra : Skyray, Cooper : Hot Dog, Slayton : Deke, Aldrin : Dr Rendez-Vous, Haise : Freddo, Bean : Beano, Cernan : Geno, Young : Cool John ou José, Carpenter : Scotty, Van Often : Ox, Schmitt : Bull... Alan Sheppard pour son premier vol. A la suite de divers problèmes qui ont grandement retardé son vol, l'astronaute a eu une envie pressente. Lorsque les médecins eurent débranchés ses capteurs pour éviter un court-circuit afin qu'il puisse se soulager, il a pris l'accent mexicain de l'astronaute José Jimenez et a dit " I am a wetback now !" (On appelait wetback les mexicains qui traversaient le Rio Grande pour entrer clandestinement aux Etats-Unis) A l'époque un humoriste, Bill Dana, avait créé le personnage de José Jimenez, un astronaute couard. C'est Donn Eisele qui est à l'origine du fameux jeu de mot concernant Guenter Wendt :"I wonder were Guenter went" qu'il faut bien évidemment prononcer avec l'accent allemand "I vonder vere Guenter vent" ! Le 20 juillet 1999, après 38 ans, presque jour pour jour, la cabine Mercury Liberty Bell 7 est récupérée du fond de l’océan où elle avait sombrée, le 21 juillet 1961 ! Un homme, présent sur le navire s’approche et murmure : « Laissez-moi la toucher après 38 ans ! » Les revoilà face à face, lui et la capsule numéro 11 des usines Mc Donnell Aircraft de St Louis, Missouri. C’était comme revoir une vieille ami, sauf qu’il aurait aimé entendre la voix de Gus par-dessus son épaule disant : « Elle est superbe, n’est ce pas ? » Cet homme, c’est Guenter Wendt, le dernier à avoir touché Liberty Bell 7 avant son départ dans l’espace ! Lorsque Guenter Wendt travaillait a Palmdale,
pour Rockwell, il avait organisé des journées portes-ouvertes tous les
derniers vendredi du mois, avec la présence d’un astronaute. Quelques temps
avant l’une d’elles, une dame l’accoste et lui demande si la prochaine
fois, elle pourrait lui emmener son fils car il rêve de voir un T-38 de près,
l’avion d’entrainement des astronautes… Guenter Wendt donne tout de suite
son accord ! Il y a juste un petit détail, l’enfant est aveugle. Afin de
préparer au mieux cette rencontre, il appelle sa fille ainée qui avait un
temps travaillé au contact d’enfants handicapés pour avoir quelques conseils…
« Tu dois lui faire toucher les choses car c’est comme cela que les aveugles
recréent des images tri dimensionnelles dans leur cerveau » et surtout lui
conseille t’elle, « ne lui demande jamais si il sent, lorsqu’il touche
quelque chose mais si il voit ! » Le jour venu, fort de ces précieux conseils
Guenter Wendt et l’astronaute Joe Engle emmènent le petit garçon « voir »
un T-38 ! Sur le chemin ils conversent avec lui et sont très étonnés par les
connaissances largement au-dessus de la moyenne du garçon ! Guenter Wendt, le
soulève pour qu’il touche le nez de l’avion, tu vois ce truc pointu, c’est
pour « percer l’air » lorsque l’avion est supersonique… « Tu vois ?»
« Oh oui », répond le gamin tout excité… Ils font le tour de l’avion,
Guenter Wendt lui montre les arrivées d’air, les tuyères, les ailerons, les
gouvernes etc… Chaque fois que Guenter Wendt lui demande s’il voit, l’enfant
répond toujours « Oh oui, je peux le voir ! » Tout en lui faisant toucher le
jet, il lui explique en détail le fonctionnement des divers composants... mais
l’enfant en connaît déjà un sacré rayon ! Au cours de sa carrière Guenter Wendt a fait de nombreuses visite guidées, pour la presse, les officiels… mais si vous lui demandez laquelle l’a le plus touché… Un collaborateur de
Guenter Wendt avait acheté une voiture, il avait choisi un modèle pour sa
faible consommation...Afin qu'il ne soit pas déçu, ses collègues de travail
lui rajoutaient de l'essence régulièrement... Guenter Wendt n'aimait
pas trop les journalistes, qui prenaient les ingénieurs de la NASA pour des
gens un peu farfelus...Un jour alors qu'il fait faire le tour du propriétaire
à une vingtaine de journalistes, il leur confie que les éléments d'une fusée
ou d'une capsule ont une "vie" et qu'il faut leur parler afin qu'ils
fonctionnent parfaitement. Au moment où il sort de l'ascenseur,il s'adresse à
la caméra de surveillance qui se trouve à l'entrée de la "White
Room"... Un matin, Guenter Wendt arrive à l’usine
McDonnell de St Louis où sont fabriquées les capsules Mercury, d’habitude le
hangar est propre et bien rangé, mais ce matin là, il y a comme une odeur de
purin. « C’est quoi cette odeur ? On se croirait dans une porcherie », un
technicien l’emmène alors un peu plus loin et lui montre un enclos dans
lequel se trouvent une douzaine de cochons… Bien que la capsule soit supposée
amerrir, il fallait prévoir l’éventualité d’un atterrissage. Il était
donc impératif de concevoir un siège, qui puisse absorber suffisamment d’énergie,
pour ne pas blesser l’astronaute. Il se trouve que la structure des organes
internes du cochon et son ratio poids, masse du squelette, sont pratiquement les
mêmes que celui de l’Homme. Mi-novembre 1972, la
quarantaine de l’équipage d’Apollo 17 débute. C’est à ce moment que
Guenter Wendt présente les premiers symptômes d’un rhume. Il va consulter un
des médecins du KSC qui l’examine et lui permet de reprendre son travail à
condition de rester à bonne distance des astronautes. Quelques jours plus tard,
alors qu’un test important est en cours, Guenter Wendt reçoit un coup de fil
d’un certain Sam Groom, médecin au Centre Spatial Johnson. L’heure de la
revanche de Guenter Wendt a sonné. Ce jour là, l’équipage d’Apollo 17
donne la coutumière petite fête d’avant vol, (réservée uniquement au
personnel habilité à entrer en contact avec les astronautes pendant leur
période de quarantaine), dans une maison sur la plage qui avait une vue
magnifique sur l’océan… Après avoir bien mangé, bien bu et bien rigolé,
il est temps pour les astronautes de s’absenter pour assister à une
conférence de presse au O&C building qui doit se tenir à 20 heures. Eugene
Cernan prend sa Chevrolet décapotable et démarre… La voiture ne bouge pas,
ensablée… Tout le monde sort pour se moquer de lui, et certains lui donnent
des conseils, avance un peu, recule… Deux chimpanzés, Ham et Enos furent
sélectionnés pour effectuer les premiers vols Mercury, au grand dam des
astronautes…Si Ham avait en règle générale bon caractère, Enos était un
peu plus imprévisible, aussi, lorsqu’il fallait présenter un « astrochimp
» au public les responsables choisissaient Ham… « Wally » Schirra
avait été envoyé à la station de suivi de Muchea, en Australie, pour le vol
orbital du chimpanzé Enos (Mission Mercury Atlas 5). Lorsque Schirra arrive
dans la salle de contrôle, il découvre qu’un petit farceur a disposé une
banane devant chaque console… Bien avant le premier vol Mercury, on demanda
à Gus Grissom de faire un discours dans une usine de la General Dynamics à San
Diego en Californie. Shorty Powers, le NASA Public Officer, lui proposa de lui
écrire un petit « speech », mais ce dernier déclina l’offre, ce qui rendit
