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2025

27 janvier, mise en place sur le ML du
segment arrière gauche

La startup de véhicules électriques Canoo
Technologies a
officiellement déposé son bilan et cessera ses activités. Elle devait
fournir 3 véhicules de transport entièrement électriques pour les astronautes d’Artemis
jusqu'au pad 39. Le contrat de 2022 d'un montant de 147 855 $ a permit
la livraison des véhicules en 2023.
11 février, VAB, 9 des 10 segments SRB
sont sur le ML.

15 février, VAB, les 2 SRB d'Artémis 2
sont assemblés sur le ML. Les cônes avant sont ajoutés le 20.

7 mars, Orion Artemis 2 a reçu ses ailes
solaires. Suivront les caches protégeant le module de service.

9 mars, VAB, l'adaptateur SLA est dans le
VAB

24 mars, VAB, l'étage "core" du SLS est
placé entre les SRB.

7 avril, VAB mise en place de
l'adaptateur SLA sur le core d'Artemis 2.

Mi avril, l'étage supérieur du lanceur
Artemis 2 est amené du MPPF dans le VAB pour être assemblé au lanceur
2 mai, la Maison Blanche dans les mains
de Donald Trump depuis janvier publie une version allégée de la demande
de budget du président PBR pour l'année fiscale 2026 concernant la NASA
evac une réduction de 24%. La version détaillée de cette demande devrait
être publiée fin mai-début juin. La publication de la proposition de
budget marque le début du processus d'appropriation au Congrès
américain, qui se conclut par la signature du président sur le projet de
loi budgétaire adopté par la Chambre et le Sénat – il convient donc de
garder à l'esprit que ce document est encore en cours d'élaboration. La
maison blanche propose de supprimer MSR, le SLS, Orion, la Gateway, et
de réduire les équipages de l’ISS. Le budget prévoit l’élimination
progressive du SLS, un lanceur extrêmement coûteux et en retard, ainsi
que de la cabine Orion après trois vols. À lui seul, le SLS coûte 4
milliards de dollars par lancement et dépasse le budget de 140 %. Le
budget finance un programme visant à remplacer les vols SLS et Orion
vers la Lune par des systèmes commerciaux plus rentables, capables de
soutenir des missions lunaires ultérieures plus ambitieuses. Le budget
propose également de mettre fin au projet Gateway, une petite station
spatiale lunaire en cours de développement avec des partenaires
internationaux, Canada, Europe, le Japon et les Emirats arabes unis, qui
aurait été utilisée pour soutenir les futures missions SLS et Orion. Le
premier module du Gateway a été livré à Northrop Grumman à Gilbert,
Arizona, son lancement doit intervenir en 2027 à bord d'un falcon Heavy.
La perte du Gateway entraînerait également des changements pour le
programme HLS (Human Landing System) de l'agence, géré par le Marshall
Space Flight Center de la NASA à Huntsville, en Alabama. L'atterrisseur
Blue Ghost Mk. 2 de Blue Origin devait s'amarrer à Gateway pour
accueillir des astronautes avant de se diriger vers la surface lunaire à
bord de la mission Artemis 5. La version HLS de la fusée Starship de
SpaceX s'amarrera directement au vaisseau spatial Orion pendant Artemis
3 et devrait s'amarrer à la Gateway pendant Artemis 4.

