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CHRONOLOGIE ARIANE

1984

Le carnet de commande d' Arianespace s' élève maintenant à 6 milliards de F avec des contrats pour lancer 25 satellites dès cette année. Plus de 40 % du carnet corresponde à des lancements non européen. La production de fusée est assuré jusqu'en 1987.

Janvier, les gens d' Arianespace se rendent à Kourou afin de voir l'état de préparation su satellite Intelsat. L8 est prévu le 8 février avec l' exemplaire F8, L9 début avril avec GTE et L10 en juin avec Télécom 1 et ECS 2. Intelsat ayant annoncé  qu' elle suspendait le lancement du F9 avec L9 suite à une baisse de trafic de¨s télécommunication de 20%.

Intelsat annonce un léger report du lancement du F8 avec L6 entre le 15 et le 22 février. Les difficultés de modification des équipements en bande L étant plus long que prévues.   

Du 22, le tir L8 passe au 25. 

Février, le tir L8 est à nouveau repoussé à début mars.

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L8

Le 5 mars 1984, à l'heure prévue, Ariane L8 décolle à son tour à 0 h 50 mn 03 s TU, emportant un deuxième satellite lntelsat V. L'opération est un succès. Avec ces deux lancements c'est 24 000 circuits téléphoniques de plus qui pourront être offerts par lntelsat à ses clients. Le 23 mars. L'organisation annonce que le troisième exemplaire de la nouvelle série plus puissante des satellites lntelsat VI sera lancé par une Ariane. 

   

V9

Dans le cadre de la phase de promotion, c'est-à-dire à partir du cinquième lancement compris, six lanceurs Ariane 1 ont été commandés aux industriels par l'Agence spatiale européenne. Les deux derniers de la série seront affectés plus tard à l'envoi d'une sonde vers la comète de Halley et au lancement du satellite d'observation de la terre Spot. La neuvième fusée fait donc partie d'une nouvelle série. Cette série a été commandée aux industriels par Arianespace. Elle comporte une seule Ariane 1 et trois Ariane 3, la nouvelle version plus puissante d'Ariane. Le neuvième vol est donc le premier vol à 100% Arianespace. Il constitue l'inauguration de la première ligne commerciale de transports spatiaux.
Arianespace a un carnet de commande de 6,1 milliards de F représentant 27 satellites à lancer (27 jusqu'en 1987 et 2 en 1988) au profit de 14 clients dont 5 non européen. De 4 tirs , on passera à 8 et même 10 grâce à la mise en service de l' ELA 2 en août 1985 avec une Ariane 3 (V17) ce qui permettra de préparer deux lanceurs en parallèle.
Ariane 3 sera mis en service dès juillet prochain et Ariane 4 en mars 1986. 

A l' occasion de ce lancement baptisé V9 et non L9 afin de tenir compte des vols et non plus des numéros de lanceurs,  Arianespace a invité un millier de personnes à la retransmission en direct du lancement à Paris, salle Pleyel, le 22 mai 1984. 

Le satellite, lui, est 100% américain Spacenet, 1195 kilos au lancement, appartient à la société américaine GTE-Spacenet. Construit par RCA, il mettra ses vingt-quatre répéteurs à la disposition des usagers du réseau domestique américain. Pour ce premier vol Arianespace. les lancements ont changé d'appellation L9 est devenu V9. De L comme lanceur on est passé à V comme vol. Avec la mise en service prochaine d'une seconde aire de lancement, l'ordre des lanceurs produits ne coïncidera pas forcément avec celui des vols. 

Ce 22 mai, Ariane ménage son suspens une première tentative de lancement s'arrête dix-sept secondes avant l'allumage. Une deuxième tentative est stoppée à HO-1 mn 36 s en raison de l'indisponibilité d'une station aval. 
À 3 h 33 du matin, Ariane V9 décolle enfin et propulse Spacenet sur une orbite de transfert très précise de 36167 kilomètres d'apogée. Spacenet sera positionné plus tard au-dessus des Caraïbes. 

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Une réaction ne se fait pas attendre celle de la société Transpace Carriers qui aux Etats-Unis cherche à vendre la fusée Delta. Dans une requête auprès de l'Office du commerce US. la compagnie accuse Arianespace de dumping par le biais des subventions des Etats membres de l'ESA. Elle demande au président des Etats-Unis de faire cesser l'existence de tarifs Ariane préférentiels pour les pays hors Europe et même, réclame l'application de sanctions économiques contre la France et les pays membres de l'ESA. En fait, l'existence d'une double politique de facturation offrant 25 à 30 % de réduction pour les acheteurs d'Ariane hors Europe avait déjà été exposée par Arianespace devant le Sénat américain en février 1982. Arianespace avait demandé alors que les subventions qui maintiennent artificiellement bas le prix des lancements par la navette soient allégées. Finalement la double tarification devrait disparaître pour les lancements après 1987. En même temps que sont affichés les nouveaux prix de lancement de la navette, le président Reagan, le 17 juillet 1985, repousse la plainte de Transpace Carriers, tout en souhaitant l'établissement de règles acceptées par tous pour l'établissement des prix de lancement. 

