


15 janvier, pour les voeux du CNES, après une
année 2024 pauvre en lancements, 2025 devrait être l'année de la "montée
en cadence" au Centre spatial guyanais (CSG). Ariane 6 et Vega-C
sont désormais opérationnelles... enfin. 5 lanceurs Ariane 6
devraient décoller cette année depuis Kourou. La première est
attendue en février. Quatre lancements Vega-C sont également
attendus. Lionel Suchet, président par intérim Cnes indique aussi
que 2025 marquera "l'arrivée des nouveaux entrants sur le pas de
tir Diamant et celle de Maiaspace sur l'ancien pas de tir Soyouz."
28 janvier, le satellite Sentinel 1D
bascule sur Ariane 62 à la place de Vega C selon l'accord ESA
Arianespace. Il décollera second semestre 2025.
L'usine ArianeGroup des Mureaux, près de Paris a
un nouveau patron, arrivé fin novembre succédant à Hugues Emont,
directeur du site depuis 13 ans. Justin Babilotte 37 ans, est un
ancien sous-préfet, directeur de cabinet de préfet de la région
Nouvelle-Aquitaine. Il prône la continuité, avec comme leitmotiv la
proximité avec les équipes (2000 salariées travaillent sur le site),
pas de révolution, mais des objectifs, qualité de vie, transition
environnementale. Le nouveau directeur devrait assister au second
vol d'Ariane 6 depuis Mureaux avant d'aller sur place à Kourou pour
les prochains.

18 janvier, le vol VA263 est prévu pour la
mi-mars.
28 janvier, Arianespace annonce le vol VA263 pour
le 26 février, à 13h24 locale. Ariane 6 lancera pour son premier vol
commercial, le satellite d'observation CSO-3
pour le compte de la Direction générale de l’armement
(DGA) et du Centre national d’études spatiales (CNES), au profit du
Commandement de l’Espace (CDE) de l’armée de l’Air et de l’Espace.
CSO-3 est le 3e satellite du programme MUSIS, de la série Composante
Spatiale optique lancé par AE au service de la défense française et
des besoins capacitaires de plusieurs pays partenaires. AE garantit
à la France et à l’Europe un accès autonome à l’Espace, priorité
stratégique.
Lors de la 17e conférence spatiale européenne de
Bruxelles, Arianespace annonce qu'Ariane 6, à l'occasion du vol VA264, en aout emportera le satellite météo de
seconde génération d'Eumetsat, Metop SG-A1 avec la mission Copernic
Sentinel 5.
Au second semestre, Ariane 6 emportera le satellite Sentinel 1D.
Ce satellite volera seul en surclassé car, devant
voler sur Vega-C, c'est un remplacement de dernière minute,
Copernicus ne pouvant pas attendre (le vol Vega-C était trop loin
dans le calendrier). Arianespace
lancera aussi une paire de satellites de seconde génération Galileo
avec Ariane 6, L17. Ces 2 satellites sont à propulsion électrique et
pèsent 2000 et 2400 kg. Ils seront placés sur orbite à 23 222 km. Le
contrat avait été initialisé en avril 2024. Ariane 6 lancera avant
cela 3 autres paires de Galileo de première génération, L14, 15 et
16. Depuis 2011, Arianespaca a léncé 28 satellites Galileo depuis le
CSG.
1 février,
Arianespace lancera le satellite scientifique PLATO
de l’ESA à bord d’Ariane 6, fin 2026. PLATO (PLAnetary Transits and
Oscillations of stars), télescope spatial, étudiera les exoplanètes
de type terrestre autour d’étoiles semblables au Soleil, et les
caractérisera. Ce nouveau contrat porte à 32 le nombre de lancements
en carnet de commande pour Ariane 6. Il s'agira aussi de la première
mission scientifique qu'accomplira Ariane 6, depuis Kourou.
16 février, la
parabole installée en décembre dernier sur le site du phare de
Galantry a subi de lourds dégâts, n'ayant pas résisté aux vents
violents qui ont soufflé pendant 24 heures (55 noeuds en moyenne
avec des rafales à 78).
Dès son installation, certaines inquiétudes avaient été soulevées
quant à sa résistance aux conditions météorologiques locales, car
c'était "la première installation
dans un site avec autant de vent". Une petite
station météo a été mis en place pour pouvoir surveiller le vent.
Parce que l'antenne ne peut pas fonctionner dans n'importe quelle
condition de vent. Elle a ses limites. La parabole a une prise au
vent certaines.
Ce choix du site de Saint-Pierre-et-Miquelon n’était pas anodin :
ici, aucun obstacle ne vient perturber la réception du signal,
optimisant ainsi la transmission des données.
L’antenne avait été installée sur le site en raison de sa situation
géographique, placée sur la trajectoire nécessaire pour placer le
satellite sur l’orbite visée. Elle complétait le réseau de stations
déjà en place pour suivre lancement depuis entre autres les
Bermudes, Gatineau au Canada et New Norcia en Australie. La parabole
a été mis en place pour le second lancement d'Ariane 6. Associée aux
systèmes énergétiques et informatiques du phare, elle devait capter
les données envoyées par le lanceur Ariane 6 et les retransmettre en
temps réel au Centre Spatial Guyanais à Kourou. La parabole doit
avoir un contact en temps réel sur certaines phases propulsées du
lanceur. Le CSG
s'est voulu cependant rassurant en
précisant que, pour l’instant, l’endommagement de la parabole
n’aura finalement "pas d’impact sur le lancement".


