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CHRONOLOGIE ARIANE

ANNEXE 5

En 1980 est crée la première société privée au monde chargée de commercialiser les services de lancement du lanceur Ariane. L' idée de séparer les activités de développement et de l' utilisation opérationnelle vient du CNES. La gestion séparée de deux activités étant indispensable pour la gestion de la production des lanceurs, les contacts avec les clients potentiels. 

En 1973, des études de marché donnaient 4 satellites par an sur l' orbite GO, soit deux ou trois lancements. En 1979, les prévisions s' étendent entre 3 et 5 lancements soit un chiffre d' affaire de 1 milliard de F.

Le protocole de création de la société est signé le 12 juin 1979 à l' occasion du salon du Bourget. Il réunit 29 firmes représentant 95% du capital de 150 millions de F. La future société s' appelle alors Transpace, mais l' existence d' une même société aux USA entraîne un changement de nom. Interspace, Transat, Arian-Espace sont proposés. Arianespace sera retenu. La commercialisation démarrant avec le second lot de lanceur, les quatre premiers lancement étant ceux de développement, les six suivant appartenant à la série de promotion géré par l' ESA.

La création d' une société de commercialisation de lanceur hors les USA peut paraître étrange dans le pays de la "libre entreprise". Une législation complexe associé à une politique tout "Shuttle" favorisant une baisse "articifielle" des prix     n' a pas permis l' épanouissement d' un marché comparable outre Atlantique. 

Le 26 mars 1980, 36 industriels européens des secteurs aérospatials et électroniques, 11 importantes banques européennes et le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) signent l' acte de naissance d' Arianespace. La France dispose de la majorité des actions avec 59,25% et le CNES 34%. Arianespace, société anonyme, dispose d'un capital social initial de de 120 millions de francs français et Frédéric D' Allest en est le premier PDG. Le siège est à Evry (Essonne), près de Paris. Ses effectifs sont de 160 personnes à Evry et 15 à Kourou).

En 1978, l'ESA s'est vue confié les quatre premiers tirs de développement ainsi que 6 tirs dits de "promotion" pour faire connaître le lanceur. La fabrication étant assurée par les industriels qui avaient participé à la phase de développement, avec l'Irlande venue s'ajouter au lot. Arianespace prennant le relais après. Des accords sont signés avec l'ESA (octobre 1980 et mai 1981) pour mettre les outils de production et de lancement à disposition de la nouvelle société ainsi que les résultats techniques du programme de développement. En contrepartie, Arianespace s'engage à fournir à l'ESA et ses membres des tarifs fermes fixés jusqu'en 1986 pour des services de lancement et à entretenir à sa charge l'outil de production et de lancement qui lui est confié. Arianespace devra aussi verser une redevance pour l'exploitation du CSG en Guyane.
le rôle d'Arianespace est très étendu. Elle assure:
_ La direction industrielle et la maîtrise d'oeuvre de la production des lanceurs opérationnels Ariane et de ses dérivés, dont le développement a été réalisé dans le cadre de l'Agence Spatiale Européenne ESA
_ Le financement de la production des lanceurs qui lui appartiennent;
_ La commercialisation du service de lancement auprès des clients répartis dans le monde entier;
_ La conduite des opérations de lancement au Centre Spatial Guyanais.

ACTIONNAIRES ALLEMANDS 19,60 %

DORNIER
MBB/ERNO
MAN BAYERISCHE VEREINSBANK A.G.
DRESDNER BANK
WESTDEUTSCHE LANDESBANK GIROZENTRALE

ACTIONNAIRES BELGES 4,40 %

ETCA
FABRIQUE NATIONALE
SABCA

ACTIONNAIRES DANOIS 0,70 %

ROVSING
COPENHAGEN HANDELSBANK

ACTIONNAIRES ESPAGNOLS 2,50 %

CASA
SENER

ACTIONNAIRES FRANCAIS 59,25 %

AEROSPATIALE
AIR LIQUIDE
COMSIP-ENTREPRISE
CNES
CROUZET
DEUTSCH
INTERTECHNIQE
MATRA
SAFT
SEP
SFENA
SFIM
SODETEG
CREDIT LYONNAIS
BNP
BANQUE VERNES
SOCIETE GENERALE
BANQUE DE PARIS ET DES PAYS BAS

