Janvier, selon l'ESA, le premier européen à
voler vers la Lune sera allemand (vols circumlunaire) et les 2
autres places seront octroyées à un italien et un français. Un
des 2 sera probablement le premier Européen a marcher sur le
lune.

8 janvier, MAF, intégration des
2 réservoirs du "core" d'Artemis 3.
Quatre de ses cinq principales composantes ont ainsi été
intégrées. L'installation de systèmes et de tests va maintenant
continuer avant de l'envoyer au Kennedy Space Center à la fin de
l'année.
10 janvier, le rollout d'Artemis
2 est imminent, le 17 janvier.
Après une revue d'aptitude, l'administrateur de la NASA
nouvellement nommé, Isaacman confirme la décision de son
prédécesseur Nelson d'autoriser le lancement d'Artemis II avec
le bouclier thermique en l'état. Fin janvier, la NASA procédera
à une répétition générale – un test préalable au lancement
visant à remplir le lanceur en carburant (vers le 2 février). Si
cette répétition générale est concluante, l'équipe de gestion de
la mission évaluera l'état de préparation de tous les systèmes
avant de confirmer une date de lancement.
Après le lancement
d'Artemis 1 en 2022, Boeing et la NASA ont évalué les
données post-vol et découvert que le SLS était confronté
à des vibrations plus élevées que prévu à proximité des
points de fixation des propulseurs à poudre.
La cause ? Le flux d'air instable dans l'espace entre
l'étage central et les deux propulseurs.
Après avoir peaufiné/ajusté des tests en soufflerie et
des simulations informatiques de dynamique des fluides,
l'équipe a rapidement (quelques semaines) identifié une
solution simple et efficace : 4 structures métalliques
minces en forme d'ailettes appelées "virures" ajoutées à
l'étage central pour apprivoiser l'écoulement instable
et réduire les vibrations pour Artemis 2 et les missions
futures.
Les virures sont courantes dans la conception des
avions, mais elles sont nouvelles pour l'étage central
du SLS.

Elles font, dans notre cas, environ
2,3 mètres. Des équipes se sont entraînées au forage de
trous à Huntsville, en Alabama, en vue de l'opération de
forage au Centre spatial Kennedy de la NASA. L'équipe et
les ailerons étaient prêts à être installés avant même
que l'étage principal ne soit entièrement empilé sur le
lanceur mobile, évitant ainsi les problèmes d'accès
causés par la proximité des propulseurs d'appoint. |
17 janvier, rollout, au petit matin du SLS
Artemis 2 vers le LC39B qu'il rejoint en 12 heures porté par le
Crawler CT 2.



24 janvier, test du système d'évacuation en urgence du pad
avec les paniers installés en haut du ML.

4 paniers sont installé sur le coté de la tour du
ML au même niveau que le bras d'accès de l'équipage au module
Orion. « L'intention est de fournir un autre moyen de sortir
pour l'équipage et l'équipe de fermeture en cas d'urgence.
Chacun de ces paniers glisse sur un câble métalliques qui se
connecte au terminus du pad, une zone proche du périmètre du
tampon où les paniers vont atterrir après avoir quitté la tour
de lanceur.
Lors du vol Artemis 2, Orion sera lancé pour des raisons de
sécurité et de vérifications techniques sur une orbite
intermédiaire à 70 000 km d'apogée puis après une journée, il
s'insérera sur une trajectoire translunaire. Pour Artemis 3,
Orion sera placé sur une orbite lunaire elliptique telle une
NRHO
(Near-rectilinear halo orbit), orbite de halo presque
rectiligne (une famille particulière d'orbites de
Lissajous, fermées autour d'un point de Lagrange ou suivant les
lignes d'équipotentiel gravitationnel aux abords de ceux-ci.
31 janvier, le test WDR est repoussé au 2
février, la température extérieure au KSC est inférieure au
moins 5° requis. Le 1er février, le test débute dans la nuit, à
L-48h et 40mn. Le 2 février, commence le remplissage des
réservoirs du lanceur au complet, mais le test est interrompu à
T-5mn15s, suite à des fuites d'hydrogène sur les mats ombilicaux
TSMU du ML. Durant le test, les techniciens ont du faire face à
quelques problèmes, dont la dépressurisation du système de
pressurisation de l'écoutille d'Orion, Le lancement est donc
reporté en mars.
|