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VA263, UN LANCEMENT SOUS HAUTE
PROTECTION
Baptisée "Bubo 2025", l'opération viendra renforcer le dispositif
habituel "Titan" avec le déploiement de trois
avions Rafale.

Trois
Rafale ont atterri à la base aérienne 367 de Matoury, ce
lundi 17 février en début d'après-midi, dans le cadre de
l'opération Bubo. Le dispositif vise à renforcer la
sécurité aérienne pour le lancement de la fusée Ariane 6
VA263 avec un avion ravitailleur A330 et un avion radar
E-3F Awacs. Le but sera de
s'intégrer dans les différentes couches de la défense,
pour rapidement intervenir sur un aéronef qui n'aurait
rien à faire sur la zone de tir et au besoin utiliser la
force contre un aéronef non coopérant."
Au total,
120 personnes seront mobilisées pour l'opération Bubo,
en complément des forces armées en Guyane (FAG). Le tir
d'Ariane 6, VA263 est sous haute protection. En cause :
le lancement du satellite militaire d'observation CSO3,
véritable petit bijou de technologie. Au CSG,
l'astronaute Thomas Pesquet était présent. En tant que
colonel dans la réserve de l'armée de l'air; pilote sur
des avions de transports pendant des années, il s'est
engagé dans la réserve de l'armée et a assuré le
ravitaillement en vol par A330 MRTT Phénix des trois Rafale pendant leurs 8h30 de
vol depuis l'Hexagone.
Ils
participent au dispositif dit
TITAN qui assure
la protection du site, aussi bien dans les airs, en mer qu'à
terre lors de telle opération de lancement de fusée. La
sécurisation terrestre du site spatial de Kourou est assurée
par les légionnaires du 3e
régiment étranger d’infanterie. En mer, la Marine
nationale a déployé un dispositif, avec plusieurs navires. A
chaque lancement de ce type, l'Armée sécurise la zone. |
21 février, AE repousse le lancement VA263, "des
opérations sont nécessaires sur les moyens sols".
25 février, nouvelle date pour VA263, le 3 mas à
16h24 TU.

3 mars, le lancement est reporté...
à cause d'une vanne de 150 kg dysfonctionnelle. La vanne d'hydrogène
en question fabriquée par un sous-traitant d'ArianeGroup
a provoqué l'arrêt de la chronologie à moins de 30 minutes du
lancement après plusieurs essais pour tenter de la « débugger »
quelques dizaines de minutes précédant le H0. « Les essais ont
été convergents et nous ont monté qu'elle avait un comportement
anormal », a précisé le président exécutif d'Arianespace David
Cavaillolès au cours d'un briefing à Kourou plusieurs heures après
l'arrêt de la chronologie.

