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Comme pour les lanceurs conventionnels plus puissants, des compagnies
privées ont présenté des projets de lanceurs légers, souvent avec le
soutien et un financement de l'USAF. Ce phénomène s'est développé à
partir des années 1980 quand la navette devait par ses nombreuses
missions abaisser le coût de l'accès à l'espace. Le premier projet
privée est celui de l'OTRAG à la fin des années 1970 qui sera
abandonné au milieu des années 1980 . Space Services Inc est la
première société US à proposer un lanceur privée à propergol
liquide Percheron.
L'accident de la navette
Challenger en 1986 va donner un souffle nouveau à l'industrie privée.
Immobilisé pendant deux ans, le Shuttle ne reprend ses missions qu'à
un rythme lent. Les difficultés budgétaires (coût d'un vol estimé à
350 millions $), les impératifs de sécurité, la longueur des remise
en état après chaque vols limitent le marché du STS à 8-10 vols par
an au maximum. Sous l'impulsion de l'USAF, le développement des
lanceurs conventionnels est relancé à partir de 1988, pour pallier la
déficience du Shuttle. Les missions prioritaires du DoD prenant tous
les créneau disponibles, les charges commerciales se retournent d'une
part vers Ariane, le lanceur européen et vers l'industrie privée.
Ainsi Space Services Inc après l'échec de son Percheron propose
Conestoga, American Rocket Cie le ILV-1, E Prime Aerospace Corp le Astra
B et Orbital Science Corp le lanceur aéroporté Pegasus.
Pegasus
est le premier lanceur aéroporté. Développé
à partir de 1987 par OSC et Hercules (maintenant Alliant Techsystem) il peut placer 200 kg en LEO. Sa particularité est
d'être lancé par un avion à 12 000 m d'altitude et une vitesse de M
0,8. La version originelle est lancé pour la première fois en avril
1990. une version XL est testé en 1994 avec plus ou moins de succès.
Pegasus avec un étage de base dérivé du Peacekeeper devient Taurus.
Il est testé pour la première fois en 1994, depuis les installations
de Vandenberg en Californie. Minotor
est le dernier née de la
famille Orbital Sciences Corporation. Deux lancements réalisé en 2000
avec des charges scientifiques. E
Prime Aerospace Corp propose en 1987 la gamme des lanceurs Eagle,
développés à partir des étages du missile Peacekeeper. Eagle sera
lancé depuis l'île de l'Ascension et Vandenberg AFB. 4 versions sont
proposées: Eagle à deux étages à poudre et un étage supérieur
liquide capable de placer 1350 kh en LEO, Eagle S1 capable de placer
2700 kg en LEO et 935 kg en GTO, Eagle S3 (4500 kg en LEO et 2500 kg en
SSO et Eagle S4, un Eagle S3 à trois étages solides et un étage
supérieur rallumable en vol.
En novembre 1988, E Prime lance la première fusée commerciale du cap
Canaveral. Loft 1, une mini-fusée suborbitale emporte 15 kg de charges
utiles, des expériences en micro gravité lors d'un vol balistique.
C'est le début des opérations de lancement commerciale aux USA. En
1990, le missile Peacekeeper est inclut dans les accords de réduction
des armes nucléaire START, ce qui interdit à la compagnie de
l'utiliser comme lanceur. En 1998, EPAC, en utilisant la technologie de
base du Peacekeeper change son lanceur et développe le moteur ESM -9.
L'année d'après, EPAC termine la commercialisation de son lanceur
dérivé du missile Peacekeeper.
EER Systems Corporation a
racheté SSI en 1990 pour poursuivre le développement des lanceurs
Conestoga. L'échec de octobre 1995 a compromis l'avenir de
l'entreprise.
Lockeed martin Missile
& Space Co développe sa famille des LMLV, LM Launch Vehicle. Basé
sur le moteur Castor 4A et Orbus 21D, le premier LMLV est un échec en
1995. Une version LMLV 2 avec un 4eme étage vole trois fois avant que
le programme soit abandonné, faute de clients.
CTA
Inc avait en projet un lanceur léger Orbex 7E avec comme premier étage
un Castor 4A XL et comme étage supérieur des orbus 7S. Il n'y aura pas
de suite.
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Aquila était un projet
original qui utilisait des propergols à poudre et liquide (LOX) Des
essais sont menés entre 1986 et 1993. American
Rocket Cie, Amroc, prévoyait deux versions Aquila 21 et 31. Aquila
21 utilisait deux H-1800 latéraux et un en corps central pour
l'étage de base, un Orbus 21 comme second étage et un Amroc U-75
comme étage supérieur. Aquila 31 utilisait trois H-1800 en strap
comme étage de base.