Arrivée du module HALO du Gateway chez
Northrop Grumman, à Gilbert Arizona, le 24 avril
| Le Gateway, Lunar Gateway,
ancien Lunar Orbital Plateform Gateway (portail en orbite
lunaire) est proposé en 2017 par la NASA. La station a
initialement pour objectif de préparer les astronautes aux
expéditions dans l'espace interplanétaire (Lune, Mars) en leur
permettant d'y séjourner une cinquantaine de jours ainsi que de
roder le fonctionnement d'un engin spatial loin du support
procuré par la Terre. Avec Artemis, le projet servira de relais
entre la terre et la surface lunaire pour les équipages et
certains équipements. Le Gateway comprend 2 modules PPE, unité
de puissance et le HALO, module d'habitation. 2 autres modules
seront fournit par le Japon, l'Europe pour accroitre les
capacités. Les Falcon Heavy de Space X et le SLS de la NASA
assureront leur lancement et la mise en orbite lunaire à 3000-
70000 km. Maxar Technologies doit réalisé le module PPE et
Northrop Grumman le HALO qui seront lancé par le falcon heavy.
Le Dragon de Space X en version X servira pour ravitailler la
station en orbite lunaire (3400 kg) lancé par une Falcon Heavy.
Le Canada fournira un bras robot Canadarm 3. Initialement, le
Gateway devait servir de relais entre la terre et le lune, mais
en 2020, le programme change, les premiers vols d'Artemis SLS
utiliseront le HLS pour amener et retourner les astronautes de
la lune vers Orion, le Gateway ne sera utilisé que pour les
missions dites "longues", à partir de 2028.

Le PPE assurera la production électrique du
Gateway avec ses panneaux solaires fournissant 50 kW. La
propulsion sera assurée par des moteurs ioniques et classiques.
Le HALO, Habita & Logistics Outpost, ou MHM
Miniaml Habitation Module est inspiré du Cygnus avec 4 ports
d'amarrage. La structure primaire du module est présenté en
février 2025 chez Thales Alenia Space, à Turin, avant son envoi
au USA.
Le module ESPRIT (télécom & propulsion) est en
études par Airbus et Thales. Il devrait être lancé par SLS Bk
1B, Artemis 5.

Le module HALO prêt pour son
voyage de chez Thales Alenia Space, Turin et à son arrivée chez
Nortrop Grumman, à Gilbert Arizona, le 4 avril.
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Le budget reflète la transition à venir vers une approche commerciale
plus rentable des activités humaines dans l’espace, alors que la station
spatiale approche de la fin de son cycle de vie. Le budget prévoit une
réduction de l’équipage de la station ainsi que des recherches menées à
bord, en préparation d’un démantèlement sécurisé de la station d’ici
2030 et de son remplacement par des stations spatiales commerciales. Les
vols habités et les livraisons de fret vers la station seraient
fortement réduits. La capacité de recherche diminuée de la station
serait concentrée sur des efforts essentiels aux programmes
d’exploration de la Lune et de Mars.
Conformément aux objectifs de l'administration de retourner sur la Lune
avant la Chine et d'envoyer un homme sur Mars, le budget réduirait les
recherches jugées moins prioritaires et mettrait fin à des missions trop
coûteuses, comme la mission de retour d’échantillons martiens (Mars
Sample Return), qui dépasse largement son budget et dont les objectifs
pourraient être atteints par des missions humaines vers Mars. Cette
mission n’est d’ailleurs pas censée rapporter d’échantillons avant les
années 2030. En résumé, le SLS serait annulé après 3 vols, Artemis 3. La
NASA n'aurait dans ce cas pas besoin du ML 2 pour lancer le Block 1B. Au
KSC, le ML vient de recevoir la 7e partie de sa tour ombilicale, le 22
avril.


10 éléments composent la tour ombilicale du ML 2, 3
restent à monter
Du coté Europe, le directeur
général de l'ESA, Josef Aschbacher, souligne l'importance de la
coopération dans les activités spatiales: "La
NASA a informé l'ESA de la demande de budget, et bien que certaines
questions subsistent quant aux répercussions complètes, des réunions de
suivi ont déjà lieu avec la NASA. L'ESA reste ouverte à une coopération
avec la NASA sur les programmes visés par une réduction ou une
suppression, mais évalue néanmoins l'impact avec ses États membres en
prévision du Conseil de l'ESA en juin. L'ESA et la NASA partagent une
longue histoire de partenariat fructueux, notamment dans le domaine de
l'exploration – un exemple très visible de coopération internationale –
où de nombreuses activités conjointes ont forgé des liens solides entre
collègues américains et européens pendant des décennies. L'exploration
spatiale est une entreprise dans laquelle le collectif peut aller bien
plus loin que l'individu. Ainsi, l'ESA entretient des partenariats
solides avec des agences spatiales du monde entier et s'engage à être
non seulement un partenaire fiable, mais aussi un partenaire solide et
attractif.
Lors du Conseil de l'ESA en juin, sur la base des développements
ultérieurs, une évaluation sera menée avec nos États membres sur les
actions potentielles et les scénarios alternatifs pour les programmes de
l'ESA affectés et l'industrie européenne associée. Plus tard dans
l'année, l'ESA tiendra son Conseil au niveau ministériel et est
déterminée à renforcer le potentiel de l'Europe dans l'espace – pour le
bénéfice ultime de l'Europe, des États membres de l'ESA et de leurs
citoyens.