ACTIONNAIRES BRITANNIQUES 2,40 %

AVICA
BADG
FERRANTI
MIDLAND BANK Ltd

ACTIONNAIRES IRLANDAIS 0,25 %

ADTEC
AER LINGUS

ACTIONNAIRES ITALIENS 3,60 %

AERITALIA
SNIA-BPD
SELENIA
INSTITUTO BANCARIO SAN PAOLO DI TORINO BASTOGI SISTEMI

ACTIONNAIRES HOLLANDAIS

FOKKER
ALLGEMENE BANK NEDERLAND

ACTIONNAIRES SUEDOIS 2,40 %

SAAB-SCANIA
VOLVO

ACTIONNAIRES SUISSES 2,70 %

GIR
CONTRAVES F+W
UNION DES BANQUES SUISSES

 

 

 

 

La Société Arianespace assure la Direction Industrielle de la production des lanceurs. Elle s' appuie sur 7 sociétés avec qui elle négocie des contrats industriels de maîtrise d'oeuvre:

_ L'AEROSPATIALE assure la maîtrise d'oeuvre des 1er et 3ème étages et fonction d'architecte industriel;
_  La SEP assure la maîtrise d'oeuvre des systèmes propulsifs des étages;
_  MBB/ERNO assure la maîtrise d'oeuvre du 2ème étage;
_  MATRA assure la maîtrise d'oeuvre de la case à équipements;
_ CONTRA VES assure la maîtrise d'oeuvre de la coiffe;
_ AIR LIQUIDE assure la maîtrise d'oeuvre du réservoir du 3ème étage;

Pour la configuration Ariane3 c' est joint BPD DIFESA-SPAZIO qui assure la maîtrise d'oeuvre des fusées d'appoint à poudre.

Ces sept maîtres d'oeuvres sous-traitent une grande partie de leurs travaux de production auprès des firmes situées dans les il pays participant au programme ARIANE.

Le rôle d'Arianespace est également de servir de régulateur entre les demandes des clients qui arrivent au "coup par coup" et les possibilités de l'industrie pour laquelle il est nécessaire de respecter un rythme de production continu. Il est aussi de la fonction d'Arianespace de lancer la mise en fabrication sans attendre d'avoir obtenu toutes les commandes fermes et de déterminer à partir de quel moment il faudra augmenter le rythme de production actuel.

Pour honorer les commandes et réservations signées, la société a mis initialement en place une organisation industrielle susceptible de produire des lanceurs à une cadence d'un exemplaire tous les deux mois et demi, rythme qui a été augmenté à un lanceur tous les 2 mois et qui pourra être augmenté à la cadence de 1 lanceur tous les mois et demi. Le rythme de lancement croîtra progressivement de 4 à 5 en 1984 jusqu'à 6 à 8 en 1987, donnant un chiffre d'affaires annuel en croisière entre 2,5 et 3 milliards de Francs.

Arianespace, première société privé de transport spatial, est une organisation souple qui s'adapte aux besoins du client. Elle met à leur disposition un ensemble complet de services pour un prix net couvrant toutes les opérations dès l'arrivée du satellite et des ses équipements associés jusqu'à l'injection du satellite sur l'orbite géostationnaire de transfert y compris positionnement, mise en rotation éventuelle et séparation. Ce prix couvre également toute étude et, en cas de besoin, l'adaptation du lanceur nécessaire pour assurer la parfaite compatibilité entre le satellite et le lanceur.

Le concept de la gestion directe et souple des interfaces va de pair avec l'idée du service complet de lancement. Pour la totalité du service, le client ne rencontre qu'une seule interface, un seul interlocuteur - la société ARIANESPACE qui se charge d'assurer le transport terre - orbite de transfert.