Powers quelque peu nerveux… MA 6. Glenn qui était le favori du public et des médias a très mal accepté que Shepard soit le premier... il prendra sa revanche en étant le premier américain en orbite autour de la Terre... Du coup Shepard, lui aussi, a tout essayé pour faire un vol orbital... Le monde des pilotes de chasse est ultra compétitif, chacun veut prouver qu'il est le meilleur, rien d'étonnant à ce qu'il y ait eu des heurts entre les astronautes, mais la NASA a toujours été très claire, aucune dissension doit transparaître devant le public, tout doit rester "en famille". MA 7. Alors que Scott Carpenter attends depuis une quarantaine de minutes, (Il est à plus de 400 kilomètres du point prévu… il a allumé ses rétros-fusées 3 secondes trop tard…) dans une capsule surchauffée, il est enfin repéré par un avion de récupération et de secours SA-16 ! Le destroyer Faragut est le premier bâtiment à sécuriser la zone, puis arrive un hélicoptère HSS-2 du porte-avion Intrepid. L’hélicoptère lui envoie un harnais, pour des raisons de sécurité le pilote donne pas mal de « mou » au filin, au cas où l’hélico ne puisse pas garder une position stationnaire. Lorsqu’il est prêt, Carpenter doit lever le pouce et sauter de la capsule. Deux erreurs sont commises alors, la première par Carpenter qui aurait du attendre que le filin soit tendu pour sauter et la seconde par le gars qui manipule le treuil, au lieu d’appuyer sur up il appuie sur le bouton down. Le pauvre Carpenter tombe en plein dans le colorant vert très dense qui aide à localiser les capsules. De mémoire d’équipe de récupération, on n’avait jamais vu autant de colorant dans l’eau, du coup Carpenter est ressorti tout vert, crachant et toussotant, le colorant avait tout teint, il a fallu le laver dans l’hélico avant qu’il ne puisse se présenter sur le porte avion. MA9. Gordon Cooper est bien évidemment présent à la cérémonie du « rollout » de « sa » fusée Atlas qui se tient à l’usine Convair de San Diego. Il la regarde longuement, puis prend un marqueur et trace une flèche dont la pointe indique le nez de la fusée, il inscrit ensuite l’instruction suivante : « A lancer dans cette direction » et signe G. Cooper, pilot. MA 9. Il s'en est fallu de très peu pour que Gordon Cooper ne fasse pas son vol Mercury (le dernier de la série). Deux jours avant le lancement, alors que les préparatifs allaient bon train sur le pas de tir, il n'a rien trouvé de mieux que de faire un "passage bas" avec son F-102 au-dessus du site avec les moteurs à pleine puissance. On imagine le bruit assourdissant et les vibrations... Furax, Walt Williams appelle Deke Slayton, chef du bureau des astronautes pour lui ordonner de remplacer Cooper. Après moult tractations il finira par faire son vol... ANECDOTE DES JUMEAUX Gemini 3. Alors
que Grissom et Young s'habillaient pour leur vol GT-3, Wally Shirra surgit dans
sa combinaison argentée Mercury avec une écharpe sur laquelle était marqué
Old NASA, en criant :"Eh, les gars, si vous avez la trouille, je suis prêt
à partir". Les astronautes avaient pris l'habitude de donner un nom a leur "capsule" et pour cette mission, Grissom avait décidé d'appeler Gemini 3 "Molly Brown" en référence à une comédie musicale de Broadway intitulée " The Unsinkable Molly Brown" (l'insubmersible Molly Brown) et ceci, pour faire un pied de nez à la polémique qui a suivi la perte de sa capsule Mercury "Liberty Bell", tombée au fond de l'océan atlantique. Lorsque la NASA lui a demandé de changer de nom, il a proposé "Titanic"... C'est bon pour "Molly Brown" lui a t-on rétorqué ! Peu après, un mémo issu des hautes sphères de la NASA, interdira désormais de donner des noms aux capsules (vaisseau spatial) jusqu'à Apollo 9, où il fallait faire une distinction entre le CSM et le LM. Gemini 4. Lors de la
conférence de presse d’avant vol de la mission avec les équipages
"prime" et "backup"(James McDivitt – Edward White et James
Lovell – Franck Borman), un journaliste demande s’ils ont choisis un nom
pour leur vaisseau spatial, James McDivitt répond: “Je ne sais pas, qu’est
ce qu’on joue à Broadway en ce moment ?” (Un clin d’oeil à Gus Grissom
et la manière dont il avait baptisé Gemini 3 “Molly Brown” d’après la
comédie musicale “The Unsinkable Molly Brown”) Gemini 7. En parlant de son vol, Jim Lovell dira plus tard, que c’était un peu comme avoir passé deux semaines dans des latrines. Pour deux raisons : la cabine était très exigüe... Et la rupture d’une poche d’urine. Gemini 9. Le vol de Stafford et Cernan ayant été reporté deux fois, au moment de prendre l'ascenseur ils purent voir un écriteau qui disait : "Le bouton qui permet de redescendre a été désactivé" En sortant de l'ascenseur, Deke Slayton qui les accompagnait, leur tendit une grosse allumette d'environ 1 mètre en leur disant :" Au cas ou vous auriez du mal à allumer la bougie Gemini 10. C'est la femme de John Young, Barbara, qui a dessiné le badge de la mission Gemini 10. Premier astronaute à divorcer, juste avant Apollo 16. A maintes reprises, pendant l'entrainement de son vol Gemini 10, John Young s'est plaint d'avoir du mal à commuter les boutons de commande avec ses gants, pour éviter d'actionner un bouton par inadvertance, il a demandé s'il pouvait se servir d'une pince. Pas question lui a t-on répondu ! Le jour du vol, Guenter Wendt lui a présenté une pince géante, d'environ 1m50, fabriqué en Styrofoam et papier alu. Young ne s'est pas démonté :"Tu m'aides à la ranger " Quelques temps plus tard, John Young lui a confié qu'il avait planqué une pince dans sa combinaison. "John Young n'était pas du genre à se laisser "embarrasser" par les procédures quand il voulait que le travail soit bien fait" Guenter Wendt John Young et Mike Collins s'apprêtaient à dormir, et pour se faire ils devaient mettre des caches en tissu sur les deux petits hublots de Gemini. C'est en les fixant qu'ils se sont rendu compte que des images étaient imprimées dessus: deux pin-ups d'un club-play boy près de St Louis ornaient chaque cache-fenêtre. Lorsque les 2 filles ont appris la nouvelle (elles étaient amie d'un ingénieur de chez MacDonnell), elles ont voulu aller à la conférence de presse d'après vol pour demander aux astronautes "s'ils avaient appréciés d'être en leur compagnie dans l'espace". Les 2 astronautes étaient un peu effrayés par la possible question de deux ravissantes filles au milieu d'une masse de journalistes, c'est Deke Slayton qui a reglé le problème par un coup de fil de dernière minute. Gemini 12. Le 11 novembre 1966 Jim Lovell et Buzz Aldrin, clôturaient le fabuleux programme Gemini. Lorsqu’ils sont descendus du van pour prendre l’ascenseur, chacun avait un écriteau dans le dos, et les deux, côte à côte, formaient les mots THE END. Pour la plupart des employés de chez Mc Donnell, c’était la fin également… C’est North American Aviation qui avait remporté le contrat du CSM. Ce jour là, dans la white room, Jim Lovell remit à Guenter Wendt un chèque géant de 1 million de Deutsch Mark, en lui disant : « la persévérance paie ». Au cours du repas organisé après le vol
(post flight dinner party – il s’agit d’une coutume datant du premier vol
de Sheppard, où seuls les astronautes, les employés, les familles, se
réunissent autour d’une bonne table… Nous sommes en avril 1964, Janet Armstrong est
réveillée par une forte odeur de fumée, elle réveille violemment son mari
qui va voir ce qui se passe. Quelques secondes plus tard Neil Armstrong lui crie
que la maison est en flammes et qu’il faut appeler les pompiers… A l’époque
il fallait passer par un opérateur qui a trois heures du matin avait du s’endormir…
Désespérée elle va chercher de l’aide chez leurs voisins et amis, Ed et Pat
White qui ont, eux aussi, deux enfants, Eddie et Bonnie… Ed et Pat dorment les
fenêtres ouvertes, ils entendent les cris de Janet Armstrong et sortent
immédiatement. Pendant ce temps Neil est allé chercher Mark, âgé de 10 mois,
mais il ne peut pas le laisser seul près de la piscine et attend que l’on
vienne l’aider… Rick, six ans est toujours dans la maison… Pat White a pu
donner l’alarme, et Ed combat le feu armé d’un tuyau d’arrosage… Lorsqu’il
entend Neil crier, Ed White passe le tuyau à Janet, prend Mark dans ses bras et
le met en sécurité. Le brasier dégage tellement de chaleur que Janet doit
arroser le ciment sur lequel elle se tient pieds nus. La coque en fibre de verre
de la nouvelle Corvette de Neil, garée dans le garage commence à fondre. Neil
entoure un linge mouillé autour de son visage et retourne dans les flammes. Il