5 mars, AE annonce un lancement pour le 6 mars...
Le 6 mars, c'est la bonne, Ariane 6
VA263 décolle du CSG et place sur orbite le satellite CSO 3.


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CSO 3 complète la série des satellites
de reconnaissance haute résolution de la composante spatiale optique
du programme MUSIS destiné à remplacer les satellites Helios 2.
Astrium désigné par le CNES et la DGA a construit 2 satellites CSO,
lancé en décembre 2018 et 2020 par une Soyouz de Guyane. Un accord a
été passé entre la France et l'Allemagne pour la construction d'un
3e satellite. CSO 1 a été lancé sur une orbite héliosynchrone à 800
km d'altitude et fournit des images haute résolution de 35 cm tandis
que CSO 2 a été lancé sur une orbite à 480 km permettant des images
avec une précision de 20 cm au sol. CSO 3 permettra des revisites
((fréquence de passage du satellite sur une cible) d'au moins 24
heures plus régulières d'au moins 24 heures avec une résolution
comparable à CSO 1.Il sera les nouveaux yeux des armées française,
et plus particulièrement de la DRM (Direction du renseignement
militaire), et des services de renseignement français sur l'ensemble
des théâtres de crise et d'opérations ainsi que sur toutes les
cibles d'intérêt pour la France.
Le satellite CSO-3 a connu une
histoire très tourmentée. Initialement, CSO-3 devait
être mis en orbite en octobre 2021 par une Ariane
62. Il devait former une constellation de trois
satellites, après sa mise en service aux côtés de
CSO-1 lancé en décembre 2018 et de CSO-2 mis en
orbite en décembre 2020 (initialement mai 2020).
Mais le programme CSO-3 connait quelques déboires
industriels dans sa conception. Résultat, le
ministère des Armées a subi un premier report du
lancement de CSO-3 en raison des délais de
réparation liés à deux anomalies d'origine
industrielle ainsi qu'aux conséquences de la crise
sanitaire COVID-19.
Le retard d'Ariane 6, dont le
premier vol était espéré pour 2020 a couté cher au
ministère des armées. Le stockage du satellite
chez Airbus Space à Toulouse -
les panneaux solaires étaient quant à eux stockés
chez Thales Alenia Space à Cannes - a coûté un
million d'euros par mois au ministère des Armées,
selon des sources concordantes. Soit une facture
supplémentaire substantielle que l'on peut évaluer
entre 25 et 30 millions d'euros pour le confinement
du satellite espion. Sur le plan opérationnel, le
retard de la mise en service de CSO-3 est quant à
lui inquantifiable pour les armées.
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Fin avril débutera la campagne
d'essais du P160C, QM3 qui devrait durer un mois, au BEAP. Le
propulseur a été amené au banc le 20 mars. Le tir statique est prévu
le 24 avril.

Le P160C constitue une amélioration
significative par rapport au P120C actuel, utilisé comme propulseur
d'appoint sur Ariane 6 et comme moteur de premier étage sur les
fusées Vega-C.
Doté de plus de 14 tonnes de propergol solide supplémentaires, le
nouveau P160C offrira des performances accrues, permettant le
lancement de satellites plus nombreux ou plus lourds, ou encore plus
loin dans l'espace.
Le « P » de son nom signifie « Poudre», car le cylindre de 3,4 m
contient du propergol solide.
Le nombre 160 désigne les 160 tonnes de propergol contenues à
l'intérieur, et le C signifie « Common », car le moteur est utilisé
sur les deux lanceurs.
Haut de plus de 14 m, le P160C est un mètre plus haut que son
prédécesseur et est également l'un des plus grands moteurs-fusées à
propergol solide mono-segment actuellement en production.
Le P160C dispose de suffisamment d'ergols pour assurer un allumage
continu pendant plus de 2 minutes au lancement et lors de son tir
d'essai au sol.
Ce moteur-fusée servira de propulseur d'appoint pour une version
améliorée du lanceur Ariane 6, appelée « Block 2 », ainsi que pour
Vega-C et la prochaine génération de fusée Vega, Vega-E.
Le P160C est développé par Europropulsion sous contrat avec
ArianeGroup et Avio, qui développent les systèmes de lancement
Ariane 6 et Vega pour l'ESA. Le CNES, l'agence spatiale française,
réalisera l'essai de tir statique sur son banc d'essai de
moteurs-fusées au Port spatial de l'Europe.

