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CHRONOLOGIE ARIANE

2025


2025

Arianespace démarre 2025 avec un nouveau président exécutif, en remplacement de Stéphane Israël, à la tête du groupe depuis 10 ans qui vient de quitter ses fonctions le 31 décembre à l'âge de 54 ans pour se consacrer à un nouveau projet professionnel.
David Cavaillolès, 36 ans, polytechnicien et diplômé de l'ENSAE, lui succède à ce poste, après avoir été conseiller ministériel en charge de la politique spatiale française puis à Capgémini depuis 5 ans.

Stéphane Israel fut à la tête d'AE durant 11 ans, donnant toute sa puissance au programme Ariane 5, Soyouz et Vega et préparant l'arrivée d'Ariane 6 et Vega C. Sous sa gouvernance, AE a su attiré de nombreux clients, dont Amazon qui a acheté 18 lanceurs Ariane 6. Il y a eu aussi des temps sombre, des crises avec, les difficultés opérationnelles du lanceur Vega, l’attente d’Ariane 6, l’arrêt brutal de Soyouz. AE est devenue une filiale d'ArianeGroup et c'est avec cette dernière que AE doit construire son destin.

13 janvier, VA263, transfert du CCA Ariane 6 du BAL vers la ZL3, suivit le lendemain des 2 boosters ESR. Le même jour arrive sur l'aéroport Félix Eboué de Cayenne du satellite COS 3.

   

   

   

15 janvier, pour les voeux du CNES, après une année 2024 pauvre en lancements, 2025 devrait être l'année de la "montée en cadence" au Centre spatial guyanais (CSG). Ariane 6 et Vega-C sont désormais opérationnelles... enfin. 5 lanceurs Ariane 6 devraient décoller cette année depuis Kourou. La première est attendue en février. Quatre lancements Vega-C sont également attendus. Lionel Suchet, président par intérim Cnes indique aussi que 2025 marquera "l'arrivée des nouveaux entrants sur le pas de tir Diamant et celle de Maiaspace sur l'ancien pas de tir Soyouz."

28 janvier, le satellite Sentinel 1D bascule sur Ariane 62 à la place de Vega C selon l'accord ESA Arianespace. Il décollera second semestre 2025.

L'usine ArianeGroup des Mureaux, près de Paris a un nouveau patron, arrivé fin novembre succédant à Hugues Emont, directeur du site depuis 13 ans. Justin Babilotte 37 ans, est un ancien sous-préfet, directeur de cabinet de préfet de la région Nouvelle-Aquitaine. Il prône la continuité, avec comme leitmotiv la proximité avec les équipes (2000 salariées travaillent sur le site), pas de révolution, mais des objectifs, qualité de vie, transition environnementale. Le nouveau directeur devrait assister au second vol d'Ariane 6 depuis Mureaux avant d'aller sur place à Kourou pour les prochains.

18 janvier, le vol VA263 est prévu pour la mi-mars.

28 janvier, Arianespace annonce le vol VA263 pour le 26 février, à 13h24 locale. Ariane 6 lancera pour son premier vol commercial, le satellite d'observation CSO-3 pour le compte de la Direction générale de l’armement (DGA) et du Centre national d’études spatiales (CNES), au profit du Commandement de l’Espace (CDE) de l’armée de l’Air et de l’Espace. CSO-3 est le 3e satellite du programme MUSIS, de la série Composante Spatiale optique lancé par AE au service de la défense française et des besoins capacitaires de plusieurs pays partenaires. AE garantit à la France et à l’Europe un accès autonome à l’Espace, priorité stratégique.

Lors de la 17e conférence spatiale européenne de Bruxelles, Arianespace annonce qu'Ariane 6, à l'occasion du vol VA264, en aout emportera le satellite météo de seconde génération d'Eumetsat, Metop SG-A1 avec la mission Copernic Sentinel 5. Au second semestre, Ariane 6 emportera le satellite Sentinel 1D. Ce satellite volera seul en surclassé car, devant voler sur Vega-C, c'est un remplacement de dernière minute, Copernicus ne pouvant pas attendre (le vol Vega-C était trop loin dans le calendrier). Arianespace lancera aussi une paire de satellites de seconde génération Galileo avec Ariane 6, L17. Ces 2 satellites sont à propulsion électrique et pèsent 2000 et 2400 kg. Ils seront placés sur orbite à 23 222 km. Le contrat avait été initialisé en avril 2024. Ariane 6 lancera avant cela 3 autres paires de Galileo de première génération, L14, 15 et 16. Depuis 2011, Arianespaca a léncé 28 satellites Galileo depuis le CSG.