dira plus tard que les quelques mètres qu’il a parcouru ont été les plus
longues de sa vie, car il redoutait ce qu’il allait trouver. Heureusement Rick
va bien, Neil attrape son fils, lui met sa serviette mouillée sur la tête et
se fraye un passage hors de cet enfer. Neil demande alors à Ed de l’aider à
sortir les voitures du garage avant qu’elles n’explosent. Chacun prend
ensuite un tuyau d’arrosage pour essayer de circonscrire le feu. Les pompiers
arrivent 8 minutes après le coup de fil de Pat White, et mettent plusieurs
heures avant d’éteindre l’incendie. Les astronautes Virgil « Gus » Grissom, Edward White et Roger Chaffee avaient fait faire par un joaillier de Houston un insigne d’astronaute (Astronaut pin) en or avec un diamant en guise d’étoile. Ils voulaient emmener le bijou avec eux lors de la première mission Apollo et en faire cadeau à Deke Slayton.(Ce dernier, interdit de vol spatial en août 1962 en raison d’un souffle au cœur avait été sélectionné en avril 1959 avec le premier groupe d’astronaute de l’histoire, ne volera qu’en juillet 1975 avec la mission Apollo – Soyouz.) Malheureusement le sort en décida autrement, Grissom, White et Chaffee périrent dans l’incendie de leur capsule en janvier 1967 au cours d’un test sur le pas de tir, ce furent les veuves des trois astronautes qui lui remirent ce témoignage d’amitié, de respect, de reconnaissance pour son travail à la tête du bureau des astronautes… Deke Slayton portera cet insigne jusqu’à sa mort excepté une petite semaine de juillet 1969, lorsque le bijou fera un petit voyage sur la Lune… Deke Slayton est mort d’une tumeur au cerveau le 13 juin 1993. L’insigne d’astronaute (Astronaut Pin) a
été imaginé par Wally Schirra et Gordon Cooper puis validé par les 5 autres
astronautes. Il représente trois trajectoires qui se rejoignent dans l’espace
infini, symbolisé par l’étoile, entourées par une ellipse qui figure le vol
orbital. Le 11 septembre 1962 le président Kennedy
effectue sa première visite au Centre Spatial Marshall dont Wernher Von Braun
est le directeur. A l’époque tous les postes clefs de ce centre sont occupés
par des anciens de Peenemünde et il est le plus important en termes de budget
et de personnel… Lorsque Von Braun lui montre une maquette de la Saturn V, il
lui dit : « Voilà la fusée ! », il regarde alors le président dans les yeux
et ajoute : « Nous y arriverons !». (sous entendu, envoyer un Homme sur la
lune avant la fin de la décennie) Kennedy est tellement emballé par ce qu’il
a vu et les paroles de Von Braun, qu’ il lui demande à brûle-pourpoint de l’accompagner
jusqu’à sa prochaine destination Cap Canaveral. Dans l’avion, ils auront le
temps de parler. (Les installations de la NASA du Cap Canaveral sont sous la
direction de Kurt Debus qui était un proche collaborateur de Von Braun à
Peenemünde).
PREMIER TOUR AUTOUR DE LA LUNE APOLLO 8 La distance entre la terre et la lune varie de 356393,5 à 406594,3 km. Lors du survol d' Apollo 8, elle était de 376345,1 km. En 1988, le cosmonaute soviétique Alexis Leonov déclarait qu' il était à l' entraînement en 1968 avec Oleg Makarov pour un vol circumlunaire dans un vaisseau Zond dérivé du Soyouz. Anders donna des noms à une douzaine de cratères sur la face cachée de la lune en hommage à des leader nationaux, contrôleurs de vol, managers de la NASA. Il nomma aussi trois petits cratères Borman, Lowell et Anders entre la face visible et celle cachée. Paradoxalement, les noms d' Anders ne furent pas approuvés par l' union astronomique internationale IAN, l' autorité reconnu pour ce genre de chose. L' IAU baptisa trois cratères Borman, Lowell et Anders dans une région situé sur la face cachée que les astronautes n' avaient jamais vu: elle était dans l' ombre lors de leur vol. Tout le monde
connaît cette photo du "clair de terre", la lune s' élevant au
dessus de l' horizon lunaire prise par Bill Anders
certainement une des photos lunaires la plus reproduite... mais dans le mauvais
sens. En réalité, la terre se positionnait à gauche et non en haut lorsque l'astronaute prit
le cliché. "Please be
informed there is a Santa Clauss". Le commandant de vol Borman avait souffert de violentes nausées et de vomissements mais aussi de diarrhée qui avaient suscité la crainte du contrôle au sol, qui avait même songé à un retour prématuré de l'équipage sur terre tout de suite après la mise en orbite. Il n'envisageait aucunement de les faire séjourner sur dix orbites, ce qui était prévu pour Apollo 8 à la base, un astronaute malade qui risquait de contaminer les deux autres de surcroît. Mais Frank Borman se remit et la mission se poursuivit sans encombre. Franck Borman,
était un fervent défenseur de la cause astronautique et a fait de nombreux
discours à ce sujet dans plusieurs pays, c'était en même temps le
porte-paroles des astronautes. Buzz Aldrin, en dépit de ses quelques
accrochages avec lui, reconnaissait pourtant qu'il aurait fait un excellent
politicien. Le témoignage Borman devant la commission du
sénat après le rapport d'enquête sur la mort de Grissom, White et Chaffee, a
été déterminante ! APOLLO 9 Durant Apollo 9 Schweickart tomba malade et vomit à plusieurs reprises. Si la première fois, le commandant de bord, Mc Divitt ne jugea pas utile d'informer Houston, quatre heures plus tard, lorsque Schweickart vomit à nouveau, il demanda à Houston une conversation privée avec les médecins. Les médias, informées de cette demande particulière, se plurent à imaginer un événement plus grave que l'on tentait de leur cacher et alimentèrent longtemps une controverse inutile. Ce mal de l' espace a failli annuler la sortie EVA de l' astronaute qui devait passer du LM au CM par l' espace. Se sentant mieux, Schweickart se contenta de prendre "simplement le frais" sur le porche du LM tandis que Scott ouvrait la porte du module de commande. APOLLO 10 La veille de son départ pour la lune sur
Apollo10, Gene Cernan roulait un peu trop vite en retournant au Cape, et se fait
rattraper par une voiture de police. Là un policier lui demande ses papiers et
demande de lui donner son identité. Gene, qui avait reçu de la part de Deke
Slayton l'ordre de ne donner son identité à personne (surtout la presse) avant
son départ ne se contentait de répondre que "peut-être, mais je ne peux
pas confirmer" lorsque le policier (qui ne l'avait pas reconnu) lui
demandait de confirmer les informations des papiers. Le policier décide alors
de l'emmener au poste (imaginez un peu un astronaute au poste de police moins de
24h avant son départ pour la lune ...), quand, miracle, Guenter passait par là
en voiture et s'est occupé de parler au policier en lui montrant la Saturn V
illuminée quelques km plus loin. Ce dernier est revenu vers Cernan en disant
"après ce qu'on vient de me dire, je pense que vous êtes cinglé pour
raconter cela, mais comme l'excuse est bonne je vous laisse partir"
(croyant toujours avoir à faire à un mythomane). Slayton ne voulait pas qu'il
donne son identité car l'après-midi de la même journée, Gene avait pu (par
miracle vu les emplois du temps) aller à la plage avec sa famille, et Deke ne
voulait pas que des histoires fumeuses de la presse entachent le lancement. En
fait Cernan était supposé être en "quarantaine", on était
effectivement à 24 heures du vol et Cernan aurait du rester dans le O&C
Building. Heureusement pour lui, Guenter Wendt passait par là et s'est
arrêté. Cernan ne voulait pas que l'on sache qu'il avait fait le mur, il n'a
pas dit qu'il était un astronaute. Guenter Wendt à sorti son badge de la NASA
et a expliqué au policier que Cernan était l'un des astronautes qui devaient
partir pour la lune le lendemain et que s'il fallait appeler ses supérieurs
pour le récupérer au poste, Cernan aurait certainement de gros problèmes.