VAB, mise en place de l'étage supérieur ICP
de Boeing et ULA pour le lanceur Artemis 2. Armstrong O&C Building,
sortie du vaisseau Orion en partance pour le MPPFF, Multi-Payload
Processing Function Facility afin de réaliser les remplissage en ergols.
9 mai, la NASA annule
définitivement le Gateway. Les vol Artemis 2 et 3
sont maintenus, mais ce ne sont que des fly-by habité. Artemis 3 devait
logiquement être la première vraie mission où 2 des 4 astronautes
posaient le pied au sol, mais après s’être docké au Lunar Gateway avec
Orion, se transférer dans le Starship HLS et aller se poser et revenir a
la Gateway avec HLS, pour rentrer sur Terre avec Orion.

Remplacement des plaques métallique recouvrant le
déflecteur du LC39B
20 juin, La NASA a testé le moteur RS-25
n° 20001 sur le banc d'essai Fred Haise du centre spatial Stennis de la
NASA à Bay St. Louis, dans le Mississippi. Les équipes d'essai ont
allumé le moteur pendant près de huit minutes et demie (500 secondes),
soit la même durée d'allumage des moteurs RS-25 lors du lancement du SLS
pour des missions Artemis vers la Lune. Au cours de l'essai, les
opérateurs ont également allumé le moteur n° 20001 à 111 % de sa
puissance, soit la même poussée nécessaire pour lancer en orbite le SLS
transportant la sonde Orion. Cet essai de pleine durée était le premier
depuis que la NASA a terminé les essais de certification des nouveaux
moteurs RS-25 de série en 2024. L3Harris Technologie, ex Aerojet
Rockedyne fabrique ses moteurs pour le SLS. Le moteur 20001 est le
premier du genre a être fabriqué depuis la fin du programme STS en 2011,
il propulsera le SLS Artemis 5. Le tir d'essai a eu lieu quelques jours
avant le 50e anniversaire du premier essai du moteur principal de la
navette spatiale à Stennis, le 24 juin 1975. Ce moteur portait le numéro
de série 0001. Le nouveau moteur RS-25 est désigné n° 20001.

26 juin, Nortrop Grumman teste au
banc le booster SRB BOLE (Booster Obsolescence and
Life Extension), le plus grand propulseur à propergol solide segmenté
jamais construit. L'essai se déroule parfaitement jusqu'à T + 1mn 43 s
lorsque la tuyère est arraché du booster. Ce dernier finit normalement
sa propulsion jusqu'à T+ 2 mn 36s.