Les deux mâts ombilicaux TSMU sont montés sur le ML et
supportent les ombilicaux qui fournissent du carburant
hydrogène liquide et de l'oxydant oxygène liquide à
l'étage central du SLS.
Les deux mâts TSMU protègent les ombilicaux des dégâts
des flammes des moteurs après leur détachement et leur
éloignement. Le bras ombilical pivote vers le haut pour
se mettre à l'abri.
La connexion proprement dite au véhicule implique une
connexion entre une face ombilicale côté sol et une face
ombilicale côté véhicule.

(Figure 1, section du moteur Artemis II montrée avant
l'assemblage final, image côté sol avec une face
manquante). Le câble ombilical doit se libérer
rapidement et sans fuite. La face de masse est plaquée
contre la face véhicule par des actionneurs (Figure 2).
Un joint autour des connexions forme une cavité pour
piéger et évacuer les fuites. Ces fuites peuvent être
mesurées. Sur la Figure 1, côté masse, la zone
triangulaire délimitée par un joint noir correspond à la
cavité de fuite où les fuites sont mesurées et évacuées.
Le système d'accouplement est en réalité assez complexe.
C'est l'accouplement lui-même qui fuit. La figure 3
illustre une version 2018 de l'accouplement, enclenché
et désenclenché.

Vue
des plaques de vol et de sol du câble ombilical de
service du mât de queue à hydrogène liquide de
l'étage central |
La WDR 2 devrait débuter le 12
février. Depuis la WDR du 3 février, les techniciens ont
remplacé deux joints dans une zone où les opérateurs ont
constaté des concentrations d'hydrogène gazeux
supérieures à celles autorisées pendant le test. Une
fois les réservoirs vidés, les techniciens ont
immédiatement commencé à travailler sur l'ombilical du
mât de service et détaché les plaques d'interface
fusée/sol pour inspecter la zone des niveaux de gaz
élevés et remplacé les joints autour de deux conduites
de carburant. Alors que les équipes continuent d'évaluer
la cause de la fuite, la reconnexion des interfaces
devrait être terminée ce lundi 9 février. En simultané,
des tests sont prévus au centre spatial Stennis, pour
évaluer la dynamique supplémentaire des plaques.
12 février, la NASA annonce la seconde WDR
pour le 17 février et un lancement pour le 6 mars. En attendant,
les équipes sol chargent de l'hydrogène liquide à bord du SLS
pour tester les réparations effectuées sur l'ombilical fuyant.
Au cours du test, les équipes ont rencontré un problème avec un
équipement qui réduisait le flux d’hydrogène liquide dans le
lanceur. Les ingénieurs purgeront la ligne au cours du week-end
pour garantir des conditions environnementales appropriées avant
de remplacer un filtre soupçonné d'être à l'origine de la
réduction du débit.
17 février, la seconde WDR commence avec le
traditionnel "call to Station", à à 23h40 UTC pour un début de
WDR le 20 à 01h30 UTC. Le chargement en LH2 débutera le 20 avec
un premier remplissage lent durant 20 mn et un rapide durant 90
mn environ.
20 février, WDR 2 terminée à 03h16 UTC, à
T-29 secondes comme prévu. A part un petit soucis de perte
de communication au début des opérations, les concentrations
d'hydrogène gazeux sont restées inférieures aux limites
autorisées ce qui donne confiance dans les nouveaux joints
installés. Prochaine étape, l'analyse d'un grand nombre de
données en vue de l'examen de préparation au vol. Aucune date de
lancement ne sera fixée avant cette étape.

21 février, après que les données de la
nuit aient révélé une interruption du flux d'hélium dans
l'étage de propulsion cryogénique intérimaire du SLS, les
équipes procèdent au dépannage et se préparent à un probable
retour d'Artemis II au VAB. Cela aura très probablement un
impact sur la fenêtre de lancement de mars. selon
l'admistrateur de la NASA, le système d'hélium de l'ICPS a
fonctionné comme prévu lors des deux WDR. Cet incident est
survenu de manière inattendue hier soir lors des opérations
de routine de gestion du flux d'hélium. Les équipes ont
travaillé toute la nuit pour évaluer la situation.
23 février, la NASA annonce un
rollback vers le VAB pour le 24.