V10

Prévu début 1983, le lancement d' Ariane 3 est repoussé à la fin 1983 puis à la mi 1983, soit un retard d' un an sur les prévisions initiales. Ariane 3 se distingue de la version ariane 1 par une série d' amélioration  à tous les niveaux. Deux boosters à ergols solides, 7,35 tonnes chacun sont ajoutés au premier étage pour fournir une poussée additionnelle au décollage de 130 tonnes pendant 28 secondes. Les jupes inter-étages sont renforcées de même que les canalisations carburant de ce même étage. La poussée des moteurs Viking est accrue de 9% par augmentation de la pression dans la chambre de combustion.
La masse de carburant cryogénique embarqué à bord du troisième étage est augmentée de 30% passant de 8 à 10,5 tonnes, par allongement des réservoirs (1,3 m). Sa durée de combustion passe donc à 735 secondes. 
La case à équipement est allégée et une nouvelle coiffe surmonte le lanceur. Enfin le système de lancement double SYLDA est allongé à 4,4 m.

Le premier vol d'Ariane 3 n'est pas un vol expérimental mais directement un vol opérationnel. Les deux satellites embarqués ont payé leur lancement et ne sont pas de faible importance puisqu'il s'agit de Télécom 1, premier satellite purement français de télécommunications spatiales, et ECS 2, second satellite européen opérationnel de télécommunications. 