VA264, 8 avril, dernier regard sur le
satellite Eumetsat MetOp-SG-A et CopernicusEU Sentinel 5A à
Airbus Spece de Toulouse avant son départ pour le CSG.

La flotte de satellites MetOp-SG se
compose de six satellites et assurera la poursuite des observations
météorologiques depuis une orbite polaire entre 2025 et 2046. Les
données complètes issues de la suite d'instruments européens
innovants alimenteront les modèles de prévision, portant les
observations à un nouveau standard. 🌧️ ⛅
MetOp-SG fournira des sondages infrarouges, micro-ondes et
radio-occultation améliorés de la température et de l'humidité ; des
vecteurs de mouvement atmosphérique polaire extraits de l'imagerie
optique ; de nouvelles mesures des précipitations et des nuages
à partir d'imageurs dans les spectres optique, submillimétrique
et micro-ondes ; et des mesures à haute résolution du vecteur vent
de surface de l'océan et de l'humidité du sol extraites des
observations du diffusiomètre. Le lancement de Sat-A est prévu en
août de cette année lors du troisième vol d'Ariane 6, Sat-B est
prévu pour mi-2026.
24 avril, sur le BEAP du CSG a lieu
le tir QM3 du booster P160C. Cet essai de
qualification du moteur P160C intervient à peine 4 ans après la
qualification du moteur P120C équipant actuellement les lanceurs
Ariane 6 et Vega-C, et après leurs premiers vols commerciaux.

14 mai, début de la campagne de vol VA264 avec
l'arrivée du navire "Canopé" au port de Kourou. La navire embarque
les étages principaux et supérieurs du lanceur.
6 juin, VA264, Aude, port La Nouvelle, chargement
du container du satellite Metop de 20 tonnes, 2 générateurs de 38
tonnes et des containers renfermant des éléments d'Ariane 6 pour
VA264 et Vega VV27.

17 juin, l'étage supérieur ASTRIS
refait surface: Dirigé par le coté allemand d'Arianegroup, propulsé
par leur moteur MON/MMH BERTA, il existera en plusieurs version, la
première ayant apparemment déjà des financements de l'ESA. Les
versions futures pourront rester opérationnelles pendant plusieurs
mois.

VA264, 5 aout, encapsulation du
satellite Metop SG-A1 et mise en place sur le lanceur le 6.


Ariane 6 VA264 décolle du CSG le 13
aout à l'heure prévue et place sur orbite Metop SG-A1 sur orbite
héliosynchrone.


Aout, arrivée du lanceur Ariane 6
pour le vol VA265 en octobre avec le satellite Sentinel 1D.
4 septembre, le satellite Sentinel 1D
quitte les installations de Thales Alenia de Cannes et s'envole le
10 pour Kourou.



4 octobre, livraison des étages du vol VA265
27 septembre, ArianeGroup vient de
passer commande auprès de MT Aerospace pour la fourniture des
principaux composants structurels et réservoirs des modèles de vol
16 à 42 d'Ariane 6. Arianespace lancera les deux satellites de
communication militaire SATCOMBw Stufe 3 de la Bundeswehr

Octobre, Martin Sion, actuel PDG d'ArianeGroup, va
prendre la direction du second constructeur mondial de trains,
métros et tramways. Il succédera ainsi à Henri Poupart-Lafarge au
poste de directeur général du groupe de Saint-Ouen, au terme d'une
période de transition en douceur de six mois.
17 octobre, le vol VA265 avec une AR62
emportera 2 satellites Galileo (Galileo L14) le 17 décembre et le
vol VA267, première AR64 le premier lot de Kuiper en 2026 vers
février avec au plus 35 satellites.