Dubitatif, le flic l'a laisser partir en lui disant :"Dégagez d'ici et
allez sur votre lune !" ("Get out of here, and go to your moon
!") L' idée d' une ultime répétition avant le grand saut sur la lune a germé depuis juin 1967. Quand en janvier 1969, Sam Philips approuva la mission pour Apollo 10, le planning était déja prêt depuis longtemps. Personne n' a été surpris que Georges Mueller (Miller) fasse pareille suggestion, il avait toujours de nouvelles idées. Le LM était en fait le LEM Lunar Excursion Module. Le mot a été raccourci mais garda la même prononciation. Le CM et SM formaient le CSM, mais on l' apella communément le "Command Module". Il n' y avait pas de femmes dans les équipes de contrôleur de vol parce que il y avait peu de femmes ingénieurs. Pour Apollo 11, un instructeur sur simulateur Ann Accola était la seule femme du groupe travaillant en salle arrière à la localisation du LM sur la lune grâce aux descriptions faites par les astronautes. Aujourd'hui, les femmes sont très présentes dans les équipes de contrôleurs. Les écarts de langage
des astronautes ont été le sujet de conversation tendues entre eux et
la NASA. Au cours d' Apollo 10, Cernan lacha un "fils de p..." au
micro lorsque le LM se mit à tourner sur lui même à quelques dizaine de
mètres de la surface de la lune. Le module montait et descendait violemment en
décrivant de larges embardées. La proximité de la Lune rendait ces mouvements
incontrôlés extrêmement dangereux. Stafford coupa alors le système de
guidage, ce qui eut pour effet de le stabiliser. Plus tard, les astronautes
découvrirent qu'un interrupteur d'arrêt d'exécution avait été
inexplicablement basculé sur la mauvaise position. Cela avait projeté le LM
dans une quête radar folle à la poursuite du module de commande. Après le
retour sur terre, Cernan eut droit à des remontrances pour le langage utilisé.
La NASA fit même une note à l'attention des astronautes leur priant de
modérer leurs exclamations pendant les missions, ces dernières pouvant être
écoutées par toutes les médias. La conséquence première fut un
"léger" retard de 5 secondes fait dans la retransmission des données
audio, les voix vers le public le temps de pouvoir "mettre" des
"bip" au cas où...Effectivement ce juron a pris des proportions
incroyables… On en a parlé bien plus que du succès de la mission ! Ainsi le
très vertueux Révérend Larry Poland, président de la Miami Bible College,
atterré par les propos de Cernan et outré par le fait que des mots que l’on
ne trouve habituellement que sur les murs des toilettes aient été proférés
autour de la lune a écrit une lettre au Président Nixon pour demander que l’équipage
d’Apollo fasse des excuses publiques et qu’ils se repentent de leur vulgarité
blasphématoire ! APOLLO 11 Le 23 décembre 1968, Deke Slayton et Neil
Armstrong se trouvent au Mission Control pour suivre une retransmission télé
en direct de la mission Apollo 8 (Armstrong en est le back-up commander ), quand
Slayton demande à Neil de le suivre dans une des salles adjacentes, pour avoir
une petite conversation… Comme chacun sait, Lovell sera commandant d’Apollo
13… Quant à Fred Haise, qui faisait partie du Apollo 8 back-up crew avec
Armstrong et Aldrin et qui aurait du voler sur Apollo 11, (Il sera remplacé par
Collins car Slayton considérait qu’il n’était pas encore prêt pour faire
partie d’un prime crew) il fera lui aussi partie de l’équipage d’Apollo
13 ! Qui du pilote
du LM ou du commandant réalisera le premier pas sur la lune ? Pour de
nombreuses personnes, il était évident que ce soit un des 7 astronautes
Mercury qui marche sur la lune en premier. En 1965, quelques géologues qui
entraînaient les astronautes avaient réalisé quatre prédictions pour savoir qui
commanderait la première mission. Trois de leur choix étaient des membres de
Mercury Schirra, Carpenter et Cooper. Le dernier était Conrad. L' emblème d' Apollo 11 a été dessiné par Collins d' après une idée de Lowell: un aigle survolant un cratère lunaire avec la terre en décor au loin. Pas de nom sur le patch, seulement Apollo 11. Le nom d' "aigle" est naturellement choisit pour le LM et "Columbia" pour le CM, pas seulement pour son identité nationale mais aussi en hommage à Jules Verne. Quel heure est
il sur la lune ? La protection des échantillons lunaires ramenés sur terre par les astronautes n' était pas pour éviter une contamination de la terre par des "germes" lunaire mais pour protéger les échantillons d' une contamination terrestre (Elbert King géologiste NASA). La mise en quarantaine des astronautes d' Apollo 11 au retour était plus politique que réaliste. Selon Collins, la probabilité d' une contamination de la terre par des "virus" lunaire était trop petite. Au moment d' Apollo 11, la lune était vue de la terre un mince croissant, le reste étant à peine illuminé par la lumière terrestre. A bord d' Apollo, les astronautes voyaient la lune sous un angle différent. Pour eux, la partie éclairée par le soleil était hors de vue, ils pouvaient voir une partie de la face cachée, dans la pénombre complète. La pratique des directeurs de vol consistant à adopter une couleur à son équipe remontait au dernier vol Mercury et a continué sur Apollo. Chaque nouveau directeur choisissait une couleur pour son équipe. Quand Kranz devient directeur de vol, il choisit le blanc. Les contrôleurs qui devenaient directeur d' équipe voulaient changer d' une mission à l' autre, mais pour les remercier de leur intensif entraînement avant chaque vol, ils devaient rester pour toujours ensemble. La raison de la surcharge de l' ordinateur du LM à l' alunissage fut comprise plus tard. Le radar de RV avait été laissé en "automatique", en précaution d' un éventuel RV en urgence avec le CM. Mais la manoeuvre était maintenant la descente vers la lune, l' ordinateur ayant dépensé une partie de ses capacités à analyser les signaux venant du radar de RV. En plaçant le radar sur "manuel", les alarmes avait été oublié durant l' ascension et le RV, un moment où la santé de l' ordinateur est devenue plus critique que pendant la descente. Tout de suite après l'alunissage, Aldrin a communié dans le LM. Pour ce faire, il avait même emporté un petit calice et un peu de vin, bien que la NASA ait toujours admis que c'était de l'eau. La fameuse phrase prononcée par Armstrong "That's one small step for man...one giant leap for mankind" est bien de lui, mais il a été contacté plusieurs fois par Richard Nixon pour qu'ils en parlent. Le président était la seule personne à savoir à l'avance ce qu' il allait dire. Avant l’atterrissage sur la lune de la mission Apollo 11, le président Richard Nixon cherchait ce qu’il allait dire lors de son coup de fil interplanétaire historique aux astronautes sur la Lune, un appel qui sera diffusé et entendu par des millions de personnes... Les suggestions de la NASA étaient un peu trop obséquieuses pour l’administration au pouvoir, Franck Borman qui servait de liaison entre la Maison Blanche et la NASA était contre, c’était bien trop orienté, trop politique, il ne manqua pas de le faire savoir au président : « Ecoutez, Monsieur le Président, vous n’avez rien à voir avec Apollo 11, vous en êtes juste le récipiendaire , heureux ou malheureux, cela dépendra du succès de la mission… Vous devriez dire quelque chose de simple, quelques mots de félicitation et c’est tout » Borman réussit également à le convaincre de ne pas faire jouer l’hymne national pendant que les astronautes seraient sur la lune, les obligeant à rester immobiles pendant deux minutes alors que leur séjour sera déjà très court. Le jour J, Richard Nixon suivra exactement les conseils de Borman... Il qualifiera le premier homme sur la lune comme le plus grand événement depuis la création. Le journal
"Daily Mail" avait demandé à ses lecteurs quel message ils auraient
aimé voir gravé sur la plaque que les astronautes d'Apollo 11 allaient laisser
sur la Lune. Voici quelques unes des réponses reçues, considérées à
l'époque comme peu flatteuses : Aldrin s' était vanté d'être le premier homme à avoir uriné dans sa combinaison spatiale, sur la lune juste suite après avoir posé le pied sur la Lune ; anticipant leurs futures émotions, les ingénieurs de la NASA avaient d'ailleurs spécialement équipé les combinaisons d'Aldrin et d'Armstrong avec une poche à urine. Il n' y a pas