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Pour le premier vol Ariane 3, le 4 août 1984, un lancement de jour a été choisi pour favoriser une bonne exploitation des films et en particulier de ceux qui, pris à bord des propulseurs d'appoint, montreront la séparation et l'éloignement du lanceur en plein ciel. De nombreuses personnalités se trouvent à Kourou comme pour la plupart des lancements et en particulier quatre ministres M. Hubert Curien, qui vient d'être nommé ministre de la Recherche et de la Technologie après avoir présidé le CNES pendant la durée du programme Ariane; M. Louis Mexandeau, ministre des PTT, directement concerné par le lancement de Télécom 1 M. Christian Schwartz Schilling, son homologue ouest-allemand, lui directement concerné par ECS2, et M. Liu Jiyuan, vice-ministre de l'Astronautique chinois qui envisage d'acheter 2 lanceurs Ariane pour des satellites de télécommunications nationaux. 
Jusqu'à 10 minutes avant l'instant prévu de lancement (9h04, heure de Kourou et 14h04, heure de métropole) la chronologie se déroule parfaitement. Mais à 8h54 le panneau "rouge lanceur" s'allume dans la salle d'opérations du bâtiment Jupiter du Centre spatial guyanais. Un contacteur indique un défaut de positionnement du clapet de remplissage oxygène du troisième étage. Le clapet est localisé dans la plaque à clapet oxygène, organe d'interface entre le troisième étage et le sol où passent les circuits de remplissage et pressurisation du réservoir oxygène, les circuits de remplissage et vidange de la sphère hélium. La plaque à clapet comporte une plaque bord appartenant au troisième étage et une plaque sol, la déconnexion intervenant 4 secondes avant l'allumage du lanceur. Les vannes ou clapets qui permettent de fermer les circuits bord et sol sont localisés dans la plaque. Avant la déconnexion des plaques, les clapets qu'elles contiennent sont commandés fermés. Leur position fermée est contrôlée et on vérifie également leur étanchéité en mesurant la remontée de pression dans le petit volume emprisonné entre les deux plaques. L'arrêt de chronologie a donc été causé par la disparition momentanée du compte rendu "fermé " du clapet de remplissage oxygène du troisième étage. Pendant que le problème est en cours de discussion, la météo affiche également un rouge à 9h03. Les nuages couvrent plus de 48 % du niveau 4000 mètres; or des conditions de visibilité plus sévères que d'habitude ont été exigées pour bien voir depuis le sol la séparation des propulseurs d'appoint. 
A 9h06, le vert lanceur est de retour. La séquence va être relancée sans modification, le compte rendu du clapet de remplissage oxygène paraissant à nouveau correct. Les conditions météorologiques étant à nouveau favorables, la chronologie reprend à 9h18. 
A H0-6 mn avant le lancement, démarre la séquence synchronisée qui permet les mises en oeuvre ultimes du lanceur et les contrôles associés. Mais dès H0-4 mn 57 s, le décompte s'arrête de nouveau le compte rendu de position du clapet de remplissage oxygène est à nouveau en défaut. Comme, depuis HO -8 mn, les satellites sont passés sur alimentation électrique interne, les responsables charge utile ne tardent pas à passer un " rouge satellite " pour permettre la recharge des batteries. En ce qui concerne le clapet oxygène, il est décidé de ne plus prêter attention au compte rendu de position, la mesure de pression dans le volume interplaque montrant par ailleurs que le clapet est bien fermé et ne fuit pas. Une opération semblable avait été effectuée sur le premier vol Ariane LO1 en présence du même incident. Il semblerait que dans le cas du vol V10 la ligne sol qui transmettait le compte rendu ait été en défaut. 
A 9h35, les satellites sont à nouveau sur alimentation interne et la chronologie redémarre à HO-6 mn à 9h42. La première fenêtre de lancement s'étend de 9h04 à 9h49. C'est la dernière tentative avant la fenêtre suivante. 
H0-2 mn 55 s: la sauvegarde commande l'arrêt du décompte. Une interruption de communication s'est produite entre Kourou et la station américaine d'Ascension. Sans les données d'Ascension, 2 minutes de poursuite du lanceur pendant le vol du troisième étage ne seraient pas assurées. Le problème est résolu à temps pour la deuxième fenêtre de lancement comprise entre 10h30 et 11h15 locale. 
La première séquence de cette fenêtre se déroule parfaitement bien et l'allumage est commandé à 10h 32 mn 54 s (heure locale) ou 15h32 mn 54 s (heure métropolitaine). 2,3 secondes après l'ordre d'allumage, les moteurs Viking atteignent une pression foyer maximale de 60 bars avant de redescendre vers 58. Les paramètres de fonctionnement des moteurs sont contrôlés et à 3,4 secondes les crochets qui retiennent le lanceur sont déverrouillés. Les 238 tonnes de la première Ariane 3 décollent. Comme lors des vols Ariane 1 précédents, une commande en roulis non nulle est introduite avant le décollage. Sur le premier vol Ariane 1 il avait été constaté qu'aux premiers instants du décollage le lanceur partait en rotation. Sous la poussée des moteurs Viking, le bâti-moteur s'enfonce légèrement au droit de chaque moteur alors que la longueur du servomoteur de pilotage placé sur un côté entre moteur et bâti-moteur reste constante. Il en résulte une rotation de chaque moteur autour de son articulation, ce qui induit un roulis dès que le lanceur est libéré. Pour compenser ce mouvement, les moteurs sont contre-braqués avant l'allumage, ce qui les replace dans l'axe lors de l'établissement de la poussée. Les systèmes correcteur POGO L140 sont actifs dès le début du vol. Pour ce premier vol il a été retenu d'allumer les propulseurs à poudre vers 11 mètres d'altitude, l'allumage au sol étant impossible sous peine d'endommager les crochets et, par rebond, certainement aussi le lanceur. Cette altitude sera maintenue pour les vols suivants. 
En l'absence de fonctionnement des propulseurs, l'accélération au décollage est faible 1,45 mètres/seconde ou 0,15 g. Dans ces conditions et pour un allumage des propulseurs à 11 mètres il faut que le vent au moment du décollage soit inférieur à 12 mètres/seconde. 
HO + 7,25 s Les deux propulseurs d'appoint s'allument, multipliant la poussée disponible par 1,5 et l'accélération relative par 5. Le lanceur paraît continuer quelques secondes à la même vitesse puis semble bondir lorsque le surcroît d'accélération a eu le temps de se transformer en surcroît de vitesse appréciable à l'oeil. La pression de combustion dans les propulseurs varie de 48 bars au démarrage à 54 bars avant l'extinction. 
L'éjection des propulseurs se produit à HO + 39 s, à 4 400 mètres d'altitude, à Mach 0.8. Le film pris depuis un propulseur montre le L14O s'éloignant vers le haut, les protections thermiques externes de la baie de propulsion noircies par le fonctionnement des propulseurs, les quatre moteurs Viking déjà au rouge vif, et, de l'autre côté du L140, le second propulseur qui se sépare crachant une flamme de résidus de combustion. Le tout sur fond de côte nuageuse de Guyane avec l'embouchure du Kourou. Puis, alors que la rotation du propulseur sur lui-même s'accélère, l'horizon bascule. Après avoir continué à monter jusqu'à 6 000 mètres, les propulseurs retombent à terre entre I'ELA 1 et l'ancien pas de tir Diamant, créant un cratère de plus d'un mètre de profondeur. Seul le film pris à bord de l'un des propulseurs sera récupéré, la caméra de l'autre n'ayant pas résisté à l'impact.