Le H-1800 a une poussée de 100 tonnes. La tuyère est piloté par
injection d'oxygène liquide dans le flux des gaz chaud. Chaque
H-1800 pèse 37 tonnes avec 10 tonnes de poudre et 22 tonnes de
LOX. Le moteur H-75 est hybride utilisant de la poudre et de
l'azote comme comburant. Aquila peut placer 900 kg en LEO depuis
la base de Vandenberg. Le premier vol était prévu pour 1995. Un
essai de moteur H-1800 est un échec en 1988. Le projet à été
abandonné en 1995. |
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K1 est un lanceur à
deux étages réutilisable développé par Lisler Aerospace Corp.
La capacité de lancement est de 4600 kg en LEO et 1250 en SSO.
Chaque étage est récupérable par parachutes et airbags. Le
premier étage est baptisé LAP, Launch Assist Platform, le second
OV, Orbital vehicle. Au sommet la coiffe avec la charge utile. K1
doit être lancé de la base de Womera en Australie et du Nevada
Test Site aux USA.
Chaque étage est à propergols liquide (RP1 et LOX) alimentant un
moteur dérivé du russe NK33 et 34 |
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Le lanceur BA2
était
développé par Andrew Beal Aerospace Technologies pour les
lancements commerciaux, 5800 kg en GTO. Il utilisait des moteurs à
propergols liquide (RP1 et LOX) et devait être lancé depuis l'île
de Sombrero, dans les Caraibes à partire de 2001. Le projet a
été
abandonné après les essais des second et troisième étage.
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LA FUSEE DE TRUAX
Au début des années
1980, Robert Truax, ingénieur en fusée à la retraite (US NAval Rocket
Center) a fabriqué son lanceur spatial capable d'amener un homme ou une
femme dans l'espace avant d'être récupéré par parachute. Sa
société Project Private Enterprise est basé chez lui à Saratoga
Spring dans l'état de New York. R Truax avait proposé dans les années
1960, un gros lanceur Sea Dragon, capable de placer 550 tonnes en LEO. |
 
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La
fusée Truax, Volksrocket, réalisé en aluminium, mesure 7,3 m de haut, 63 cm
de diamètre pour une masse de 1400 kg. La capsule récupérable est
pressurisée et calorifugée. A bord on trouve les commandes d'arrêt des
moteurs, l'éjection de la cabine, les caméras TV, les contrôle d'oxygène,
radio. trois fenêtres dont une devant permet à l'occupant de voir la terre
depuis 100 km. |
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La
fusée est équipée de 4 moteurs Rocketdyne LR01 alimentés par du RP1 et du
LOX fournissant 454 kg de poussée chacun. pas de turbopompe, le propergol est
envoyé dans la chambre à combustion par de l'hélium stocké dans une sphère
sous 225 atm à -155°C. Une
première fusée est fabriqué pour les essais au sol sur l'aéroport de Fremont
près de San Fransisco. Robert Truax a aussi
fabriqué des fusées pour les cascades de son ami Evel K Nievel. |
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Space Transportation Cie
Spacetran, dirrigée par
le Dr Klaus Heiss présentait en 1982 son projet de financement de la construction
d'une 5eme navette US, à l'occasion de la conférence du 13 août 1982
à Vienne, intitulée "Espace privée" dans le cadre de
Unispace 1982.
Spacetran proposait de "financer" tout autre capacité de lancement nécessaire
pour satisfaire les besoins des utilisateurs commerciaux et étrangers de la
navette. Le financement de cette opération était estimé à 1 milliards $. Mais
des études de marchée réalisées par la firme montraient que la demande
potentielle d'utilisation du Shuttle pour les usages commerciaux et étrangers
était d'environ 20 à 25% du marché total de la navette, ce qui correspondait précisément
à la capacité que fournirait cette 5eme navette, 20 à 25% de la capacité
totale des Shuttle.
L'idée
intéressait la NASA, Spacetran avait de solides fonds auprès de banques New
Yorkaises, mais il s'est avéré qu'une 5eme navette ne serait pas utile, car la
proportion des vols du DoD dans les missions STS était tombée par 25%, au lieu de
50.
Spacetran a depuis laissé
tomber cette idée et s'en est retourné vers Martin Marrieta, passant un accord
pour l'exploitation commerciale des lanceurs Titan 3. Pacific
American Launch Systems Inc La
PALS, avec Gary Hudson à sa tête, le même qui avait étudié le projet
Percheron proposait une fusée réutilisable, baptisée "Phoenix". Elle
est équipée de 24 moteurs à propergols liquides et capable de lancer en
orbite GEO des charges de 2200 à 4500 kg, après rendez-vous et ravitaillement
automatique sur orbite basse. Hudson espèrait parvenir à un coût de 1 millions
$ par vol. Satellite
Propulsion Inc C'est
une société regroupant d'anciens ingénieurs du JPL et d'Aerojet. Leur but est
de réaliser des véhicules classiques, issues de la technologie existantes,
mais moins chère que ceux disponible. La NASA a prévu de leur ouvrir ses
portes en donnant des informations sur les lanceurs Delta, Scout et Minuteman.
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