de bonnes photos d' Armstrong sur la lune, c' est Aldrin que l' on voit tout le
temps. La seule clairement visible le
montre de
dos devant le MESA du LM. Il est aussi visible dans le film 16 mm pris par Aldrin à
bord du LM ramassant quelques cailloux sur le sol au début de sa marche. Le film a même été tiré
en photos pour les expositions. La fameuse et célèbre photo de l' empreinte de botte lunaire est celle d' Aldrin. Il la réalisa non pas comme un mérite mais dans un but scientifique, l' étude des propriétés mécaniques de la poussière lunaire. La durée du séjour sur la lune d' Armstrong et Aldrin était de 2h 31 mn qui se référait aux intervalles de temps entre l' ouverture et la fermeture de la porte du LM. Armstrong est resté 2 h 13 mn sur la lune et Aldrin 1 h 42. Les astronautes avaient dans leur paquetage dorsal plus d' oxygène que prévu pour leur marche lunaire, mais le conservatisme de cette première mission décida de ne pas l' utiliser. Sur la lune, Armstrong s' éloigna à un moment du champ de vision et certain s en étonnèrent à son retour sur terre, en violation du plan de vol initial. Armstrong n' avait pourtant pas violer les règles en revenant du cratère, la distance maximale d' éloignement était de 91 m, il était resté cependant dans la limite des 30 m. Les deux hommes d'Apollo 11 ont failli ne pas pouvoir quitter la Lune. En entrant dans le LM après leur sortie historique, l'un des deux a heurté avec son PLSS le bouton d'armement du moteur de l'étage de remontée et l'a cassée. Sur les conseil des contrôleurs de vol de Houston, ils ont utilisé une pointe de stylo pour accéder à un petit bout de métal dans le logement du bouton et ont pu activer la commande et décoller. (Today Spacefact du JSC). Armstrong ne
voulait pas de la présence des reporters et photographes au sortir de la
période de quarantaine passée dans le LRL (Lunar Receiving Laboratory). La
veille de cette sortie, au cours d'une discussion avec Chuck Berry le
médecin-chef de la NASA, il avait prévenu qui si les caméras étaient
présentes, lui et son équipage feraient semblant d'être malades, pariant
même que tous les gens présents eux-aussi se sentiraient subitement mal. Il
avait même regretté de ne pas disposer d'un produit type teinture d'iode, afin
que les trois astronautes se peignent des petits points sur le visage. En juillet 199, le Los Angeles Times révèle
l'éloge funèbre qu'aurait eu à prononcer le Président des Etats-Unis Richard
Nixon dans l'éventualité où le premier alunissage se serait soldé par un
échec, avec impossibilité pour les astronautes Armstrong et Aldrin (Apollo 11)
de rejoindre la Terre. Juste après l'atterrissage d' Apollo 11 sur la lune, un inconnu a déposé une gerbe de fleur sur la tombe du président Kennedy avec une petite carte qui disait : "Mr President the Eagle has landed". Edwin Eugene Aldrin est surtout connu par son surnom de "Buzz", diminutif de "buzzer" par lequel sa petite soeur l'appelait lorsqu'elle était bébé. Et "buzzer" est le déformation de "brother" qu'elle n'arrivait pas à prononcer convenablement. En 1970, il obtiendra de l'état-civil que Buzz devienne son véritable prénom à la place d'Edwin ! Le 17 septembre 1962, à 20 heures (EST) des
millions d’américains sont devant leur poste de télé pour regarder l’émission
extrêmement populaire « J’ai un secret » (I’ve got a secret) sur CBS,
présentée par Garry Moore. Le but du jeu : une équipe composée de quatre
célébrités doivent deviner le secret de l’invité, s’ils n’y
parviennent pas ce dernier gagne 80 dollars ! Une émission qui débuta au tout
début des années 50 et se terminera en 1976. Le 13 septembre 1969, le président Nixon et
le vice président Agnew, qui dirige le Conseil National de l’Aéronautique et
de l’Espace remirent aux astronautes Armstrong, Collins et Aldrin, la
médaille de la liberté (Medal of Freedom) qui est la plus haute distinction
civile américaine… Neil Armstrong eût du mal à retenir ces larmes lorsqu’il
s’adressa à l’assemblée… Si l'on en croit
James Hansen et Neil Armstrong dans le livre "First man", personne ne
savait à l'avance ce que dirait le premier homme à marcher sur la Lune...Ni
George Low, Rocco Petrone, l'Administrateur de la NASA... Ni même le Président
des Etats-Unis ! Il n'en avait pas parlé à sa femme non plus...Et personne ne
lui a dicté ce qu'il devait dire ! APOLLO 12 L' équipage
original d' Apollo 12 était Chrales Conrad, Clifton Williams et Richard Gordon.
Amis en octobre 1967, Williams se tue dans un accident d' avion. Conrad et
Gordon choisissent Alan Bean du groupe 3, mis en attente sur la station Skylab
comme pilote du LM. Ce sont tous les trois des marins. Le lancement d'Apollo 12 fut à deux doigts d'un drame. La fusée fut frappée par la foudre quelques secondes après son envol. Résultat coupure de courant dans le module et petite panique au centre de contrôle. L'EECOM John Aaron reçoit des données incompréhensibles sur ses écrans de télémétrie, qui s'apparentent plus à un dessin aléatoire. Le problème est inconnu de tous. Or l'EECOM de service affirme s'être brutalement souvenu de cette image un jour en simulation lors d'une mauvaise manip, et un interrupteur dans le CSM qui n'était pas prévu pour cela avait résolu le problème. Il lança aussitôt "Mettre inter SCE (Signal-Conditioning Equipment) sur AUX". Dans la salle tout le monde se demanda ce qu'était cet inter ? Le Capcom Jerry Carr's, interloqué, fit répéter cela à l'EECOM. L'info fut remonté aux astronautes qui eurent la même réaction "SCE sur AUX ? c'est quoi ce truc ?" Mais Bean se souvint l'avoir vu une fois, cet inter était situé presque derrière lui au niveau de son épaule. Et tout remarcha, le sol recevant au nouveau les données de vol. En fait cette fonction permettait au système de télémétrie de fonctionner même sous une tension basse. Conrad changea les batterie alimentées par le système de stabilisation et Bean remit à zéro les piles à combustible à 1 mn 40 du départ. Tout en continuant leur ascension, l'équipage avait remis tous les systèmes en route sauf le IMS Inertial Measurement System qui sera remis en route 322 minutes plus en survolant l'Afrique. Tout le monde n'en revenait pas et Aaron devint brutalement la star du jour. L'incident réglé, on pouvait apercevoir et entendre sur le grand écran du MCC les astronautes en train de rigoler. Bean fut pris d'un fou rire, plutôt nerveux, qui ne s'arrêta qu'à la mise en orbite. A sa descente du LM, Conrad déclara: "Youpie. C' est peut être un petit pas pour Neil, mais un grand pour moi". C'est à la suite d'un pari avec la journaliste Italienne Oriana Fallaci que Pete a prononcé cette phrase. Elle ne voulait pas croire que Neil ait pu choisir lui-même sa phrase historique et Pete lui a dit au moment de la conversation ce qu'il allait dire en premier lieu sur la Lune. Ce pari a fait l'objet d'une certaine somme de $ que Pete n'a jamais reçu (500 $). Pour la première fois, le LM a été équipé de hamac afin que les deux hommes puissent se reposer confortablement. Le hamac du haut couchait Conrad et celui du bas Bean. Armstrong et Aldrin n' avaient pas cette chance eux. Pete
Conrad en est à la moitié de la "EVA check-list" qui est attachée
par des Velcros au poignet de sa combinaison lorsqu'il passe innocemment à la
page 7… Il voit alors la sublime et pulpeuse Miss December 1968 Cynthia Myers qui lui sourit avec la légende: « Tu as vu