1 février, Arianespace lancera le satellite scientifique PLATO de l’ESA à bord d’Ariane 6, fin 2026. PLATO (PLAnetary Transits and Oscillations of stars), télescope spatial, étudiera les exoplanètes de type terrestre autour d’étoiles semblables au Soleil, et les caractérisera. Ce nouveau contrat porte à 32 le nombre de lancements en carnet de commande pour Ariane 6. Il s'agira aussi de la première mission scientifique qu'accomplira Ariane 6, depuis Kourou.

16 février, la parabole installée en décembre dernier sur le site du phare de Galantry a subi de lourds dégâts, n'ayant pas résisté aux vents violents qui ont soufflé pendant 24 heures (55 noeuds en moyenne avec des rafales à 78). Dès son installation, certaines inquiétudes avaient été soulevées quant à sa résistance aux conditions météorologiques locales, car c'était "la première installation dans un site avec autant de vent". Une petite station météo a été mis en place pour pouvoir surveiller le vent. Parce que l'antenne ne peut pas fonctionner dans n'importe quelle condition de vent. Elle a ses limites. La parabole a une prise au vent certaines. Ce choix du site de Saint-Pierre-et-Miquelon n’était pas anodin : ici, aucun obstacle ne vient perturber la réception du signal, optimisant ainsi la transmission des données.
L’antenne avait été installée sur le site en raison de sa situation géographique, placée sur la trajectoire nécessaire pour placer le satellite sur l’orbite visée. Elle complétait le réseau de stations déjà en place pour suivre lancement depuis entre autres les Bermudes, Gatineau au Canada et New Norcia en Australie. La parabole a été mis en place pour le second lancement d'Ariane 6. Associée aux systèmes énergétiques et informatiques du phare, elle devait capter les données envoyées par le lanceur Ariane 6 et les retransmettre en temps réel au Centre Spatial Guyanais à Kourou. La parabole doit avoir un contact en temps réel sur certaines phases propulsées du lanceur. Le CSG

s'est voulu cependant rassurant en précisant que, pour l’instant, l’endommagement de la parabole n’aura finalement "pas d’impact sur le lancement".

 

VA263, UN LANCEMENT SOUS HAUTE PROTECTION

Baptisée "Bubo 2025", l'opération viendra renforcer le dispositif habituel "Titan" avec le déploiement de trois avions Rafale.

Trois Rafale ont atterri à la base aérienne 367 de Matoury, ce lundi 17 février en début d'après-midi, dans le cadre de l'opération Bubo. Le dispositif vise à renforcer la sécurité aérienne pour le lancement de la fusée Ariane 6 VA263 avec un avion ravitailleur A330 et un avion radar E-3F Awacs. Le but sera de s'intégrer dans les différentes couches de la défense, pour rapidement intervenir sur un aéronef qui n'aurait rien à faire sur la zone de tir et au besoin utiliser la force contre un aéronef non coopérant."

Au total, 120 personnes seront mobilisées pour l'opération Bubo, en complément des forces armées en Guyane (FAG). Le tir d'Ariane 6, VA263 est sous haute protection.  En cause : le lancement du satellite militaire d'observation CSO3, véritable petit bijou de technologie. Au CSG, l'astronaute Thomas Pesquet était présent. En tant que colonel dans la réserve de l'armée de l'air; pilote sur des avions de transports pendant des années, il s'est engagé dans la réserve de l'armée et a assuré le ravitaillement en vol par A330 MRTT Phénix des trois Rafale pendant leurs 8h30 de vol depuis l'Hexagone.

Ils participent au dispositif dit TITAN qui assure la protection du site, aussi bien dans les airs, en mer qu'à terre lors de telle opération de lancement de fusée. La sécurisation terrestre du site spatial de Kourou est assurée par les légionnaires du 3e régiment étranger d’infanterie. En mer, la Marine nationale a déployé un dispositif, avec plusieurs navires. A chaque lancement de ce type, l'Armée sécurise la zone.