Elle met en oeuvre des moyens modernes et adaptés, à savoir un lanceur de haute performance permettant aux clients d'utiliser à l'extrême la capacité réelle de son satellite en maximisant sa durée de vie. Grâce à sa précision d'injection, le client peut une nouvelle fois étendre le domaine d'utilisation du satellite. elle met à disposition une base de lancement moderne et bien située avec des moyens de préparation de satellite capables d'une cadence de 10 lancements par an.

Les prix de vente d'Arianespace sont exprimés en euros et en $. Ils sont évalués en fonction de différents paramètres, comme la date de lancement, les performances, les options techniques, le plan de paiement, la monnaie de facturation et les conditions économiques de base. Pour 1984, et en fonction des paramètres précédents, les prix se situent entre 25 et 30 millions de dollars par satellite, pour un lancement double par ARIANE 3 (2 satellites de la classe PAM-D). Le carnet de commande comprend ferme le lancement de 28 satellites et 19 réservations ce qui porte le montant de son carnet de commandes à 6,5 milliards de Francs français (dont 40 % hors Europe).

1980, malgré l'échec du L02, le carnet de commande de la société atteint 1,4 milliard de F (prix 1980) pour des lancements à effectués à partir de 1983. Au delà des 6 lancements de promotions réalisés sous la responsabilité de l' ESA, Arianespace a obtenu 7 commandes fermes et 14 réservations.
Parmi les clients fermes citons les satellites Télecom 1B, Spot, Viking, TV sat et TDF 1. Pour les réservations citons RCA H,   Arabsat 1, Westar, satcol 2 Tel sat 1, Australsat 1, L Sat, DBS, Giotto et STC. Arianespace est aussi en négociation avec Intelsat, Sounthern pacific, GTE, Hughes Communication, Telesat, British defebse Com Sat, TeleX et le Nato.

Pour faire face à ses besoins, Arianespace a déjà lancé depuis sa création la fabrication de 19 lanceurs représentant:
1 Ariane 1, 6 Ariane 2, 9 Ariane 3 et 3 Ariane 4
qui viennent s'ajouter aux lanceurs 1 à 10 construits au titre des lancements technologiques et de la série de promotion. Les perspectives ont conduit également la société à commander les approvisionnements à long terme pour 6 lanceurs supplémentaires. C'est donc un total de 25 lanceurs (dont 6 AR 4) qu'il est envisagé d'avoir en commande avant la fin de l'année 1984. La production et les lancements d'Ariane emploient alors plus de 3 500 personnes dans l'industrie spatiale européenne dont 2 500 personnes en France.

le 15 mai 1981, une convention est signé entre Arianespace et l' ESA concernant le transfert des activités opérationnelles Ariane et les moyens, outillages et bases  de lancement associées. La convention prévoit en outre une procédure de concertation entre Arianespace et l' ESA qui reste responsable du développement des versions nouvelles de la filière Ariane, en vue de préciser leur définition. A la fin de l'année, Arianespace a en commande10 contrats de lancement représentant 2,4 milliards de F (+70%) et 11 réservations. La société engage la fabrication du lot n°3 (V16 à 19) et lance les approvisionnements pour V20 à 25.

1982, l'année s'annonce sous les meilleures hospices mais le 9 septembre l'échec du L5 remet tout en cause. Malgré cela, une agence est crée aux Etats-Unis, Arianespace Inc, qui assure le suivi des affaires avec ses clients américains.

1983-1984, le rythme des lancement est accrue, les lancements "double" permettant de rattraper un peu le retard. Le vol V9 le 22 mai 1984 est le premier lancement réalisé par Arianespace avec comma passager  le satellite Spacenet 1 de GTE. Le carnet de commande s' élève à 8,6 milliards F pour 29 satellites dont 12 hors Europe, soit 42% du marché mondial.

1985, en fin d'année, le carnet s'élève à 3,6 milliards de F pour 18 satellites dont 50% à l'export.