Le moteur BOLE est destiné à équiper la
version Block 2 du SLS à partir de la mission Artemis IX. Doté d'un
carter composite non peint et d'un câblage en cuivre pour la protection
contre la foudre, le propulseur a généré plus de 1,8 million de kilos de
poussée à l'allumage et a fonctionné pendant environ deux minutes et 20
secondes. Des capteurs surveillaient des centaines de paramètres grâce à
763 canaux de données, et un système d'extinction au dioxyde de carbone
a permis de sécuriser le propulseur après son allumage. Le moteur BOLE
DM-1 s'est avéré être le deuxième moteur-fusée à propergol solide le
plus puissant jamais testé, derrière un propulseur d'appoint de 260
pouces dans les années 1960. Monté sur le côté, le moteur était maintenu
par un gros bloc de béton, ce qui l'empêchait d'avancer. Tous les
moteurs d'essai du programme sont traités dans une enceinte de montage,
éloignée du moteur avant le test. Il s'agit du premier des deux tests de
développement du moteur prévus pour BOLE. Lors du test DM-1, le moteur a
été refroidi à 15 °C afin de tester sa réponse en conditions ambiantes.
D'autres tests évalueront les performances du BOLE à froid et à chaud,
si le bloc SLS 2 reste intégré au programme Artemis. L'enveloppe du BOLE
est fabriquée en fibre de carbone, il est plus grand que le RSRMV (Redesigned
Solid Rocket Motor-V) hérités du SLS, mesurant 47,5 m de haut et 3,8 m
de diamètre, contre 46,9 m de haut et 3,7 m de diamètre pour le RSRMV.
La tuyère a été redessinée, avec un diamètre de 4,4 m, contre 3,9 m pour
la buse RSRMV. La tuyère BOLE, fabriquée en matériau composite avec un
matériau phénolique en verre brun, comprend également une rallonge de
0,6 m. Le boosters BOLE ont été conçus pour augmenter l'impulsion
spécifique de 3,9 % et l'impulsion totale de 11 % par rapport aux
propulseurs à cinq segments existants, permettant au bloc 2 d'ajouter 5
tonnes de charge utile par rapport à la prochaine version du bloc 1B du
SLS. Pour offrir de meilleures performances, les boosters BOLE
utiliseront un propulseur amélioré à base de polybutadiène à terminaison
hydroxyle (HTPB), contrairement au polybutadiène acrylonitrile (PBAN)actuellement
utilisé sur les propulseurs à poudre. Les améliorations apportées au
propulseur BOLE sont le fruit de l'annulation du programme OmegA, lancé
alors qu'Orbital ATK était en compétition pour le programme National
Security Space Launch (NSSL). La famille Falcon de SpaceX et le lanceur
Vulcan de l'United Launch Alliance ont finalement été sélectionnés par
l'US Space Force, éliminant ainsi le besoin d'OmegA.

Le BOLE est le second plus gros booster à
poudre testé, mais dans les années 1960 un autre moteur, le AJ260 avait
été fabriqué par Aerojet comme premier étage du Saturn 5 au cas où les
moteurs F1 échouent. D'un diamètre de 260 pouces (6,6 mètres), il avait
été fabriqué et testé en Floride, à 50 km au nord de Miami et à 22 km de
Homestad AFB, amené par bateau à travers un nouveau canal. 2 essais de
mise à feu ont eu lieu en septembre 1965 et février 1965, avec un moteur
court de 24 mètres produisant 1 800 tonnes de poussé durant 114
secondes. Un 3e essais a eu lieu en juin 1967 avec le booster SL 2
équipé d'une tuyère partiellement immergée délivrant une poussée de 2
900 tonnes. Presque à bout de souffle, la tuyère
du booster s'est éjectée, répandant du propergol à base d'acide
chlorhydrique sur les zones humides des Everglades, les champs cultivés
et les maisons de Homestead. De nombreux habitants de Homestead se sont
plaints des dégâts, notamment des dommages à la peinture de leurs
voitures et la destruction de récoltes valant des milliers de dollars. Le programme a été abandonné les
installations laissées en état pendant des années avec le booster SL 3
dans son silo d'essai recouvert de plaques de fer. Le bâtiment au dessus
a até détruit et des poutrees en béton recouvrent le silo désormais.

Février 2024, sur son site de Promontory
dans l'Utah, Nortrop Grumman a finalisé l'assemblage de son premier
segment de moteur BOLE (Booster Obsolescence and Life Extension). Se
basant sur une technologie de fibres de carbone et des matériaux
composites plus légers, le booster BOLE procurera une poussée 11%
supérieure à celle d'un SRB dans sa version actuelle ainsi qu'une
augmentation d'emport de 5 t pour le SLS Block 2, qui décollera à partir
d'Artemis 9