21 février, AE repousse le lancement VA263, "des opérations sont nécessaires sur les moyens sols".

25 février, nouvelle date pour VA263, le 3 mas à 16h24 TU.

3 mars, le lancement est reporté... à cause d'une vanne de 150 kg dysfonctionnelle. La vanne d'hydrogène en question fabriquée par un sous-traitant d'ArianeGroup a provoqué l'arrêt de la chronologie à moins de 30 minutes du lancement après plusieurs essais pour tenter de la « débugger » quelques dizaines de minutes précédant le H0. « Les essais ont été convergents et nous ont monté qu'elle avait un comportement anormal », a précisé le président exécutif d'Arianespace David Cavaillolès au cours d'un briefing à Kourou plusieurs heures après l'arrêt de la chronologie.

       

5 mars, AE annonce un lancement pour le 6 mars...

Le 6 mars, c'est la bonne, Ariane 6 VA263 décolle du CSG et place sur orbite le satellite CSO 3.

           

 


CSO 3 complète la série des satellites de reconnaissance haute résolution de la composante spatiale optique du programme MUSIS destiné à remplacer les satellites Helios 2. Astrium désigné par le CNES et la DGA a construit 2 satellites CSO, lancé en décembre 2018 et 2020 par une Soyouz de Guyane. Un accord a été passé entre la France et l'Allemagne pour la construction d'un 3e satellite. CSO 1 a été lancé sur une orbite héliosynchrone à 800 km d'altitude et fournit des images haute résolution de 35 cm tandis que CSO 2 a été lancé sur une orbite à 480 km permettant des images avec une précision de 20 cm au sol. CSO 3 permettra des revisites ((fréquence de passage du satellite sur une cible) d'au moins 24 heures plus régulières d'au moins 24 heures avec une résolution comparable à CSO 1.Il sera les nouveaux yeux des armées française, et plus particulièrement de la DRM (Direction du renseignement militaire), et des services de renseignement français sur l'ensemble des théâtres de crise et d'opérations ainsi que sur toutes les cibles d'intérêt pour la France.

 

Le satellite CSO-3 a connu une histoire très tourmentée. Initialement, CSO-3 devait être mis en orbite en octobre 2021 par une Ariane 62. Il devait former une constellation de trois satellites, après sa mise en service aux côtés de CSO-1 lancé en décembre 2018 et de CSO-2 mis en orbite en décembre 2020 (initialement mai 2020). Mais le programme CSO-3 connait quelques déboires industriels dans sa conception. Résultat, le ministère des Armées a subi un premier report du lancement de CSO-3 en raison des délais de réparation liés à deux anomalies d'origine industrielle ainsi qu'aux conséquences de la crise sanitaire COVID-19.

Le retard d'Ariane 6, dont le premier vol était espéré pour 2020 a couté cher au ministère des armées. Le stockage du satellite chez Airbus Space à Toulouse - les panneaux solaires étaient quant à eux stockés chez Thales Alenia Space à Cannes - a coûté un million d'euros par mois au ministère des Armées, selon des sources concordantes. Soit une facture supplémentaire substantielle que l'on peut évaluer entre 25 et 30 millions d'euros pour le confinement du satellite espion. Sur le plan opérationnel, le retard de la mise en service de CSO-3 est quant à lui inquantifiable pour les armées.

 

Fin avril débutera la campagne d'essais du P160C, QM3 qui devrait durer un mois, au BEAP. Le propulseur a été amené au banc le 20 mars. Le tir statique est prévu le 24 avril.