Le principal conccurent d'Ariane, le Space Shuttle US a fait son premier vol en avril 1981 et depuis enchaîne mission sur mission. Avec 52% des commandes mondiales, le Shuttle se retrouve malgré tout inadapté pour l'orbite GTO et la perte des satellites Palapa et Westar en 1984 a laissé aux assureurs une note de 180 millions de $.
D'autre part, le STS est cher avec 250 millions de $ par vol. Un prix qui ne devrait pas baisser, la cadence de lancement ne pouvant dépasser 8 tirs par an. La NASA facture chaque vol 40 millions de $ soit à peine 20% du prix réel. Mais le président Reagan promet une nette augmentation passant de 40 à 71 millions de $ jusqu'en 1988.
En fait, la NASA se mélange les pieds entre une vocation non lucrative donnée par ses statuts et une activité commerciale avec le lancement de satellite. L'annonce du Pt Reagan de privatiser et commercialiser les installations de lancement des Atlas Centaur et autres Delta dès 1987 rajoute un nouveau voile de brouilard sur un marché déjà trouble.

Septembre, le vol V15 est un échec suite au mauvais fonctionnement du troisième étage. Cet échec est d'autant plus mal ressenti que le Pt Mitterand assistait au départ du lanceur à Kourou. Malgrés tout, il confirmera sa confiance aux responsables européens. 

Janvier 1986, Arianespace a en commande 28 satellites représentant une valeur de 7,9 milliards F, l'année 1985 ayant enregistrée 13 commandes (dont 6 les deux derniers mois) malgré l'échec de V15 (CA de 1,4 milliard de F). 
La reprise des tirs est pour bientôt, malgré d'incessant reports à cause d'un problème de turbopompe décelé sur un moteur Viking d'Ariane 4 au banc d'essai puis une fuite sur le réservoirs d'eau du premier étage.

28 janvier, la tragédie vient de l'Amérique. La navette Challenger explose en vol 73 secondes après son envol tuant ses 7 passagers et mettant l'Amérique en deuil. Au lendemain de la tragédie, Arianespace propose de lancer les satellites prévus initialement sur le Shuttle avec Ariane. 

Arianespace emploie 200 personnes à Evry et 30 à Kourou, le capital est augmenté à 270 millions de F. Depuis 1980, Arianespace a reçu commande de 43 satellites pour 1,5 milliards $ avec 25 satellites européens, 18 étrangers. Au 1er mars, le carnet de commande s'élève à 29 satellites pour 1,15 milliard $ (17 européen et 12 étrangers). Afin de répondre à la baisse du dollar US, les tarifs sont "légèrement" ajustés pour les contrats à venir. 4 fusées AR4 seront mis à disposition des clients désirant lancer des charges prévues initialement sur le Shuttle à partir de 1987-88. Intelsat est la première à transférer ces lancements vers Ariane.
Arianespace a commandé en tout 31 lanceurs en plus des 10 de l'ESA et du CNES (1 AR1, 17 AR2-3 et 13 AR4) Le premier tir d'une AR4 prendra du retard suite à l'échecs de V15. 

Avec le lancement de Spot 1 en février, Arianespace présente sa nouvelle société d'assurance S3R. Devant les échecs de lancement en 1984-85 (Westar Palapa, Symcom, ECS et GTE Spacenat), les primes d' assurance ont commencé à sérieusement augmentées atteignant 20 à 30% du prix de lancement. Arianespace a crée S3R, une société de réassurance des risques spatiaux (capital de 28 millions de F). L' interlocuteur des clients est UAP qui rétrocède les contrats d' assurance à la S3R laquelle assure des paquets de 15 lancements d' un coup. Comme deux ou trois échecs sur ces 15 lancements est impossible, la prime versée prend en compte un peu plus d' un échec par série de 15. Le premier échec est couvert directement par la S3R, le second par une assurance souscrite par la S3R auprès de la Caisse centrale de réassurance, organisme officiel français. Un taux de 11% est appliqué si le client choisit de relancer son satellite avec Ariane et un taux plus élevé (13,2%) si le client tient à être remboursé. Ce marché n' est valable que pour les échecs imputant au lanceur jusqu' à la mise en orbite GTO.

Mars, V17 inaugure l'ELA 2 avec une Ariane 3 et la mise en orbite des satellites GStar 2 et Brasilsat 2. Arianespace propose 8 mises en orbite de satellites supplémentaires en 1987-88, pour pallier les lancements de la NASA soit 4 à 4 tirs AR3 et 4.