Ces RSRMV à 5 segments sont si longs (54,5
m) qu'un stabilisateur/support a été ajouté au banc d'essai pour
empêcher le segment de se courber vers le bas en son milieu.
Pour Constellation, les programmes de
développement moteur (DM) 1, 2 et 3 à 5 segments ont été réalisés en
septembre 2009, aout 2010 et septembre 2011. Après l'annulation de
Constellation, un essai de SRB à 5 segments pour le SLS a eu lieu en
mars 2015, QM-1 et juin 2016 QM-2.
Le FSB-1 a eu lieu le 2 septembre 2020, le tir du Flight Support
Booster-2 en juillet 2022. Le premier vol du BOLE est prévu pour Artemis
IX dans les années 2030. Northrop Grumman est actuellement sous contrat
pour produire les propulseurs SLS jusqu'en 2031, et ce contrat comprend
les propulseurs pour Artemis IV à VIII ainsi que les propulseurs BOLE
pour Artemis IX. Il restait 80 segments d'acier D6AC du STS, jugés
conformes aux spécifications pour le vol. D'autres segments, non
conformes aux spécifications de vol, ont également été utilisés pour les
essais FSB-1 et FSB-2 dans l'Utah.
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Aout, VAB, intégration de la section moteur
du lanceur Artemis 3 avec les "boat-tail" dans la cellule de préparation
dans la HB2


12 aout, Orion est transféré du MPPF au LASF,
Launch Abort System facility.
Septembre, la NASA présente 10 nouveaux
astronautes, la promotion 2025, groupe 24 sélectionné parmi 8000
candidats après un processus démarré en avril 2024. Après deux ans de
formation de base, les nouveaux candidats seront éligibles pour des
missions en orbite basse terrestre et sur la Lune, dans le cadre du
programme Artemis de la NASA qui vise à envoyer les premiers humains sur
Mars. Parmi les candidats figurent des officiers, des ingénieurs, un
médecin et un scientifique. Il s'agit de la première promotion à compter
davantage de femmes que d'hommes.
Sur ces 10 candidats, 7 anciens
militaires (6 pilotes, 1 médecin), 2 anciens de SpaceX et un géologue à
la NASA; seule Anna Menon a déjà volé dans l'espace à bord du Dragon
Polaris Dawn de Space X. Ils voleront dans l'espace en 2028 après
obtention de leur diplomes d'astronautes, au coté des 41 astronautes
NASA encore actifs. Avec l'ajout de cette nouvelle classe, la NASA a
recruté 370 personnes pour s'entraîner à devenir astronautes au cours de
ses plus de 60 ans d'histoire.
- Ben Bailey, 38 ans, adjudant-chef de
3e classe dans l'armée américaine, licence en génie mécanique et master
en ingénierie, pilote d'hélicoptère à l'US Army;
- Lauren Edgar,
40 ans, licence en sciences de la Terre, maîtrise et doctorat en
géologie, géologue et chef adjoint de l'équipe de géologie d'Artemis
III;
- Adam Fuhrmann,
35 ans, commandant dans l'US Air Force, licence en ingénierie
aérospatiale et master en ingénierie des essais en vol et en
ingénierie des systèmes, pilote d'essai F16/F35 à l'USAF;
- Cameron Jones,
35 ans, commandant dans l'US Air Force, licence et maîtrise en
ingénierie aérospatiale et diplômé de l'École de pilotage d'essai de
l'US Air Force, pilote d'essai F22 à l'USAF puis travail à la DARPA;
- Youri Kubo, 40 ans, licence en
génie électrique et master en génie électrique et informatique, directeur
lancement puis directeur Starshield & infra sol à SpaceX puis Directeur
adjoint ingénierie à "Electric Hyrogen);
- Rébecca Lawler, 38 ans, lieutenant-commandant dans l'US Navy, licence
en génie mécanique, pilote
sur P-3 USN, pilote NOAA puis pilote d'essai chez United ;
- Anna Menon, 39 ans, licence avec une double spécialisation en
mathématiques et en espagnol et master en génie biomédical,
ingénieure médicale NASA puis astronaute SpaceX;
- Imelda Müller, 34 ans, ancienne lieutenante dans la marine américaine,
licence en neurosciences comportementales et diplôme de médecine, médecin-Plongeur
USN;
- Erin Overcash, 34 ans, lieutenant-commandant dans l'US Navy, licence
en ingénierie aérospatiale et d'un master en bio astronautique, pilote
d'essai de la marine américaine sur F18;
- Katherine Spies, 43 ans, licence en génie chimique et master en
ingénierie de conception, ancienne pilote d'hélicoptère d'attaque
AH-1 USMC, directeur ingénierie chez Gulfstream;