   

Le P160C constitue une amélioration significative par rapport au P120C actuel, utilisé comme propulseur d'appoint sur Ariane 6 et comme moteur de premier étage sur les fusées Vega-C.
Doté de plus de 14 tonnes de propergol solide supplémentaires, le nouveau P160C offrira des performances accrues, permettant le lancement de satellites plus nombreux ou plus lourds, ou encore plus loin dans l'espace.
Le « P » de son nom signifie « Poudre», car le cylindre de 3,4 m contient du propergol solide.
Le nombre 160 désigne les 160 tonnes de propergol contenues à l'intérieur, et le C signifie « Common », car le moteur est utilisé sur les deux lanceurs.
Haut de plus de 14 m, le P160C est un mètre plus haut que son prédécesseur et est également l'un des plus grands moteurs-fusées à propergol solide mono-segment actuellement en production.
Le P160C dispose de suffisamment d'ergols pour assurer un allumage continu pendant plus de 2 minutes au lancement et lors de son tir d'essai au sol.
Ce moteur-fusée servira de propulseur d'appoint pour une version améliorée du lanceur Ariane 6, appelée « Block 2 », ainsi que pour Vega-C et la prochaine génération de fusée Vega, Vega-E.
Le P160C est développé par Europropulsion sous contrat avec ArianeGroup et Avio, qui développent les systèmes de lancement Ariane 6 et Vega pour l'ESA. Le CNES, l'agence spatiale française, réalisera l'essai de tir statique sur son banc d'essai de moteurs-fusées au Port spatial de l'Europe.

VA264, 8 avril, dernier regard sur le satellite Eumetsat MetOp-SG-A  et CopernicusEU Sentinel 5A à Airbus Spece de Toulouse avant son départ pour le CSG.

La flotte de satellites MetOp-SG se compose de six satellites et assurera la poursuite des observations météorologiques depuis une orbite polaire entre 2025 et 2046. Les données complètes issues de la suite d'instruments européens innovants alimenteront les modèles de prévision, portant les observations à un nouveau standard. 🌧️ ⛅
MetOp-SG fournira des sondages infrarouges, micro-ondes et radio-occultation améliorés de la température et de l'humidité ; des vecteurs de mouvement atmosphérique polaire extraits de l'imagerie optique ; de nouvelles mesures des précipitations et des nuages ​​​​à partir d'imageurs dans les spectres optique, submillimétrique et micro-ondes ; et des mesures à haute résolution du vecteur vent de surface de l'océan et de l'humidité du sol extraites des observations du diffusiomètre. Le lancement de Sat-A est prévu en août de cette année lors du troisième vol d'Ariane 6, Sat-B est prévu pour mi-2026.

24 avril, sur le BEAP du CSG a lieu le tir QM3 du booster P160C. Cet essai de qualification du moteur P160C intervient à peine 4 ans après la qualification du moteur P120C équipant actuellement les lanceurs Ariane 6 et Vega-C, et après leurs premiers vols commerciaux.

14 mai, début de la campagne de vol VA264 avec l'arrivée du navire "Canopé" au port de Kourou. La navire embarque les étages principaux et supérieurs du lanceur.

6 juin, VA264, Aude, port La Nouvelle, chargement du container du satellite Metop de 20 tonnes, 2 générateurs de 38 tonnes et des containers renfermant des éléments d'Ariane 6 pour VA264 et Vega VV27.

17 juin, l'étage supérieur ASTRIS refait surface: Dirigé par le coté allemand d'Arianegroup, propulsé par leur moteur MON/MMH BERTA, il existera en plusieurs version, la première ayant apparemment déjà des financements de l'ESA. Les versions futures pourront rester opérationnelles pendant plusieurs mois.

VA264, 5 aout, encapsulation du satellite Metop SG-A1 et mise en place sur le lanceur le 6.

   

Ariane 6 VA264 décolle du CSG le 13 aout à l'heure prévue et place sur orbite Metop SG-A1 sur orbite héliosynchrone.

       

       

Aout, arrivée du lanceur Ariane 6 pour le vol VA265 en octobre avec le satellite Sentinel 1D.

4 septembre, le satellite Sentinel 1D quitte les installations de Thales Alenia de Cannes et s'envole le 10 pour Kourou.

       

4 octobre, livraison des étages du vol VA265

27 septembre, ArianeGroup vient de passer commande auprès de MT Aerospace pour la fourniture des principaux composants structurels et réservoirs des modèles de vol 16 à 42 d'Ariane 6. Arianespace lancera les deux satellites de communication militaire SATCOMBw Stufe 3 de la Bundeswehr
 

Octobre, Martin Sion, actuel PDG d'ArianeGroup, va prendre la direction du second constructeur mondial de trains, métros et tramways. Il succédera ainsi à Henri Poupart-Lafarge au poste de directeur général du groupe de Saint-Ouen, au terme d'une période de transition en douceur de six mois.