Avril, une filiale est crée à Tokyo pour la région pacifique et le Japon. 
Le 6 mai, Arianespace signe son premier contrat avec le Japon pour le lancement de deux satellites de télécommunication de SCC Space Communication Corp (Mitsubishi et Ford).
Le 31 mai, le tir V18 avec le satellite Intelsat 5 se termine dans l'Atlantique suite à la panne du troisième étage. Après Challenger, un lanceur Titan en avril et un Delta en mai, Ariane, la série noire continue.

Juin, malgré le péssimisme ambiant, Arianespace fête son 50 eme contrat de lancement avec le satellite Britanique militaire Skynet 4B.

La NASA décide de retirer les lancements commerciaux au Shuttle et de relancer la production des lanceurs dits "classique" Delta, Atlas Centaur et Titan 3.

Le succès de V18 en octobre redonne confiance aux industriels et aux clients.
En fin d'année, Arianespace a signé 18 contrats de lancements dont 10 après l'échec de V18. Arianespace a 22 clients différents pour 59 contrats représentant 16 milliards de F. Il reste à lancer 42 satellites.

Mi 1987 (11 mai), Arianespace a en commande 63 lancements et 20 réservations.

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Au 25 mai 1988, à l' aube du premier vol d' Ariane 4, Arianespace compte 67 contrats de lancement répartis en 25 clients.

1989, février, Arianespace commande 50 lanceurs Ariane à l' industrie européenne.

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Carnet de commande Ariane au 1 octobre 1990. compte tenu des 49 satellites déja lancés et les 86 contrats de lancement enregistrés depuis 1981, le carnet de commande s' élève à 37 satellites.

1990, après 17 tirs consécutif, le lanceur V36 doit être détruit en vol à la suite de problème sur les moteurs du premier étage (chiffon oublié et fuite d'un PAL). En février, Arianespace s' ouvre à de nouveaux partenaires européen (création de Arianespace Participation).

1991 octobre, une AR44L lance la plus lourde charge à ce jour, le satellite Intelsat 6 4259 kg V47.

1992, le 15 avril, c' est le 50 eme lancement d' une Ariane en l' occurrence une AR44Lpour la mise en orbite de Telecom 2B et Inmarsat II-F4.
Le 18 mai Arianespace signe son 100 eme contrat de lancement.

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Carnet de commande au 1 septembre 1997. 134 satellites et 26 charges auxiliaires ont déjà été mis sur orbite depuis 1981. sur les 180 contrats de lancement enregistrés depuis 1981, il reste à l' aube du 100 eme lancement 44 satellites à lancer.

1994 juillet, nouveau record de charge envoyé par une AR 44L avec 4617 kg (PanAmSat 2 et BS-3N) V65. 
En décembre, V70 est un échec, une mauvaise alimentation du générateur à gaz, n'entraine la turbo-pompe du 3ème étage qu'à 70% de sa puissance nominale et le lanceur n'arrive pas à mettre en orbite le satellite PANAMSAT-3

1995 octobre, Ariane transporte son 100 eme satellite de télécommunication Astra 1E.
Décembre, Arianespace a réalisé cette année 11 lancements. 

1996, le premier lancement de la nouvelle Ariane 5 finit en explosion 40 secondes après son décollage. L' enquête conclura a une mauvaise interprétation des données de vol par le systèmes de référence inertielle (SRI) qui pilote le lanceur. Le système ayant braqué les tuyère du lanceur en butée et provoqué son basculement et sa destruction. Les quatre satellites Cluster sont perdu en vol.

1996 juillet, première utilisation de la mini spelda sur V89 (Turksat 1C et Arabsat 2A).

1997 janvier, nouveaux record de charge avec les satellites GE-2 et Nahuel 1A telecommunications 4900 kg.
Septembr
e, 100 eme lancement d' une Ariane depuis 1979 (Intelsat 803).
Octobre, qualification d' Ariane 5.