En haut de gauche à droite, Jones, Spies, Fhurman,
Muller, en bas, Bayley, Lawler, Menon,
Edgar, Overcrash et Kubo
21 aout, l'adaptateur qui relie
l'étage ICPS à Orion, un diaphragme composite qui agit comme une
barrière entre Orion et le reste du lanceur, empêchant les gaz –tels que
l'hydrogène– de pénétrer dans le vaisseau spatial arrivé au KSC.
L'adaptateur transportera également plusieurs CubeSats contenant des
expériences scientifiques et des démonstrateurs technologiques destinés
à élargir la compréhension de l'environnement spatial. Après la
séparation d'Orion, une unité avionique enverra des signaux pour libérer
les charges utiles à des moments précis.
23 septembre, il reste beaucoup de
travaux à faire pour préparer Artemis 2:
-L'adaptateur Orion-SLS sera intégré en fin de semaine
-Orion (dont le LAS a récemment été entièrement intégré) sera emmené au
VAB la semaine prochaine
-La première opportunité de lancement sera le 5 février, fenêtre de 32
mn, à 1h39 TUavec un rollout du SLS sur le pas de tir vers le 1er
février, et un essai de remplissage le 2 et le 3. Il y a 4 à 8 jours de
fenêtres de tirs par mois, avant la fin de la fenêtre le 26 Avril.
-4 Cubesats seront aussi lancés (3 déjà intégrés)
-Si il y en a besoin, l'équipage pourra effectuer deux révolutions en
orbite d'attente avant l'injection trans-lunaire.
24 septembre, l'équipage baptise la
cabine Orion "Integrity"
18 octobre, Orion est dans le VAB et est
assemblé au SL le 24


21 novembre, les ingénieurs et l'équipage
d'Artemis II effectueront la première partie d'un test de compte à
rebours, une répétition générale pour le jour du lancement. L'équipage
enfilera ses combinaisons spatiales et s'installera à bord d'Orion,
simulant les derniers instants du compte à rebours. Comme le SLS et le
vaisseau spatial ne sont pas encore sur la rampe de lancement,
l'équipage embarquera à bord d'Orion à l'intérieur du VAB.
Une deuxième partie du test, préparant une urgence sur la rampe de
lancement, aura lieu après le déploiement de la fusée et du vaisseau
spatial sur la rampe de lancement 39B.
22
novembre, la NASA avance le lancement du Crew 12 vers ISS au 15 février,
à la place du 27 mars afin de maximiser les fenêtres de tir de la
mission Artemis 2, dont le décollage pourrait avoir lieu en mars ou
avril 2026.
26 novembre, l'ESM 4 quitte Brême.
Ce module, CM-005 (le CM-001 a volé sur EFT 1, le CM-0002 sur Artemis 1)
était sur le point de devenir inutile après l’annonce par
l’administration Trump de son intention d’abandonner Orion et son
lanceur, le Space Launch System (SLS), après la mission Artemis 3 prévue
en 2027. Le projet de budget de 18,8 milliards de dollars pour la NASA
en 2026, présenté en mai, prévoyait des coupes drastiques et des
réorientations dans les programmes en cours de l’agence. Le programme
d’exploration lunaire figurait parmi une quarantaine de projets visés
par des réductions de financement. L’administration Trump avait
clairement indiqué qu’elle souhaitait remplacer, après Artemis 3, le SLS
et Orion – tous deux développés par la NASA – par des solutions
commerciales. Elle envisageait également de supprimer la Lunar Gateway,
une station orbitale autour de la Lune destinée à servir de base pour
les excursions à la surface lunaire. Mais la mission a été sauvée in
extremis par un amendement intégré au « Big, Beautiful Bill », porté par
le sénateur texan Ted Cruz. Adoptée en juillet, cette loi a garanti le
financement de la Lunar Gateway ainsi que la poursuite des vols Orion et
SLS au-delà d’Artemis 3. Si la version initiale du texte n’évoquait pas
la NASA, les moutures ultérieures ont finalement alloué 2,6 milliards de
dollars à la construction de la Lunar Gateway, 41,1 milliards pour le
SLS afin de lancer Artemis 4 et 5, et 20 millions pour une nouvelle
capsule Orion dédiée à Artemis 4 et aux missions suivantes.