Le système de
circulation d'helium défectueux est sensé éviter la
dépression et l'écrasement des réservoirs au fur et à mesure
que ces derniers se vident pendant la combustion

Les équipes "Crew Evacuation Pods"
descendent le câble de guidage qui relie la tour du ML au sol
avant le rollback du SLS. Ils ont préalablement descendu les
paniers pour l'évacuation des astronautes et de l'équipage
26 février, Artemis 2 est ramené dans le VAB




Au LETF du centre Kennedy, des équipes ont testé
des plateformes d'accès temporaires sur le simulateur du ML. Ces
plateformes permettront aux ingénieurs d'accéder au système
d'arrêt de vol de la fusée sans avoir à effectuer de nouveaux
tests dans le bâtiment d'assemblage des véhicules,
Dans le VAB, les techniciens
s'emploie à identifier la raison de l'arrêt du flux d'hélium sur
l'étage ICPS lors de la seconde répétition WDR. Des plateformes
sont installées à l'intérieur du cone adaptateur reliant le "core"
à l'étage et la protection thermique enlevée dans la zone des
ombilicaux. Les ingénieurs ont réduit le problème empêchant le
flux d'hélium à deux composants potentiels, un joint sur le
raccord rapide du tube et un clapet anti-retour à l'autre
extrémité de ce tube. Pendant que Artemis se trouvent dans le
VAB, les équipes installeront également de nouvelles batteries
pour l'étage supérieur, l'étage central et les propulseurs
d'appoint à propergol solide du SLS, ainsi que testeront à
nouveau son système d'arrêt de vol FTS et ses systèmes
avioniques et de contrôle. Les batteries du système
d'interruption de lancement du vaisseau spatial Orion seront
rechargées, et les ingénieurs pourront remettre en état certains
éléments rangés à l'intérieur du module d'équipage.

L'étage de propulsion cryogénique
intermédiaire comporte deux ombilicaux. La plaque avant, plus
haute et plus petite, comprend un évent d'hydrogène liquide et
une conduite d'air pour le système de contrôle environnemental.
La plaque arrière, plus basse et plus grande, fournit
l'hydrogène et l'oxygène liquides et comprend un raccord rapide
pour l'hélium et un système de détection des gaz dangereux.
27 février, changement dans la stratégie du
retour sur la lune pour la NASA. L'administrateur de la NASA,
Jared Isaccman une refonte majeure du programme
lunaire Artemis de l'agence, reconnaissant que le plan visant à
faire atterrir des astronautes sur la Lune en 2028 n'était pas
réaliste sans une autre mission préparatoire pour jeter les
bases. La cadence des vols Artemis va
augmenter, passant de un tous les 3 ans à un tous les 10 mois.
Artemis 2 est prévu pour avril, après réparation de la fuite
d'hélium dans le second étage, "il serait dommage de perdre des
personnes talentueuses qui ont travaillé sur ce vol et attendre
3 ans pour le prochain vol" expliquait l'administrateur. Et de
rajouter "lorsqu’on rencontre les mêmes problèmes entre deux
lancements, il est probablement nécessaire d’examiner
attentivement le processus de correction »
Désormais, la NASA
cherche à consolider le développement du Space
Launch System et à standardiser les futures versions selon sa
configuration actuelle, dite Block 1. Le programme intégrera
également une nouvelle mission visant à perfectionner les
compétences nécessaires à un alunissage avant de s'attaquer au
pôle Sud lunaire. "Nous devons comme Mercury, Gemini et Apollo
passer par des étapes successives avant de retourner sur la
lune. Nous ne sommes pas passer directement à Apollo 11. Artemis
2 sera notre Apollo 8 et Artemis 3 notre Apollo 9". Artemis 3
sera lancé en 2017 et testera l'amarrage avec le système
d'alunissage humain (HLS) sous contrat avec la NASA, le vaisseau
Starship de SpaceX ou le Blue Moon de Blue Origin , selon leur
disponibilité, lors d'un vol en orbite terrestre. Artemis 3
pourrait également tester des composants des combinaisons
spatiales lunaires d'Axiom , si celles-ci sont prêtes à temps.
Les vols Artemis 4 et 5 en 2028 utiliseront un ou 2 HLS, selon
leur disponibilité avant les missions lunaires une fois par an.
La NASA devrait recruter de nouveaux
techniciens pour les prochaines missions et arrêter
définitivement le développement du SLS Block 1B et 2 avec son
étage supérieur EUS, le ML 2 et la Gateway.