des collines et des vallées ? » Les astronautes d’Apollo 12 n’ont pris aucune photo couleur de la sonde Surveyor III qui avait atterrit sur la lune en avril 1967, car les scientifiques pensaient qu’ils pourraient tirer plus d’informations à partir de clichés noir et blanc… Les protestations de Richard Underwood, responsable du bureau photographie de la NASA, n’y firent rien… Un des astronautes aurait pu prendre des photos couleur et l’autre des photos noir et blanc… Non, non, non, nous ne voulons que des photos en noir et blanc… Des scientifiques, cumulant plusieurs doctorats chacun, ont pris une décision complètement stupide… Dixit Richard Underwood ! Ces photos noir et blanc du Surveyor n’ont pas plu à la personne chargée de mettre en page la mission Apollo 12 dans le Paris Match de l’époque. Pour la double page sur Surveyor, il a du trouver que les images de la sonde n’étaient pas en phase avec les commentaires des astronautes qui déclaraient devant la sonde qu’elle leur apparaissait comme « cuite » au Soleil. Cette personne pris donc l’initiative de faire coloriser la sonde, qui suivant les diverses éditions apparaissait entre un jaune pétard et un orange martien. Conrad, Bean et Gordon ont été les témoins privilégiés d' une éclipse de soleil par la terre le dernier jour de leur mission lunaire. Pendant près d' une heure, le CM vola dans l' ombre de la terre. Après l'amerrissage, Alan Bean reçoit la porte de l'écoutille en pleine figure juste après être sorti ! D'où ce pansement en travers du front qu'on lui voit lors de la quarantaine. L'amerrissage a été rude, apparemment Yankee Clipper a été percuté par une vague montante au moment du largage des parachutes, l’impact a été suffisamment violent pour qu’une caméra 16mm se détache de son point d’ancrage et soit projetée sur le front de Alan Bean, ce qui l’a momentanément étourdi et lui a occasionné une profonde coupure de 2,5 cm sur laquelle Conrad à mis une compresse. Avant Apollo 12, Conrad reçoit la journaliste italienne Oriana Fallaci. Pour commencer, celle-ci lui dit que si il doit lui faire le coup du pilote devenu astronaute car voler est une passion et que l'espace est la nouvelle frontière, alors elle sautera par la fenêtre... Pete Conrad se lève, ouvre la fenêtre de la pièce et lui dit "sautez !"...Puis l'interview a continué, sur ce ton humoristique. Alors que Apollo 12 est
en route vers la Lune, Mission Control annonce aux astronautes qu'un bébé né
au Maryland a été prénommé, Charles Richard Alan, en leur honneur. Personne ne saura
jamais ce qui s’est passé au dernier virage de l’autoroute 150, juste après
la ville d’Ojai dans la magnifique vallée qui porte le même nom, Charles
Conrad a perdu le contrôle de sa Harley et est retombé lourdement sur le
thorax… APOLLO13 La mission Apollo 13 était la dernière chance pour la NASA de voir des hommes débarquer sur la lune si Apollo 11 et 12 échouaient (Slayton à Shepard). L' idée d' utiliser le LM comme "chaloupe de sauvetage" datait en fait de 1961 avant les dessins préliminaires du module. Les ingénieurs de Grumman pensaient utiliser le moteur de l' étage de descente pour arracher de la lune le train spatial. Huit temps plus tard, lors d' une simulation avec l' équipage d' Apollo 9, Kranz, le directeur de vol simula une manoeuvre de secours avec le LM pour récupérer le CM. Swigert avait oublié de faire sa déclaration d' impôts avant de partir et il demanda au centre de contrôle MCC de négocier avec les impôts un délai supplémentaire. il fut accordé parce qu' il était considéré comme un citoyen américain en voyage dans un autre pays. Pendant leur périlleux retour sur terre, peu avant leur rentrée dans l'atmosphère, Swigert a été obsédé par un véritable scénario de cauchemar. Il se voyait dans le module de commande, actionnant par erreur le bouton nommé "LARG LEM" (largage du module lunaire) alors que ses compatriotes s'y trouvaient toujours (en lieu et place du largage du module de service -bouton nommé "LARG SM"- devenu inutile). Dans son cauchemar, Swigert entendait le déclic sourd des douze courroies arrimant le LM Aquarius qui se détachaient. En bas, par la nouvelle issue béante, il voyait Lovell et Haise flotter dans le LM qui le regardaient avec horreur et incompréhension. La dernière image qui parvenait à l'astronaute à l'agonie, avant que le reste de l'oxygène respirable ne se fut déversé dans l'espace était la danse du module lunaire qui s'éloignait rapidement. Pour être sur de ne pas se tromper le moment venu, il scotcha un bout de papier avec le mot "NO" (NON) sur le bouton "LARG LEM". Enfin, pour être vraiment sûr de ne pas avoir commis d'erreur, il appela même Haise et lui demanda de regarder le bout de papier. Un peu étonné, Haise confirma que oui, il était placé au bon endroit. Au moment de la rentrée dans l'atmosphère et avant de se séparer définitivement du LM qui leur avait permis de survivre pendant presque quatre jours, chaque astronaute avait pris quelques objets à titre de souvenirs. Pour sa part, Lovell a notamment ramené la plaque qu' Haise et lui auraient dû fixer sur le pied du LM avant d'entamer leur exploration lunaire (il s'est encore pris à penser que les ouvriers de l'atelier d'usinage de la NASA n'espéraient sans doute plus la revoir et qu'ils pourraient venir la regarder dans son bureau quand ils le voudraient). Cette plaque figure maintenant en bonne place au domicile personnel de Lovell. C'est Poppy, alias Frances Northcutt, qui a ramené l'équipage en détresse vers la Terre. Elle travailla dans la salle de contrôle à Houston pour la TRW Systems, responsable des trajectoires de retour des Apollo. Sachant les
astronautes d'Apollo 13 sains et saufs à bord du porte-hélicoptères
"Iwo-Jima", la société Grumann de Bethpage (fabricant du LM) adressa
à la société North American Rockwell de Downey (fabricant des modules de
commande et de service) une facture (n° 70-417) d'un montant de 417.421,74 $
pour frais de remorquage dans l'espace, fournitures diverses (oxygène,
électricité) et hébergement de trois personnes. La farce n'a, semble-t-il,
pas été du goût des dirigeants de North American Rockwell. APOLLO 14 Shepard était à 47 ans et deux mois l' astronaute le plus âgé lancé depuis 1961. Seul le soviétique Georgi Beregovoy le dépassait de 4 mois (Soyouz 9 en 1968). C' est Conrad qui surnomma l' équipage d' Apollo 14 les "rookie" novices ou bleu après son retour sur terre (Apollo 12) dans la caravane de quarantaine. Dans le même ordre d' idée, il circula un patch "non officiel" de la mission Apollo 14. Il représente le coyote du dessin animé comme satirique de l' équipage de Shepard. Pour le rouquin Roosa, le coyote avait le poil roux. Pour Mitchell, il était bedonnant et pour Shepard le Old Man, il avait une barbe grise. Commençant à 2 jours 6 heures et 57 minutes de vol, l' horloge de vol MET (Mission Elapsed Time) a été avancé de 40 minutes pour compenser le retard de 40 minutes au lancement. Les premiers mots de Sheaprd sur la lune furent : "La route a été longue, mais nous y sommes". Afin de reconnaître chacun des deux astronautes marchant sur la lune, le scaphandre du commandant était rayé de bande rouge au niveau des jambes, bras et le haut du casque. Après la séparation du LM Antarès, Schepard et Mitchell procédèrent à la descente vers Fra Mauro lorsque... le voyant jaune ''ABORT'' s'alluma sans l'intervention de quiconque. Ce fut la stupeur et l'incompréhension la plus totale. Houston prenant soin de confirmer que ce ne soit pas un membre d'équipage qui l'ait actionner par erreur bien-sûr et ce n'était pas le cas. Le centre de contrôle demanda aux deux astronautes de tapoter sur leur console et le voyant s'etteignit. Mais le problème ne s'en trouvant pas moins réglé pour autant! Le centre de contrôle s'empressa de réveiller un de ses spécialistes en problèmes informatique! Ils disposaient de 47 minutes pour empêcher une éventuelle interruption de descente. Ce dernier retransmit une série de données à l'équipage qui s'exécuta à reprogrammer l'ordinateur du LM qui devait être suivi d'une procédure pour l'initialisation de la descente en vue de l'alunissage qui eu lieu sans encombre. Mitchell, pilote du LM était passionné par les recherches sur la perception extrasensorielle. Pendant son séjour sur la Lune, il a mené une expérience secrète et donc non autorisée avec un de ses amis qui se trouvait à Chicago. L'histoire ne dit pas quels en ont été les résultats. Il semble en fait qu'il ait tenté cette expérience (se concentrer sur les symboles généralement utilisés dans les expériences de perception extrasensorielle : le cercle, le carré, les lignes ondulées, la croix, l'étoile, pendant que quatre personnes sur la Terre tentaient de percevoir les fruits de ses concentrations toutes les nuits) tout au long des voyages aller et retour vers la Lune, et ce à l'insu de ses deux compagnons de route A la fin de la mission lunaire, Alan Shepard, commandant de bord, se prit à jouer au golf sur la Lune, au plus grand étonnement des contrôleurs de Houston. Pour ce faire, il avait emporté un véritable fer de golf qu'il fixa à l'extrémité du manche de son collecteur destiné à ramasser des échantillons. Il joua avec deux véritables balles de golf. Si le premier coup envoya une balle à seulement trente mètres, sa deuxième tentative fut plus chanceuse, mais on ne sut jamais à quelle distance fut envoyée la balle : deux cent mètres, quatre cent mètres, ou davantage. La controverse dura plusieurs années. Après son départ de la NASA, Shepard devient