10 octobre hall d'intégration, les étages du vol VA
265 en assemble et l'étage inférieur du vol VA266 en attente

Le satellite Sentinel 1D dans le BAF


16 octobre, transfert du CCA et mise en
place des boosters ESR1 et 2

29 octobre, transfert de la charge utile
sous coiffe du BAF vers l'ELA 4
24
octobre, ArianeGroup et la DLR, centre aérospatial Allemand annonce
un accord bilatéral, donnant-donnant pour
l’intégration et les essais de réception du moteur Vinci, sur le
site de Lampoldshausen en Allemagne et le développement et la
production des turbopompes à oxygène liquide (TPO), équipant les
moteurs Vinci et Vulcain 2.1, sur le site de l’entreprise de Vernon,
dans l’Eure. Cette répartition s’inscrit dans le cadre d’un accord
signé entre la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Agence spatiale
européenne (ESA) en décembre 2024, après les décisions prises lors
des précédentes conférences ministérielles des États membres de
l’ESA. Les équipes de Vernon réalisent déjà le développement et la
production des turbopompes à hydrogène TPH. Le centre devrait aussi
dans l'avenir développer le moteur réutilisable Prométhéus et le
micro lanceur Maia, de MaiaSpace, filiale d'ArianeGroup.
4
novembre, Ariane 6 décolle du CSG à 18h02 locale et place en orbite
34 minutes plus tard le satellite Sentinel 1D sur une orbite
héliosynchrone SSo à 693 km d'altitude. Le Sentinel-1D rejoindra son
jumeau, le Sentinel-1C. Une fois pleinement opérationnel, il
remplacera le Sentinel-1A, en service depuis plus de 11 ans, bien
au-delà de sa durée de vie prévue.

Les satellites Sentinel-1D et Sentinel-1C
fonctionneront en tandem, orbitant de part et d'autre de la Terre, à
180° l'un de l'autre, afin d'optimiser la couverture mondiale et la
transmission des données. Chaque satellite embarque un radar à
synthèse d'ouverture (SAR) en bande C, ainsi qu'un système
d'identification automatique (AIS). Ainsi, tout en capturant des
images haute résolution de la surface terrestre, la mission améliore
également la détection et le suivi des navires en zone maritime.
Lorsque Sentinel-1D sera pleinement opérationnel, il améliorera les
observations AIS, notamment en fournissant davantage de données sur
l'identité des navires, leur position et leur direction, ainsi qu'un
suivi précis. Sentinel-1D et Sentinel-1C sont compatibles avec le
système de navigation Galileo, ainsi qu'avec d'autres systèmes
mondiaux de navigation par satellite (GNSS). De plus, les deux
satellites seront prêts à soutenir la mission Earth Explorer Harmony.

7 novembre, début de la campagne de
vol VA266 avec l'arrivée à Kourou des deux satellites Galileo FOC du
lancement L14 (FM 28 et 29), premier sur Ariane 62. Lancement après
le 17 décembre.

25 novembre, VA267, les 30 satellites
Amazon LEO sont envoyés au CSG par avion.

Chaque satellite est
construit dans l'usine ultramoderne d'Amazon à
Kirkland, dans l'État de Washington, puis expédié
vers un centre de traitement dédié à Cap Canaveral,
en Floride, avant de rejoindre les installations de
lancement d'Arianespace en Guyane française.