 

17 octobre, le vol VA265 avec une AR62 emportera 2 satellites Galileo (Galileo L14) le 17 décembre et le vol VA267, première AR64 le premier lot de Kuiper en 2026 vers février avec au plus 35 satellites.

10 octobre hall d'intégration, les étages du vol VA 265 en assemble et l'étage inférieur du vol VA266 en attente

Le satellite Sentinel 1D dans le BAF

       

       

16 octobre, transfert du CCA et mise en place des boosters ESR1 et 2

29 octobre, transfert de la charge utile sous coiffe du BAF vers l'ELA 4

24 octobre, ArianeGroup et la DLR, centre aérospatial Allemand annonce un accord bilatéral, donnant-donnant pour l’intégration et les essais de réception du moteur Vinci, sur le site de Lampoldshausen en Allemagne et le développement et la production des turbopompes à oxygène liquide (TPO), équipant les moteurs Vinci et Vulcain 2.1, sur le site de l’entreprise de Vernon, dans l’Eure. Cette répartition s’inscrit dans le cadre d’un accord signé entre la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Agence spatiale européenne (ESA) en décembre 2024, après les décisions prises lors des précédentes conférences ministérielles des États membres de l’ESA. Les équipes de Vernon réalisent déjà le développement et la production des turbopompes à hydrogène TPH. Le centre devrait aussi dans l'avenir développer le moteur réutilisable Prométhéus et le micro lanceur Maia, de MaiaSpace, filiale d'ArianeGroup.

 

4 novembre, Ariane 6 décolle du CSG à 18h02 locale et place en orbite 34 minutes plus tard le satellite Sentinel 1D sur une orbite héliosynchrone SSo à 693 km d'altitude. Le Sentinel-1D rejoindra son jumeau, le Sentinel-1C. Une fois pleinement opérationnel, il remplacera le Sentinel-1A, en service depuis plus de 11 ans, bien au-delà de sa durée de vie prévue.

Les satellites Sentinel-1D et Sentinel-1C fonctionneront en tandem, orbitant de part et d'autre de la Terre, à 180° l'un de l'autre, afin d'optimiser la couverture mondiale et la transmission des données. Chaque satellite embarque un radar à synthèse d'ouverture (SAR) en bande C, ainsi qu'un système d'identification automatique (AIS). Ainsi, tout en capturant des images haute résolution de la surface terrestre, la mission améliore également la détection et le suivi des navires en zone maritime. Lorsque Sentinel-1D sera pleinement opérationnel, il améliorera les observations AIS, notamment en fournissant davantage de données sur l'identité des navires, leur position et leur direction, ainsi qu'un suivi précis. Sentinel-1D et Sentinel-1C sont compatibles avec le système de navigation Galileo, ainsi qu'avec d'autres systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS). De plus, les deux satellites seront prêts à soutenir la mission Earth Explorer Harmony.

7 novembre, début de la campagne de vol VA266 avec l'arrivée à Kourou des deux satellites Galileo FOC du lancement L14 (FM 28 et 29), premier sur Ariane 62. Lancement après le 17 décembre.


 


       

       

10 novembre, livraison des satellites FM33 et 34 dans leur container dans l'UPCU S1A du CSG, déchargement et pose du satellite sur le SVA, Satellite Vertical Adapter afin de le redresser à la verticale.

   

Contrôle du satellite avant son installation contre son adaptateur

 

25 novembre, VA267, les 30 satellites Amazon LEO sont envoyés au CSG par avion.

Chaque satellite est construit dans l'usine ultramoderne d'Amazon à Kirkland, dans l'État de Washington, puis expédié vers un centre de traitement dédié à Cap Canaveral, en Floride, avant de rejoindre les installations de lancement d'Arianespace en Guyane française.

   

VA266, BAF, arrivée des satellites le 8 décembre et mise en place sur le transporteur UTC (Upper Composite Trailer), le 10.