un homme d'affaire très riche. Il consacre désormais sa vie à des œuvres
caritatives. Henri Landwirth, le directeur de l’Holiday Inn a gravit les
échelons de cette chaine d’hôtels, a fait quelques affaires notamment avec
John Glenn… Et est devenu riche, très riche lui aussi… Quelle revanche pour
ce survivant de l’Holocauste ! Il se consacre lui aussi à des œuvres
caritatives… Le 1er aout 1998 Louise Shepard assiste au Centre Spatial Johnson à une cérémonie en mémoire de son mari. Glenn fit un émouvant discours en finissant par le poème « High Flight », Wally Shirra, ne put finir son discours, beaucoup trop ému. Gordon Cooper, leva les yeux au ciel et dit : « Nous serons avec toi dans pas longtemps». En sortant, pour aller planter l’arbre de Alan B. Shepard (il s’agit d’une coutume voulant que pour chaque astronaute disparu, un arbre soit planté…) toutes les têtes se sont levées lorsque 4 jets de la Navy sont passés au-dessus du JSC et que l’un d’eux a quitté la formation pour symboliser le pilote manquant… Après la cérémonie, Louise effondrée s’envola vers le Colorado chez sa fille Laura. Elle y restera jusqu’au 25 août. Lorsqu’elle se sentit assez forte pour retourner chez « eux » à Pebble Beach, elle prit l’avion pour San Francisco. Elle attendit plus de trois heures sa correspondance pour Monterey. Quand le petit avion à hélices décolla, Louise Shepard assise près du hublot regardait le Pacifique… Lorsque son cœur s’arrêta, les hôtesses ne purent rien faire, il n’y avait pas de défibrillateur à bord de l’avion. Mme Shepard est morte au-dessus du Pacifique, 5 semaines après son mari... à 17 heures… C’est exactement à cette heure précise que son mari avait coutume de l’appeler chaque fois qu’il n’était pas en ville ! (Hormis pendant sa mission Apollo 14 !) Laura dira à une de ces amies « Papa a appelé Maman, vers 17 heures, juste une dernière fois » Lorsque Alan
Shepard est mort, sa femme n’a pas voulu l’enterrer, elle préférait que
ses cendres soient dispersées sur la jetée rocailleuse juste derrière leur
maison. Quand Louise est décédée, cinq semaines après son mari, leurs
enfants ont décidés que leurs cendres seraient dispersées ensemble… APOLLO 15 C' est Shoemaker qui a réalisé la première carte géologique détaillée de la lune. Avant les géologue utilisaient une carte moins précise réalisée par Robert Hackman et Arnold Mason du UGS de Washington. Il n' est pas évident de savoir si ils ont influencé les travaux de Shoemaker, ou vice versa. Apollo 15 était la première mission du type "J". La NASA avait pensé à des missions "I" pour succéder aux mission "H" (Apollo 12, 13 et 14) avec pour objectif des onservations scientifiques depuis l' orbite lunaire sans alunissage. Mais ses missions n' ont jamais été développées. Hadley était le nom commun du site d' alunissage d' Apollo 15. Mais pour les géologistes le site était connu sous le nom de "Hadley Apenine". Scott a sa descente du LM murmura : "L'homme ne fait qu'explorer. Et c'est l'exploration en ce qu'elle a de plus grand" A la fin de leur séjour lunaire et devant la caméra du Rover, Scott vérifia la théorie de Galilée sur la chute des corps dans le vide. A cette fin, il avait emporté une plume de faucon (en hommage au nom donné à leur LM : "Falcon") qu'il prit dans sa main gauche. Dans la droite, il tenait son marteau. Il lâcha les deux objets en même temps, qui tombèrent tous deux simultanément sur le sol lunaire. 4 heures avant leur départ de la Lune, Scott
éloigna la jeep lunaire de quelques centaines de mètres puis posa sur son
tableau de bord une petite Bible. Puis, en revenant vers le LM, il déposa
encore sur le sol lunaire une petite plaque portant le nom des quatorze hommes
(astronautes américains et cosmonautes russes) morts pour la cause spatiale. A
côté de cette plaque, il plaça encore une petite figurine en aluminium
réalisée par Paul van Hoeydonck, un artiste allemand de New York, représentant
de façon stylisée un astronaute tombé à terre. Ce mémorial laissé sur la
lune par les hommes d’Apollo 15 rend hommage aux 14 astronautes et cosmonautes
qui sont morts dans le cadre de leurs programmes spatiaux respectifs, à savoir
dans l’ordre chronologique : L' affaire des enveloppes. APOLLO 16 Young sur la lune: "Ainsi vous voilà, mystérieuses et inconnues plaines des monts Descartes. Apollo 16 va changer votre image". La famille Duke est sur la lune !!. En effet Charles avait eu l' idée d' amener une photo de sa famille (Charlie, Dotty et ses fils Charles et Tom) qu' il avait mis sous plastique. Il l' a dépose sur le sol lunaire près du Rover avant la fin de la troisième EVA. Pendant le voyage aller, Mattingly avait perdu son alliance. Il renonça à la retrouver après avoir cherché en vain pendant plus d'une semaine dans le module de commande. Pendant le voyage de retour, il fit une sortie dans l'espace (de 1h24mn en tout) pour notamment récupérer des boîtiers photos ; pendant ce temps Duke se tenait juste à l'entrée de l'écoutille. Quelle ne fut pas la surprise de ce dernier de voir soudain l'alliance de son compatriote sortir par la trappe et s'envoler dans l'espace. Par chance, au dernier moment, la bague rebondit sur Mattingly (qui n'avait rien remarqué) et revint vers l'écoutille où Duke n'eut plus qu'à la saisir au vol. Le pilote du LM Charlie Duke raconte que pendant qu'il batifolait sur la lune avec son commandant, son frère jumeau s'est pointé dans la salle de contrôle, provoquant la stupeur de certains contrôleurs qui regardaient le nouvel arrivant puis l'écran de télé puis de nouveau l'arrivant avant de comprendre. Une autre anecdote concernant Bill Duke, le
frère jumeau de Charlie… Young a appris que le budget de la navette
avait été voté alors qu'il était sur la Lune, juste avant son célèbre
"leaping salute". Pendant la mission Apollo 16, Harrison Schmitt
discutait avec Sy Libergot (EECOM) dans le SPAN (Spacecraft Planning and
Analysis Room). Schmitt se tenait debout dans une allée étroite entre deux
rangées de consoles, accoudé au-dessus de Libergot, une tasse de café à la
main. Lorsqu’une personne passe derrière lui et le bouscule un peu…
Déséquilibré, il renverse sa tasse de café, dont une partie s’écoule par
les aérations, dans le moniteur du contrôleur. Après quelques étincelles et
un peu de fumée, l’écran s’éteint à tout jamais ! Sy Libergot est
obligé d’éteindre sa console. Schmitt voulant bien faire essaie alors de
soulever le rack qui se trouve au-dessus des écrans pour voir l’étendu des
dégâts, ce faisant, ignorant que ce dernier est solidaire de toute la rangée,
il fait tomber tous les manuels posés dessus qui renversent les tasses de café
posées à coté des contrôleurs, 3 ou 4 tasses, dont le contenu se répand sur
les claviers et les documents. Instinctivement les personnes assises se reculent
pour éviter de se prendre du café chaud, et bousculent les personnes
derrières elles, celles qui ont des cafés à la main le renversent sur la
deuxième rangée de consoles… En moins de 30 secondes, Schmitt a provoqué
une réaction en chaîne qui a paralysé le SPAN. Les contrôleurs ont mis plus
de 4 heures pour tout remettre en état… Lorsqu'un géologue
de Mission Control suggère à John Young d'écrire quelques mots sur le sol
lunaire, ce dernier répond : "Je veux bien écrire tout ce que vous voulez
excepté, au secours" APOLLO 17 Cernan fut
victime d' un accident d' hélicoptère une semaine avant le lancement d' Apollo
14 dans la rivière Banana au Cap Kennedy. L' astronaute tomba dans l' eau