Conseil ministériel de l'ESA à Brême en Allemagne,
annonce de l'agence européenne que
dans le cadre des missions Artemis, les 3 places autour de la Lune
réservées aux européens seront attribuées respectivement à l'Allemagne, à la France et
à l'Italie. Notre astronaute Thomas Pesquet a des chances d'en faire
partie et donc de marcher sur la lune...

Assemblage de la baie moteur et du réservoir LOX du SLS
Artémis 3 au MAF. Le vol Artémis 3 sera le dernier du Bk 1 du SLS. A
partir de Artémis 4, la NASA lancera un SLS Bk1B avec une avionique mis
à jour et un nouvel étage supérieur.

La NASA célèbre le 250e anniversaire de
l'Amérique avec un nouveau symbole audacieux illustrant la volonté
inlassable du pays d'explorer le monde. L'emblème America 250 orne
désormais les deux propulseurs d'appoint à propergol solide du lanceur
SLS (Space Launch System) d'Artemis II. Ce design fait écho au thème
« Esprit d'innovation » de la Commission America 250, rendant hommage à
un pays qui n'a jamais cessé de repousser les limites du progrès.

Sur la "white" room du ML d'Artemis a été peint le logo
du programme Artemis par les ingénieurs Sean McCrary et Katie Mortensen.
13 décembre, la NASA a décidé de ne pas utiliser les véhicules
électriques Canoo qui étaient prévus pour transporter les astronautes d'Artemis
jusqu'au pad 39, suite
au dépôt de faillite de l'entreprise. La NASA a annoncé
qu'elle opterait finalement pour l'Astrovan de Boeing. « Depuis octobre,
la NASA loue l'Astrovan de Boeing pour transporter son équipage jusqu'au
pas de tir dans le cadre des exercices d'entraînement et du lancement d'Artemis
II. Ce changement de prestataire était nécessaire, Canoo Technologies
n'étant plus en mesure de répondre aux exigences de la mission. La NASA
étudiera d'autres options de transport », a déclaré Tiffany Fairley,
spécialiste des affaires publiques du programme Artemis, à Spectrum News
par courriel. Boeing a de son coté construit l'astrovan 2 avec Airstream
et l'utilise pour le transport des équipages du Starliner. Ce véhicule
dérivé des Airstream Atlas Touring Coach transporte 8 personnes assises.
20 décembre, journée du test de
démonstration de compte à rebours (CDDT) avec les équipes au sol du KS
et les astronautes de l'équipage Artemis 2 dans le VAB.


L'équipe de fermeture "closeout" pose
devant le VAB.William
Sattler, Tyler Sutherland, Michael Heinemann, Christian Warriner, Taylor
Hose, Jenni Gibbons, Bill Owens et Andre Douglas - joue un rôle crucial
: ils sécurisent les astronautes à l'intérieur du vaisseau spatial Orion
et ferment l'écoutille pendant le compte à rebours du lancement.

Les équipes du Centre spatial Kennedy de la
NASA effectuent des exercices complets de simulation de site de triage
Artemis, s'entraînant à
des scénarios de sauvetage
d'urgence et d'intervention médicale avec l'équipage d'Artemis II. Dans
le cas improbable d'un problème survenant pendant le compte à rebours du
lancement au complexe de lancement 39B, les astronautes et le personnel
seraient rapidement évacués de la plateforme à l'aide de véhicules MRAP
et transportés vers des sites de triage désignés pour des soins médicaux
immédiats.
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