1998 octobre, record de charge avec 4946 kg sur le V113 (AfriStar et GE-5).

1999, Arianespace commande 20 Ariane 5 en plus des 14 commandés en 1996.


Total des commandes par an depuis 1981

Total des commandes cumulées par arianespace depuis 1981

Satellites lancés par Arianespace depuis 1984

Arianespace c' est maintenant 41 constructeurs et organismes aéronautiques, 11 banques et le CNES
Chiffe d'affaires net Résultat net après impôts
1994: 4 613 MdF 140 MF
1995: 7 022 MdF 190 MF
1996: 6 285 MdF 135 MF
1997: 6 563 MdF 77.4 MF
1998: 7 125 MdF 93.1 MF
1999: 6 402 MdF 48 MF

2000 juin, Ariane 5 lancera les 9 module ATV de l' ESA vers la station ISS.

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Carnet de commande au 1 septembre 2000. 177 satellites et 34 charges auxiliaires ont été lancé depuis 1981. Sur les 227 contrats de lancement, il reste 41 satellites à lancer et 9 ATV.

Début 2001, 180 satellites ont été lancé par Arianespace et 37 charges auxiliaires. Sur les 227 contrats enregistrés dont 16 en 2000, il reste 38 satellites à lancer. Aux 12 lancements réalisé en 2000, il faut un bémol. Pour la toute première fois en vingt ans d’existence, Arianespace enregistre un résultat « significativement négatif » avec un « trou » supérieur à 200 millions d’euros (1,311 milliard de francs) dans un chiffre d’affaires de quelque 1,1 milliard d’euros (7,22 milliards de francs). Une contre-performance expliquée par le P-DG, Jean-Marie Luton, par les dépenses liées au perfectionnement de la fusée Ariane-5 afin qu’elle puisse embarquer des charges plus lourdes et officieusement à l' échec du premier vol. Les investissements au CSG et notamment le nouveau bâtiment charge utile S5 a "plombé" les compte de la société. Pour 2001, la société espère parvenir à l’équilibre financier. Du reste, elle vient de se voir confier le lancement de quatre satellites par des entreprises américaine, israélienne et indienne. A ce jour, Arianespace a un carnet de commandes s ’ élevant à 49 services de lancements pour un montant global de l ’ or dre de 4,45 milliards d ’ euros (29, 19 milliards de francs).

Le 12 juillet pour le 10eme lancement d' Ariane 5, un défaut sur l' étage supérieur EPS empêche la satellisation des satellites Artemis & BSAT-2B. L' enquête révèlera une instabilité de combustion sur l' étage.

Début 2002, 193 satellites ont été lancé par Aarianespace et 38 charges auxiliaires. Sur les 242 contrats de lancement enregistrés dont 13 nouveaux, il reste  40 satellites à lancer. Avec 8 lancements effectués en 2001, Arianespace a lancé onze des seize satellites géostationnaires ouverts à concurrence dans le monde. Mais l’échec du vol 142, la dixième Ariane 5, restera le fait le plus marquant de cette année. Le nouveau lanceur lourd n’a pas réussi à satelliser suffisamment haut ses deux passagers. Bien que la conception du lanceur ne soit pas remise en cause, les ingénieurs ont rapidement découvert les raisons du disfonctionnement et imposé une nouvelle séquence d’allumage au moteur Aestus (le moteur incriminé) ainsi que de nouvelles recettes des moteurs. Cet échec aura plombé les comptes de la société à hauteur de 50 millions d’euros, mais cela ne doit pas cacher le spectaculaire redressement de la santé financière d’Arianespace.