| Construit par
Boeing au MAF de Michoud à La Nouvelle-Orléans, l'étage
EUS remplace l'étage de propulsion cryogénique
intérimaire (ICPS) monomoteur qui constitue l'étage
spatial de la configuration initiale Block 1 du lanceur
SLS pour envoyer la cabine Orion et de la cargaison vers
la lune. Grâce à ses réservoirs d'hydrogène et d'oxygène
liquides de plus grande capacité alimentant quatre
moteurs Aerojet Rocketdyne RL10 C-3, l'EUS génère une
poussée près de quatre fois supérieure à celle de l'ICPS,
offrant ainsi une capacité de lancement inégalée aux
lanceurs SLS Block 1B et Block 2 et ouvrant la voie à
une nouvelle génération de missions lunaires habitées.


Le lanceur SLS Block 1B augmentera la
charge utile lunaire de 40 %, passant de 27 tonnes avec
le Block 1 à 38 tonnes en configuration habitée et à 42
tonnes en configuration cargo. De plus, les lanceurs
Block 1B et Block 2, en configuration habitée, pourront
transporter une charge utile volumineuse de 10 tonnes
vers la Lune, en plus du vaisseau Orion et de son
équipage. Le lancement de missions habitées, associé à
d'autres charges utiles importantes, permet d'atteindre
plusieurs objectifs d'envergure au cours d'une même
mission.
L'étage EUS s'allumera lors de
l'ascension afin de placer Orion sur une orbite
circulaire de 180 x 180 km pour éviter le champ dense de
micrométéorites et de débris orbitaux des orbites
basses. Ceci permettra aux astronautes de séjourner plus
longtemps en toute sécurité en orbite terrestre et de
vérifier les systèmes critiques avant de se diriger vers
la Lune. L'EUS offre également aux opérations de mission
la flexibilité de fenêtres de lancement quotidiennes ou
quasi quotidiennes vers la Lune, selon l'orbite
souhaitée. Grâce à l'énergie supplémentaire fournie par
l'EUS, Orion, placé sur une orbite de parking plus
élevée, pourra effectuer une ou plusieurs manœuvres par
jour pour le placer sur une trajectoire lunaire.

L'étage supérieur EUS Exploration
Upper Stage est composé de huit éléments principaux : un
adaptateur avant, un réservoir d'hydrogène liquide, un
adaptateur arrière, un corps central, un réservoir
d'oxygène liquide, une plateforme d'équipement, une
structure de poussée et quatre moteurs RL10 C-3. Ces
moteurs RL10 C-3 assurent une redondance permettant à
l'étage de placer Orion sur sa trajectoire avec
seulement trois moteurs en cas de problème avec l'un
d'eux. Les parties exposées de l'EUS sont protégées par
une structure inter-étages pendant le lancement.

Contrairement au SLS Block 1, les
calculateurs de vol des fusées Block 1B et Block 2 sont
situés dans la plateforme d'équipement EUS et non dans
la jupe avant de l'étage principal. Ces trois
calculateurs assurent une redondance pour la sécurité
des opérations : le lanceur peut continuer à fonctionner
normalement même avec un calculateur défaillant. De
plus, leur emplacement dans l'EUS leur permet de
contrôler l'intégralité du vol, du décollage à la
séparation d'Orion, optimisant ainsi les opérations et
réduisant les risques de panne. L'étage assure également
une double communication en bande S avec Orion et les
opérations au sol, offrant aux astronautes un meilleur
contrôle de l'étage lors des rendez-vous et des
manœuvres d'amarrage/de proximité avec les charges
utiles embarquées.