VA266, BAF, arrivée des satellites le 8 décembre et mise en place
sur le transporteur UTC (Upper
Composite Trailer), le 10.
9 décembre, Selon
Amazon Leo ex-Kuiper de Jeff Bezos Amazon,
les étages de la première Ariane 64 partis de
Bordeaux sont en route vers la Guyane française à
bord du navire de transport Canopée Alizée. Le vol
VA267 devrait être lancée début 2026 pour la
première des 18 missions prévues pour Amazon LEO
concurrent de Starlink. Ce vol sera l'un des deux
seuls pour Amazon à bord d'une Ariane 64 Block
1 P120C (spaceart). Les 16 autres seront à bord de
la variante Block 2, qui utilisera les plus grands
boosters de combustible solide P160C. Il est prévu
pour l'an prochain 8 lancements d'Ariane 6. Un
chiffre qui devrait ensuite passer à neuf à dix par
an dans les années suivantes. Amazon prévoir de
mettre en orbite quelques 3326 satellites en orbite
LEO à 2000 km, dont une première moitié avant
juillet 2026. Pour l'heure, seuls 153 engins ont été
placés en orbite.


VA266, mise en place du composite coiffe-charge
utiles sur Ariane 6.
VA266
Ariane 6 décolle comme prévu le 17 décembre à
5h01 TU et place en orbite 2 satellites Galiléo,
SAT 33 et SAT 34 sur
une orbite terrestre moyenne (MEO) à une altitude d'environ 23 222 km. La
séparation des satellites a lieu 3 h 55 minutes après le décollage, ce qui
constituera le 14e lancement opérationnel du programme Galileo. Ces deux
satellites rejoindront la constellation européenne Galileo, qui compte
actuellement 27 satellites opérationnels fournissant des services de
positionnement, de navigation et de synchronisation à plus de quatre milliards
d'utilisateurs dans le monde. Galileo offre une précision de positionnement
inférieure à un mètre grâce à la diffusion d'éphémérides et une précision
horizontale allant jusqu'à 20 cm grâce à son service de haute précision. Les
satellites embarquent également des transpondeurs de recherche et de sauvetage
dans le cadre du système international Cospas-Sarsat. Les satellites FOC ont été
construits par OHB à Brême, en Allemagne, et leurs charges utiles de navigation
ont été fabriquées par Surrey Satellite Technology Ltd à Guildford, au
Royaume-Uni. Ils diffusent des signaux sur les bandes de fréquences L1, E5 et
E6.

Depuis 2011, l'Europe construit un système de
navigation par satellite de pointe, utilisé par des milliards d'utilisateurs à
travers le monde. Aujourd'hui, la constellation Galileo compte plus de 30
satellites en orbite, occupant l'intégralité de ses trois plans orbitaux, avec
deux satellites de réserve par plan pour une résilience accrue. Ce lancement est
le 14e lancement du programme Galileo de satellites opérationnels. Il s'agit du
premier des trois lancements d'Ariane 6 qui mettront en orbite les six derniers
satellites Galileo de première génération, renforçant ainsi la fiabilité du
système. Pour ce tir, l'ESA est responsable du lancement de Galileo en
partenariat avec Arianespace. Le programme Galileo est géré par la Commission
européenne dans le cadre du programme spatial de l'UE. Une fois en orbite, l'ESA
assurera la mise en service des satellites et supervisera leur exploitation.
19 décembre, après le tir
statique au sol au Centre spatial guyanais en avril, le P160C a été analysé en
profondeur, et un examen de qualification a confirmé son utilisation pour le
vol. Il sera utilisé pour la première fois sur Ariane 6, dans une configuration
à quatre propulseurs qui assurera le décollage le plus puissant jamais réalisé
par Ariane 6 et dont le lancement est prévu l'année prochaine. Les quatre
premiers moteurs-fusées à propergol solide P160C seront intégrés aux quatre
propulseurs d'appoint d'Ariane 6, prêts pour son vol. Son lancement à bord
de la fusée Vega-C est actuellement prévu pour 2028 avec le Space Rider. Avec de
nouveaux lancements prévus, la montée en puissance de la production vise une
capacité industrielle de fabrication de 35 moteurs-fusées à propergol solide,
voire plus, par an.