Mai, Arianespace enregistre une perte de 193 millions d'euros en 2001 (242 millions d'euros en 2000), pour un chiffre d'affaires de 807 M EUR (1,1 md EUR en 2000), annonce la société. "Ces résultats sont dus à la décision de mettre en place des provisions rendues nécessaires par l'effondrement rapide du marché mondial au cours des derniers mois et par l'impact sur l'activité de la société, de l'incident survenu lors du dixième tir du lanceur Ariane-5" le vol 142 en juillet 2001 explique Arianespace. Cette perte de 193 M EUR en 2001 est supérieure aux prévisions du PDG d'Arianespace Jean-Marie Luton qui tablait au début de l'année sur une perte de 50 M EUR pour 2001. Depuis le début de l' année, elle a remporté six des sept contrats de lancement de satellites ouverts à la compétition, avec la signature récente des contrats de lancement concernant les satellites DIRECTV-7S, iPSTAR-1 et STAR ONE C1. Avec la signature de ces trois derniers contrats, le carnet de commandes d'Arianespace est de 37 satellites à mettre sur orbite, et neuf véhicules de transfert automatiques (ATV) à emporter en direction de la Station spatiale internationale (ISS).

"Le marché des satellites se réduit", observe Jean-Marie Luton, Pdg d'Arianespace, les trois années qui viennent vont être critiques". "Il y a un ralentissement très net des nouvelles initiatives dû à une rationalisation des activités des opérateurs de satellites au travers de fusions comme celle de SES Global avec Americom". L'opérateur luxembourgeois de satellite SES Global a repris en novembre 2001 100% du capital de GE American Communications (Americom), devenant ainsi le premier opérateur satellite mondial.
Ce repli du marché intervient au moment où de nouveaux lanceurs entrent en lice, notamment les fusées Delta-4 de Boeing et Atlas-5 de l'américain ILS (International Launch Services). ILS, le grand rival d'Arianespace, associe le constructeur Lockheed-Martin aux Russes Khrunichev et RSC Energia, et exploite les fusées Atlas à partir des Etats-Unis, et les Proton russes, depuis le centre spatial de Baïkonour, au Kazakhstan.
Les lanceurs russes ont l'avantage de présenter des coûts de production beaucoup moins élevés que ceux des lanceurs occidentaux, en raison notamment du prix de la main d'oeuvre. Et les lanceurs américains ont accès à un marché gouvernemental important, ce qui permet des coûts marginaux sur les lancements commerciaux.
"70% du plan de charge de nos concurrents américains est assuré par des programmes gouvernementaux contre 10% seulement en Europe", a souligné M. Luton, en souhaitant que les Européens puissent également profiter d'un marché gouvernemental.

8 novembre, Arianespace signe son 250 eme contrat depuis sa création avec la compagnie de télécommunication indienne PT Telekomunikasi Indonesia afin de lancer le satellite TELKOM-2 fin 2004. C' est le 11 eme contrat Arianespace signé cette année.

11 décembre, le premier lancement de la version "10 tonnes" d'Ariane 5 est un échec (V157), un défaut dans le système de refroidissement ayant "déchiré" la tuyère et amené le lanceur sur une mauvaise trajectoire. La perte est énorme, outre le lanceur, ce sont deux satellites qui sont détruits, Eutelsat et le satellite expérimental du CNES Stentor.

2003, au 1er janvier, Arianespace change son organigramme.

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ORGANIGRAMME ARIANESPACE
Jean-Marie LUTON né en 1942 près de Clermont-Ferrand France. Ancien du CNES, il est CEO (Directeur général) en 1997 avant d'âtre PDG en juin 2002.
Jean Yves LeGall est né en 1949 à Marseille. Nommé CEO (directeur général) en juin 2002, il vient du CNRS et du CNES.
Françoise Bouzitat devient secrétaire général d' Arianespace en septembre 1993. Elle vient d' IFREMER et du CNES.
Edouard Perez Senior vice président (engineering)
Philippe Berterottière vice président senior (ventes marketing et programmes)
Jean Max Puech vice président (stratégie)
Jean-Marcel Agasse vice président (opérations)
Eric Dautriat vice président (développement Ariane)
Claude Septfons vice président (qualité)
Giorgio Cappa vice président (plannification et contrôle)

Janvier, Arianespace en accord avec l'ESA décide d'annuler la mission Rosetta qu'une Ariane 5 devait envoyer vers un astéroide. Le rapport d'enquête du V157 même si il dédouane" la version de base du lanceur met le doute aux responsable quand à la finalité de la mission et d'un éventuel second échec.