Autres caractéristiques clés fournies
par l'EUS aux SLS Block 1B et Block 2 :
- tuyères de moteur fixes
- Des structures plus épaisses,
comme les réservoirs de propergol, sont conçues avec
un facteur de sécurité supérieur à celui des
réservoirs du système ICPS pour la protection contre
les micrométéorites et les débris orbitaux.
- Systèmes redondants de guidage,
de navigation et de contrôle
- Des batteries redondantes
permettent à l'EUS de mener à bien ses missions en
toute sécurité même en cas de perte d'une batterie.
- Un système de sécurité aérienne
automatisé et avancé qui élimine la nécessité d'une
intervention humaine pour prendre une décision
d'arrêt de vol.
|
5 mars, le Sénat américain présente une
nouvelle loi, la NASA Authorization Act of 2026, visant à
orienter et financer les activités de la NASA, notamment le
programme Artemis, destiné à ramener des astronautes sur la
Lune. Lors d’une brève audition, le président de la commission
du commerce du Sénat, Ted Cruz, a expliqué que ce texte fournit
des ressources essentielles et une direction stratégique à
l’agence, en accord avec les priorités de l’administrateur de la
NASA Jared Isaacman et de l’administration Trump.
Le projet de loi a été largement révisé après l’annonce d’Isaacman
de modifier le programme Artemis afin que les États-Unis
puissent devancer la Chine dans la course au retour sur la Lune
et établir une présence durable au pôle sud lunaire. Le texte
soutient en grande partie cette nouvelle stratégie.
Parmi les changements majeurs : le Sénat reconnaît les retards
et dépassements de coûts de la fusée Space Launch System (SLS)
et autorise Isaacman à chercher des alternatives et à simplifier
la fusée pour augmenter la cadence des lancements. Le projet de
station lunaire Gateway n’est plus mentionné et pourrait être
remplacé par un avant-poste sur la Lune.
La loi prolonge aussi la durée de vie de la Station spatiale
internationale jusqu’en 2032 pour laisser le temps aux stations
commerciales privées d’émerger.
Globalement, le Sénat donne à Isaacman davantage de liberté et
de ressources pour accélérer Artemis et privilégier la
construction d’une base lunaire afin de rivaliser avec la Chine.
6 mars, les réparations du lanceur Artemis 2
dans le VAB vont bon train, la NASA cible le 1er avril pour
lancer la mission lunaire.
| Les dernières
photos du ML 2 prises au KSC montrent sa construction en
grande partie achevée début février. La phase de test et
de qualification devait commencer pour durer 2 ans. Les
opérations de vérification et de validation (V&V) ne
débuteront qu'après la remise du ML2 à la NASA par
Bechtel. Bechtel doit encore finaliser l'équipement, les
essais, les étalonnages et les vérifications des
boucles, autant d'étapes de la mise en service. Bechtel
« vendra » ensuite chaque sous-système individuellement
à la NASA, une fois celui-ci considéré comme complet et
pleinement fonctionnel. Après la réception de tous les
sous-systèmes par la NASA, celle-ci lui transférera la
propriété du ML, probablement pas avant 2027. Les
opérations de V&V pourront alors commencer. Elles seront
réalisées par la NASA et l'équipe COMET.


Cet
ombilical unique est le premier à deux bras conçu par la
NASA. Il est destiné à alimenter l'étage EUS en
carburant cryogénique, en pneumatique, en électronique
et en systèmes de contrôle environnemental (ECS) sur son
pas de tir. Deux charnières actives et une charnière
passive lui permettent de s'étendre et de se rétracter,
tandis que deux mécanismes de souplesse assurent une
interface sans risque avec l'EUS et le lanceur SLS.

Un ordre d'arrêt des travaux ait été
émis pour ML2, le temps d'élaborer un plan pour la suite
avec peut être l'espoir d'une poursuite du projet avec
des modifications apportées aux aménagements de l'étage
supérieur. Cela nécessitera un démontage.
Concernant l'ombilical EUSU,
Exploration Upper Stage
Umbilical, pour l'étage EUS, il faut attendre le
développement et la publication des nouvelles exigences
relatives à l'étage supérieur.
La NASA s'en tient à la version
officielle: "ne sera pas utilisé"...
|