après l' explosion de son engin et s' en sortit sans blessure. Un soir, quelques temps après la disparition des astronautes, Gus Grissom, Ed White et Roger Chaffee, quatre astronautes discutent dans un restaurant de Houston avec Wernher Von Braun, parmi les astronautes, dont aucun n’est encore allé dans l’espace, il y a Eugene Cernan. Au cours de la conversation, Cernan lui fait part de ses inquiétudes pour l’avenir, que va t-il advenir du programme Apollo. D’un grand geste de la main qui semblait balayer tous les problèmes Von Braun lui répond : « Ne t’inquiète pas, on ira sur la lune ». Il fixe alors Cernan de ses yeux bleus et lui dit : « C’est à ton tour maintenant Gene, tu dois croire en ce rêve qui deviendra réalité ». Cernan est surpris par ces paroles, Von Braun se met à rire : « Tu seras parmi les explorateurs et je t’envie ». Il ajoute : « L’important c’est ce que tu feras sur la lune, tu ne vas pas juste y aller, atterrir et rentrer à la maison… Lindbergh n’a pas traversé l’atlantique juste pour aller à Paris… Un voyage d’exploration doit étendre l’univers de nos connaissances… « Gene, tu auras besoin de mobilité, nous y pourvoirons… tu auras une « voiture » ! » Apollo n’est même pas encore aller dans l’espace, il faut tout modifier et toi tu me parles de conduire un buggy à travers les cratères de la Lune ! Ce soir là, Cernan se garda bien de lui révéler le fond de sa pensée et bien lui en a pris car 5 ans plus tard, les prédictions de Von Braun se révèleront parfaitement exactes…Au volant de sa jeep lunaire il s’éloignera de plusieurs kilomètres du LM pour explorer des lieux où aucun Homme n’était jamais venu ! Lorsque Ronald Evans a appris qu’il ferait partie des astronautes du groupe 5 (avril 1966) il était pilote de chasse, affecté sur le porte-avion USS Ticonderoga… Devinez quel porte-avion a récupéré les astronautes d’Apollo 17 ? Schmitt remplaça Engle dans l' équipage d' Apollo 17, sous la pression de la communauté scientifique. Géologue de formation Schmitt se focalisa sur les 4 dernières missions Apollo en 1970, Apollo 16 à 19. Il proposa un alunissage dans le cratère Tycho pour Apollo 16 et la mer Oriental pour 17. Pour Apollo 18, il proposa d' alunir au pôle Nord où les scientifiques espéraient découvrir des calottes de glaces vestiges de temps anciens. Apollo 19 enfin visait le cratère Tsiolkowsky sur la face cachée avec quelques satellites Tiros (achetés par TRW à la NASA pour 80 milions $) pour assurer les liaison avec la terre. Mais les impératifs techniques d' une telle mission ne pourront être surmontés à temps. Au second jour, à 17 heures du vol, l' horloge MET est avancée de 2 h 40 mn afin de compenser le retard du lancement. Cernan déclara: "En foulant la surface de Taurus-Littrow, j'aimerai dédier les premiers pas d'Apollo 17 à tous ceux qui l'ont rendu possible". Schmitt lui a faillit tomber lors de ses premiers pas sur la lune. Lorsqu' il descendit de l' échelle et quitta le pied du LM, sa botte tomba dans un petit trou recouvert de poussière. Déséquilibré, il se raccrocha in extrémis à l' échelle. La photo représentant Schmitt devant un énorme rocher a fait le tour du monde. Ce rocher est baptisé Shorty en hommage au personnage d' un auteur de San Fransisco Richard Brautigan's dans sa nouvelle "Trout Fishing in America". "Put Your
Visor Down". Avant de rentrer dans le LM à l' issue de la dernière sortie, Schmitt lança son marteau dans le ciel. Ce marteau embarqué depuis Apollo 11 avait suscité beaucoup de discutions entre les ingénieurs et les géologues. Pourquoi embarquer un marteau sur la lune demandèrent les ingénieurs ?. Pour pouvoir casser les gros rocher répondirent les géologues. Après divers essais réaliser pour savoir si la combinaison ne risquait pas d' être trouée par les éclats arraché d' un rocher, la décision est prise. Les géologues auront le même problème avec l' appareil photo équipé d' un objectif de 500 mm pour Apollo 15, 16 et 17. Le marteau retomba à environ 44 m du LM. Un rocher trouvé à MET 169 h 46 mn 26 s avant le retour dans le LM à l' issue de l' EVA 3 sera la seule et unique pièce ramenée de la lune exposée que le public pourra toucher. Cernan aurait
voulu graver sur la lune pour l' éternité les initiales de sa fille Tracy
alors agée de 9 ans sur le rocher Shorty, mais il n' en a pas eu le temps. A
son retour sur terre, la photo de Schmitt devant ce rocher était devenu très
populaire. Quelques années plus tard, l' astronaute Al Bean, reconvertit
dans la peinture d' art contacta Cernan pour immortaliser cette scène en
peinture dans un tableau de 2 m par un. Confiant son regret de ne pas avoir
écrit les initiales de sa fille, Bean demanda à Cernan d' écrire le nom de
Tracy sur un papier blanc comme il l' aurait fait sur la lune. Bean revint
quelques temps plus tard (1984) avec le tableau fini dans lequel la poussière
du rocher enlevée par Cernan avaient été remplacé par "Tracy".
Pour la petite histoire, Bean avait réaliser ce tableau afin d' éviter des
dépenses aux contribuables en renvoyant l' astronaute sur la lune réaliser son
rêve. Ce tableau a été baptisé "Tracy
Boulder", le rocher de Tracy. Dernière phrase officielle (à l'intention
des médias) du dernier astronaute sur la Lune (Cernan) : "Le défi
américain d'aujourd'hui a forgé la destination de l'Homme de demain. Nous
quittons la Lune et Taurus-Littrow comme nous sommes venus et, si Dieu le veut,
nous y reviendrons avec la paix et l'espoir pour l'Humanité toute
entière". Lorsque Gene Cernan a fait tomber son marteau sur le "garde-poussière" arrière droit du Rover, c'est John Young (back-up Commander) qui a eu l'idée de plier des cartes géologiques pour le réparer. En effet le volume de poussière soulevé par les roues était si importante qu'il était impossible de se servir du Rover sans gardes poussière. Alors que Eugene Cernan est sur la lune, sa
fille Tracy, 9 ans, participe à l’émission télé, Today Show, présentée
par Jim Hartz. Elle porte une robe avec l’emblème géant d'Apollo 17. Tracy
regarde en direct son père sur la Lune, alors que des millions d’américains
la regardent, elle. Elle répond aux questions de son hôte avec malice et
intelligence. « Quel souvenir ton père va-t-il te ramener de la Lune ? » «
Je ne peux pas vous le dire ! » A force d’insister, elle finit par avouer :
« Il va me ramener un rayon de Lune »… Jack
Schmitt est un (très) bon chanteur ! C'est lui qui commence à chanter la
"I was strolling on the Moon one day". Gene le suit sous l'oeil des
caméras du Rover. "In the merry merry month of ..may....no december....(grosse
confusion et embarras:-). Contrairement à John et Charlie dont les voix étaient
facilement distinguables, Jack et Gene avaient quasiment la même voix! POST APOLLO Leurs premiers mots lorsqu’ils ont posé le pied sur la lune : Neil Armstrong: "That's one small step
for a man - one giant leap for mankind."
Sur les 21
astronautes mariés quand ils sont partis pour la lune, 11 ont
divorcé plus tard ou se sont séparés de leur femme. Les autres sont
toujours mariés: Seul Jack Swigert se s' est jamais marié. L’US NAVY a donné les meilleurs astronautes
: Dave Scott (Apollo15) est le seul issu de l’US Air Force à avoir commandé une mission lunaire. Le premier et le dernier homme sur la lune viennent de la Navy. Rien de bien étonnant lorsque l’on sait ce que représente un appontage de nuit... tous avaient les « Ailes d’Or » de la Navy ! Suprême ironie, Deke Slayton, le « sélectionneur » venait de l’US Air Force ! La NASA a décidé de réserver un emplacement
au Centre Spatial Johnson à la mémoire de tous les astronautes décédés, que
ce soit de vieillesse, à la suite d’un accident, maladie, ou dans l’accomplissement
de leur devoir… Pour chaque astronaute un arbre est planté au cours d’une
cérémonie solennelle. Lorsque par exemple l’arbre de Pete Conrad a été
planté, son ami Al Bean, qui voulait que cette cérémonie soit joyeuse, comme
Pete aurait aimé qu’elle soit, à donné le ton en demandant à Georges Abbey,
l’administrateur de la NASA, d’écouter ce que Pete avait à lui dire à
travers lui: « Il pense qu’il faudrait que ces arbres soient tous illuminés
pour Noel, et comme sa devise a toujours été, « If you can’t be good, be
colorful », il suggère… non il insiste… pour que ces lumières soient
blanches, excepté pour lui !" Ce fut la seule cérémonie où l'on put
entendre des éclats de rire !
D' après Andrew
Chaikin et son livre "A man on the Moon".
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