Ariane 3 décolle avec une masse de 223 tonnes constituée des 207 tonnes de la fusée elle même en plus des 16 tonnes des deux boosters à poudre. Pour Ariane 1, avec les moteurs Viking d' origine à 54 bars de pression interne (vol L03 à V9), la poussée atteint 245 tonnes au décollage soit un différentiel de 22 t et une accélération de 22 g//222 soit 0, 0986 g. 
Les 4 moteurs Viking étant "gonflée" à 58,5 bars crée une poussée de 65 tonnes chacun soit 260 pour l' ensemble du lanceur. Avec 37 tonnes de composante efficace, l' accélération s' élève à 37g/2223 soit 0,166 g. Accroître de 8,3 % la pression dans la chambre de combustion  se traduit par 68 % d' augmentation de la poussée au décollage. 
Ce moteur a 58,5 bars avait été conçu au départ comme le standard des Ariane 1, mais des instabilités de combustion gênantes vers 2000-2700 Hz avaient fait échoué le vol L02 en 1980. Depuis, le phénomène a été corrigé avec l'emploi d'hydrazine et d' UDMH en place d'UDMH seul pour le premier étage d' Ariane 3.    
Avec une accélération de 0,166 g la vitesse de la fusée augmente de 1,62 m-s. Quelques 3,6 s suffiront ainsi pour atteindre l' altitude de 11 m à laquelle les boosters sont mis à feu.
Ariane 3 décolle 3,4 s après l' allumage des moteurs. 7 secondes sont nécessaire pour atteindre l' altitude de 11 m, pendant ce temps là la fusée consomme 6 tonnes de combustible. 
Les boosters ajoutent 260 + 140 tonnes de poussée soit 400 tonnes à un véhicule pesant 219 tonnes. La composante de poussée utile étant de 181 tonnes soit une accélération de 0,82 g, la fusée bondit littéralement dans le ciel. 
Ces boosters ne fonctionnent que 34 secondes avant le passage en mode supersonique, ce qui permet un détachement plus simple. La fusée parcourant près de 3 km en distance, ils retomberont de part et d' autre de l' ancien pad de tir Diamant.

Après la phase propulsée des boosters, le vol se poursuit normalement comme un vol classique d' Ariane 1 avec la seule poussée des moteurs Viking soit 270 tonnes (la fusée ne pesant plus que 170 tonnes). Le gain apporté par cette phase propulsée est de 0,2 km-s. Le gain en vitesse est encore plus important avec le second étage lui aussi propulsé par des moteurs "gonflés" à 58,5 bars. Malgré le supplément de masse du nouveau troisième étage H10, le gain en vitesse est appréciable.  

 

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Lancement V10
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Pour la première fois une caméra embarqué permet de voir les PAP se séparés du premier étage du lanceur.

Télécom est le premier satellite de télécommunication français. décidé en 1979, ce sont des engins de 1185 kg au lancement (690 kg en orbite). Avec ses panneaux solaire, il mesure 15 m d' envergure. Il est calé par 10° E le 21 août suivant.   

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ECS 2 est un satellite de télécommunication de l' ESA qui succède au OTS. D' une masse de 1175 kg au lancement (700 kg en orbite), il est de structure identique au Télécom français.

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Récupération des boosters du vol 10 parès des anciens pad Diamant (ELA 1 est en fond).

Le calendrier Ariane comprend maintenant le tir V11 le 9 novembre  avec à bord Marec B2 et Spacenat G2. En 1985, il est prévu V12 avec Arbsat et GStar (ou Telecom), V13 avec Télécom 1B et Spacenet 3, V14 en juillet 1985 pour mettre en orbite la sonde Giotto. Viendra ensuite la mise en orbite du second ensemble de lancement ELA 2. 

V11

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Lancement d' Ariane 3 le 9 novembre à 1 h 14 TU après un léger retard du à un dépointage de l' antenne de la station de poursuite de Tou Biran en Guyane. Après 21 mn 03 s, Ariane met en orbite les satellites Spacenet et Marec B à 199,9/ 36002 km, inclinée à 6,99°.

Spacenet 2 (705 kg) sera calé par 69° O le 14 novembre. il succède à Spacenet 1 lancé en mai 1984. Marec B (600 kg) sera lui calé par 177,5° E.

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Décembre, Arianespace signe un contrat de lancement avec DBSC Direct Broadcasting Stallite Corp pour deux satellites en 1987. Après GTE Spacenet et SBS, c' est le troisième client américain pour Arianespace.

Arianespace a vendu 45% de lancements à l'exportation en 1984-87. Pour 1985, elle prévoit 6 lancements V12 à 17 avec des Ariane 3 et 1 et la mise en service de l'ELA 2 pour V15 en août.

  

Date

Vol

Lanceur

Satellites

Commentaires

22/05/84

V 9

AR 1

SPACENET I

Premier lancement d' Arianespace

04/08/84

V 10

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ECS -2 TELECOM 1A

Premier lancement Ariane 3

09/11/84

V 11

AR 3

SPACENET II & MARECS B2