9 décembre, Selon Amazon Leo ex-Kuiper de Jeff Bezos Amazon, les étages de la première Ariane 64 partis de Bordeaux sont en route vers la Guyane française à bord du navire de transport Canopée Alizée. Le vol VA267 devrait être lancée début 2026 pour la première des 18 missions prévues pour Amazon LEO concurrent de Starlink. Ce vol sera l'un des deux seuls pour Amazon à bord d'une  Ariane 64 Block 1 P120C (spaceart). Les 16 autres seront à bord de la variante Block 2, qui utilisera les plus grands boosters de combustible solide P160C. Il est prévu pour l'an prochain 8 lancements d'Ariane 6. Un chiffre qui devrait ensuite passer à neuf à dix par an dans les années suivantes. Amazon prévoir de mettre en orbite quelques 3326 satellites en orbite LEO à 2000 km, dont une première moitié avant juillet 2026. Pour l'heure, seuls 153 engins ont été placés en orbite.

   

VA266, mise en place du composite coiffe-charge utiles sur Ariane 6.

VA266

Ariane 6 décolle comme prévu le 17 décembre à 5h01 TU et place en orbite 2 satellites Galiléo, SAT 33 et SAT 34 sur une orbite terrestre moyenne (MEO) à une altitude d'environ 23 222 km. La séparation des satellites a lieu 3 h 55 minutes après le décollage, ce qui constituera le 14e lancement opérationnel du programme Galileo. Ces deux satellites rejoindront la constellation européenne Galileo, qui compte actuellement 27 satellites opérationnels fournissant des services de positionnement, de navigation et de synchronisation à plus de quatre milliards d'utilisateurs dans le monde. Galileo offre une précision de positionnement inférieure à un mètre grâce à la diffusion d'éphémérides et une précision horizontale allant jusqu'à 20 cm grâce à son service de haute précision. Les satellites embarquent également des transpondeurs de recherche et de sauvetage dans le cadre du système international Cospas-Sarsat. Les satellites FOC ont été construits par OHB à Brême, en Allemagne, et leurs charges utiles de navigation ont été fabriquées par Surrey Satellite Technology Ltd à Guildford, au Royaume-Uni. Ils diffusent des signaux sur les bandes de fréquences L1, E5 et E6.

Depuis 2011, l'Europe construit un système de navigation par satellite de pointe, utilisé par des milliards d'utilisateurs à travers le monde. Aujourd'hui, la constellation Galileo compte plus de 30 satellites en orbite, occupant l'intégralité de ses trois plans orbitaux, avec deux satellites de réserve par plan pour une résilience accrue. Ce lancement est le 14e lancement du programme Galileo de satellites opérationnels. Il s'agit du premier des trois lancements d'Ariane 6 qui mettront en orbite les six derniers satellites Galileo de première génération, renforçant ainsi la fiabilité du système.  Pour ce tir, l'ESA est responsable du lancement de Galileo en partenariat avec Arianespace. Le programme Galileo est géré par la Commission européenne dans le cadre du programme spatial de l'UE. Une fois en orbite, l'ESA assurera la mise en service des satellites et supervisera leur exploitation.

19 décembre, après le tir statique au sol au Centre spatial guyanais en avril, le P160C a été analysé en profondeur, et un examen de qualification a confirmé son utilisation pour le vol. Il sera utilisé pour la première fois sur Ariane 6, dans une configuration à quatre propulseurs qui assurera le décollage le plus puissant jamais réalisé par Ariane 6 et dont le lancement est prévu l'année prochaine. Les quatre premiers moteurs-fusées à propergol solide P160C seront intégrés aux quatre propulseurs d'appoint d'Ariane 6, prêts pour son vol.  Son lancement à bord de la fusée Vega-C est actuellement prévu pour 2028 avec le Space Rider. Avec de nouveaux lancements prévus, la montée en puissance de la production vise une capacité industrielle de fabrication de 35 moteurs-fusées à propergol solide, voire plus, par an.

    

 

Date

Vol

Lanceur

Satellites

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3 mars2025 VA263 AR62 CSO 3 3570 kg, 783 km, SSO
13 aout VA264 AR62 MetOp-SG A1 (EPS-SG-a, Copernic Sentinel-5A) 4027 kg, 800 km SSO
4 novembre VA265 AR62 Sentinel 1D 20183 kg, 683 km SSO
17 décembre VA266 AR62 Galileo 33-34 (L14)